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Le DG des Blues ne souhaite pas acquérir des joueurs de location

Armstrong adopte une approche différente à l'approche de la date limite des transactions

par Mike Zeisberger @zeisberger / Journaliste NHL.com

Nous avons maintenant dépassé la moitié de la saison 2017-18 et la date limite des transactions dans la LNH arrive dans moins de six semaines, le 26 février. Dans cette optique, NHL.com rencontre cette semaine les plus grands noms du hockey. Aujourd'hui, le directeur général des Blues de St. Louis discute de son approche en vue de la date limite des transactions, mais il ne désire pas faire l'acquisition d'un joueur de location.

TORONTO - Il y a une saison, le directeur général des Blues de St. Louis Doug Armstrong était vendeur à la date limite des transactions de la LNH, lui qui essayait d'échanger le défenseur Kevin Shattenkirk, qui devenait joueur autonome sans compensation le 1er juillet.

En testant le marché, Armstrong a tenté de convaincre ses confrères DG de la grande valeur d'un joueur de location comme Shattenkirk.

Tout pour faire augmenter le prix de vente.

Ça a fonctionné. Le 27 février, il a envoyé Shattenkirk aux Capitals de Washington en retour de deux joueurs, un choix de premier tour au Repêchage 2017 de la LNH et des choix au repêchage conditionnels.

Aujourd'hui, alors que son équipe est à deux points du sommet de la section Centrale, Armstrong est un acheteur avide qui ne veut rien savoir des joueurs de location.

Vous voyez l'ironie? Armstrong, lui, oui.

« Je comprends de quoi ça a l'air, a dit Armstrong. Mais il y a une logique derrière notre approche cette année. »

« Je ne nous vois pas être actifs sur le marché des locations. Cela dit, tout peut changer avec le bon appel et un scénario dans lequel les éléments que nous laissons aller nous conviennent. Mais acquérir un joueur pour six semaines en espérant faire un bout de chemin en séries éliminatoires, les équipes qui l'ont fait récemment n'ont pas vraiment connu de succès. »

« J'aimerais faire une transaction, particulièrement si nous obtenons un joueur comme [le défenseur] Jay Bouwmeester il y a quelques années. Un joueur que tu obtiens pour une ou deux années de séries éliminatoires. »

Quand les Blues ont fait l'acquisition de Bouwmeester dans un échange avec les Flames de Calgary en retour de deux joueurs et un choix de premier tour au Repêchage 2013 de la LNH, le 1er avril 2013, le défenseur écoulait la quatrième année d'une entente de cinq ans d'une valeur de 33,4 millions de dollars. Les Blues ont prolongé son contrat de cinq ans le 1er août 2013.

« Un autre exemple est la façon dont [le DG des Penguins de Pittsburgh] Jimmy Rutherford a acquis Phil Kessel des Maple Leafs de Toronto il y a quelques années, a expliqué Armstrong. C'était pendant la saison morte et il restait encore beaucoup d'années à son contrat, donc il l'avait pour un bon bout de temps. »

« Quand tu fais des transactions pour des joueurs de location, tu dois te dire qu'une seule équipe gagnera la Coupe Stanley et tu veux connaître un long printemps. Je dirais que nous allons être impliqués dans des discussions pour des joueurs qui feront partie de notre camp d'entraînement l'été prochain. »

Plus tôt cette semaine, Rutherford a prédit que le prix demandé pour des joueurs en vue de la date limite augmenterait et resterait ensuite stable. Armstrong n'est pas nécessairement d'accord.

« Je vois les prix être élevés, mais je ne pense pas que les équipes obtiendront ce qu'elles veulent au final, a-t-il soumis. Ça me rappelle la plupart des années où tu es vendeur, tu commences avec un certain prix et tu bouges rapidement si tu l'obtiens. Je pense qu'il y aura du mouvement, mais je ne suis pas certain que les prix resteront ce que les équipes demandent. »

« Et je sais que si c'est le cas, nous ne serons pas de la partie. »

Alors que Armstrong analyse ses options en vue de la date limite des transactions, il a pris le temps de discuter de plusieurs sujets avec NHL.com.

À propos de l'échange de Shattenkirk aux Capitals, en février dernier, en retour des attaquants Zach Sanford, Brad Malone, un choix de premier tour au Repêchage 2017 de la LNH et des choix conditionnels au repêchage.

