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Le Panthéon de la Renommée souligne le centenaire du Canadien de Montréal

LNH.com @NHL

TORONTO - Yvan Cournoyer a choisi de replonger dans ses plus beaux souvenirs de hockeyeur quelques jours avant de mettre les pieds au Panthéon de la renommée du hockey, où un week-end fort occupé l'attend.

Le flamboyant ailier droit du Canadien de Montréal devait s'envoler vers Toronto mais il a plutôt choisi un autre moyen de transport. Cournoyer et son épouse ont voyagé par train et se sont présentés à la réception de l'hôtel Royal York, comme lui et ses coéquipiers avaient l'habitude de le faire pendant sa carrière.

Pour Cournoyer, il n'y avait pas meilleure façon de donner le coup d'envoi à un week-end qui permettra de faire revivre les façons de faire d'époques passées.

"Ce sont de beaux souvenirs, a admis Cournoyer. J'étais moins nerveux à l'idée de me présenter ici cette semaine que lorsque j'avais 20 ans et que je m'apprêtais à affronter Toronto."

Cournoyer était accompagné de Larry Robinson, Serge Savard et Frank Mahovlich, trois anciens coéquipiers au début des années 70, pour le dévoilement d'une exposition visant à commémorer le centenaire de l'équipe. L'exposition sera ouverte au public pendant les deux prochains mois.

Ces quatre légendes du hockey font partie d'un groupe de 44 anciens joueurs du Canadien ayant été admis au Panthéon de la renommée, et portaient les couleurs du Tricolore lorsque l'équipe a gagné la Coupe Stanley en 1972-1973.

Assis côte à côte devant les reporters, ils multipliaient les anecdotes mais aussi les blagues. Cournoyer, qui a fait graver son nom en dix occasions sur le précieux trophée, s'est remémoré l'arrivée de Mahovlich, en 1971, après des séjours à Toronto et à Detroit.

"Nous avons dû lui montrer ce qu'il fallait faire pour gagner!", a lancé Cournoyer, vainqueur du trophée Conn-Smythe au printemps de 1973.

Aucune équipe dans l'histoire de la LNH n'a triomphé autant ou aussi souvent que le Canadien.

L'exposition effleure chacune des époques de la glorieuse histoire du Tricolore. On peut y voir le contrat de Joe Hall en 1918-1919 (qui lui rapportait 700$), la rondelle avec laquelle Maurice Richard a marqué le 500e but de sa carrière et la tuque que portait José Théodore lors du fameux match joué à l'extérieur, au stade Commonwealth d'Edmonton, en 2003.

Bref, l'exposition permet de rendre un bel hommage à l'aînée des équipes de hockey au monde.

"Je continue de croire que nous avons le meilleur temple de la renommée de tous les sports, a déclaré Robinson. C'est un événement absolument emballant parce que 100 ans, c'est très long... C'est merveilleux de voir que le Panthéon ait organisé une exposition spéciale pour nous."

Mahovlich se souvenait que les Maple Leafs comptaient plus de conquêtes de la Coupe Stanley, dans les années 60, que le Canadien. Mais cette suprématie torontoise a été renversée au fil de la décennie suivante et Mahovlich a rapidement compris pourquoi, grâce à son séjour avec l'équipe montréalaise.

"Plus que tout, ils voulaient gagner et je pense que tout commence avec les dirigeants, a-t-il estimé. L'équipe était gérée de façon efficace. Je n'ai jamais perçu à Toronto ce que j'ai ressenti à Montréal. On aurait dit qu'ils s'occupaient beaucoup mieux de chaque détail."

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