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Le piège tendu des Coyotes

Claude Julien ne souhaite pas voir le CH être la première victime de l'Arizona en temps réglementaire cette saison

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BROSSARD - Le mot piège n'a pas été prononcé par un journaliste. Il est venu de la bouche d'un joueur. C'est dire combien on craint chez les Canadiens de Montréal le duel contre les infortunés Coyotes de l'Arizona au Centre Bell, jeudi (19h30 HE; RDS, TSN, FS-A).

« Nous devrons être extrêmement prêts pour ce match, sinon davantage (sic) », a insisté mercredi le joueur de centre Phillip Danault -- celui qui a évoqué le piège que représentent les Coyotes.

Confrontés à la pire équipe de la LNH, les Canadiens n'ont effectivement pas le droit à l'erreur. Ils ne peuvent absolument pas se permettre d'échapper un des deux points de classement à l'enjeu.

Les Coyotes (2-15-3) totalisent sept points après 20 matchs. Les Canadiens (8-9-2) en ont 18 en 19 rencontres et on trouve que ça va mal. Imaginez…

Les Coyotes n'ont pas encore savouré de victoire en temps réglementaire. Leurs deux gains ont été acquis en prolongation -- à Philadelphie -- et aux tirs de barrage -- à domicile contre les Hurricanes de la Caroline.

L'entraîneur Claude Julien a relevé le fait aux journalistes. Parions qu'il va le partager avec ses troupiers avant la rencontre no 5 du plus long séjour au Centre Bell de l'équipe cette saison.

« Ils (les Coyotes) se présentent à Montréal en n'ayant absolument rien à perdre parce qu'ils n'ont pas encore gagné en temps réglementaire. »

« Le match doit revêtir une plus grande importance pour nous que pour eux qui tentent de remporter un premier match en temps réglementaire. Nous devons aborder la rencontre de cette façon. »

Julien a en outre fait appel au sens du devoir de ses troupiers en disant souhaiter les voir afficher la maturité nécessaire.

Samedi, contre la pire équipe de l'Association Est, les Sabres de Buffalo, le Tricolore a tout juste fait ce qu'il fallait pour l'emporter 2-1 en prolongation.

Deslauriers rappelé

Comme le CH sera de nouveau privé d'Artturi Lehkonen, absent pour une période de temps indéterminée pour une blessure au bas du corps et que le vétéran Torrey Mitchell est malade et ne sera pas à son poste, le CH a rappelé l'attaquant Nicolas Deslauriers du Rocket de Laval mercredi, . Mardi, Julien a dû composer avec une formation à 11 attaquants et sept défenseurs parce qu'on a été pris au dépourvu par la maladie de Mitchell.

Deslauriers a récolté trois buts et deux passes en 14 matchs avec le Rocket cette saison.

Mercredi, le capitaine Max Pacioretty a été exempté de la séance d'entraînement afin de recevoir des soins thérapeutiques. Pacioretty devrait être à son poste face aux Coyotes, nous a-t-on dit.

Julien a confirmé que Charlie Lindgren va effectuer son sixième départ d'affilée devant le filet.

Drouin et la prolongation

Julien a été invité à expliquer la philosophie sous-jacente à sa décision d'entreprendre les périodes de prolongation avec les attaquants Tomas Plekanec et Paul Byron plutôt qu'avec Jonathan Drouin et Max Pacioretty, à titre d'exemple. On juge qu'il préconise une approche trop conservatrice. Voici ce qu'il avait à répondre :

« Je n'ai pas réellement à expliquer les décisions que je prends, mais je vais le faire », a-t-il d'abord réagi au lendemain de la défaite de 2-1 encaissée en surtemps contre les Blue Jackets de Columbus. « C'est du 'coaching'. Stratégie défensive? Non, a-t-il ensuite corrigé. Quand vous faites confiance au no 41, il est pas mal bon pour nous. Il marque des buts. Plekanec et lui ont une belle cohésion ensemble, mais en même temps vous voulez essayer de museler les meilleurs joueurs adverses.

« Je n'ai pas le sentiment actuellement que quelques-uns de nos meilleurs joueurs à l'attaque peuvent être efficaces sur toute la longueur de la patinoire. Je fais donc des jumelages en conséquence. Pacioretty est notre meilleur buteur et il joue avec Phillip Danault. Drouin et Alex Galchenyuk étaient les suivants. Ce sont les duos que nous avons formés, mais nous ne nous sommes pas rendus jusqu'à Drouin et à Galchenyuk.

« Aurait-on mis en doute ma décision si j'avais commencé la prolongation avec Drouin et Galchenyuk et que les Blue Jackets avaient marqué aussitôt? », a-t-il questionné à son tour. « M'aurait-on demandé pour quelles raisons je n'avais pas commencé la prolongation avec des joueurs plus fiables? C'est ma stratégie et ma façon de voir les choses. Ça ne donne pas de mauvais résultats jusqu'à maintenant parce que nous montrons un dossier de 2-2 en prolongation cette saison. »

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