« C'était intéressant, car nous avions une transaction en place avec une équipe l'été d'avant à condition qu'il signe un contrat avec elle. Il n'était pas complètement à l'aise avec cela. Nous avons ensuite eu une autre occasion, tôt en février, mais il n'était pas à l'aise non plus. J'ai évidemment respecté la position de Kevin. Il avait joué longtemps et il allait devenir joueur autonome et il voulait voir ses options. Nous avions discuté de le garder avec nous également. Ce que je respectais de Kevin, c'est que ce n'était pas une question d'argent. Nous avons [les défenseurs] Colton Parayko et Alex Pietrangelo. Il voulait une meilleure occasion pour élargir son jeu et ça n'arriverait pas avec nous. »

« Je sentais qu'il y aurait un marché propre à lui. Je sentais qu'il y aurait une offre plus élevée si je pouvais trouver le bon endroit où il pourrait signer une prolongation de contrat. La valeur augmenterait certainement. Lorsque les choses n'ont pas fonctionné avec la deuxième équipe, nous avons compris qu'il serait un joueur de location et nous sommes ajustés en conséquence. »

À propos d'avoir atteint la demi-finale de l'Association de l'Ouest la saison dernière en dépit d'avoir été vendeurs à la date limite des transactions.

« Évidemment, ça a très bien fonctionné pour atteindre les séries. Nous savions que nous étions solides à la ligne bleue avec Parayko et Pietrangelo. Kevin nous a manqué sur l'avantage numérique. Je pense qu'il est le meilleur défenseur droitier dans la Ligue lors des attaques à cinq. Ce sont des joueurs difficiles à remplacer. Nous sentions que notre jeu à cinq contre cinq resterait bon, car nous savions que nous avions des joueurs qui pouvaient faire le travail. C'était génial d'atteindre le deuxième tour. Nous ne sommes pas heureux de ne pas nous être rendus plus loin, mais nous sommes contents d'avoir fait les séries. »

Sur comment il pense que l'augmentation prévue du plafond salarial pourrait affecter le marché des transactions.

« Je pense que ce que l'on constate, c'est qu'il s'agit d'une ligue où le développement est primordial. Tu dois absolument avoir de jeunes espoirs dans un système avec plafond salarial. Cette année, ils parlent de voir le plafond augmenter comme il y a trois ou quatre ans. C'est un énorme pas. Dans les dernières années, il n'a augmenté que d'un million de dollars, mais cette fois on parle de quatre millions. C'est une grosse augmentation. Tu peux te permettre d'être plus agressif avec les joueurs, mais je pense quand même que c'est une ligue où tu dois développer. »

À propos de sa prolongation de contrat de quatre ans signée en décembre.

« En parlant avec le groupe de propriétaires, je sentais que ça se concrétiserait. Je dois avouer que je n'étais pas vraiment inquiet. J'ai dit ceci à plusieurs personnes, dont M. Stillman [Michael, le propriétaire des Blues], à de nombreuses occasions : "si tu es le seul à vouloir me donner le poste, tu as ta réponse, tu ne devrais probablement pas me le donner". J'étais à l'aise d'avoir travaillé assez fort dans la LNH et que, dans tous les cas, je me trouverais quelque chose. J'avais bon espoir que l'entente serait conclue avec St. Louis et ça ne m'inquiétait pas vraiment. »

Au sujet de la passation du flambeau de la vieille garde comme Alex Steen et Bouwmeester à des joueurs plus jeunes comme Parayko et Jaden Schwartz.

« Le crédit revient à mes prédécesseurs. Il y a une ambiance de famille à St. Louis. L'une des personnes qui ont représenté le plus cet esprit est David Backes. Il a tellement donné avec Alex Pietrangelo. Même s'il n'allait peut-être pas être ici, David s'est assuré qu'Alex soit un professionnel, qu'il comprenne la Ligue et qu'il développe son leadership. Troy Brouwer a été avec nous pour une courte période de temps, mais il a grandement aidé des gars comme Robby Fabbri. Actuellement, nous avons des gars comme Alex Steen, Paul Stastny et Jay Bouwmeester qui tirent beaucoup de fierté à aider notre groupe de jeunes joueurs. Ils sont des joueurs importants pour nous, mais ils s'assurent que les Jaden Schwartz, Vladimir Tarasenko et Parayko soient pris en charge. Maintenant, nous avons des joueurs encore plus jeunes qui se développent comme Robby Fabbri. Ils préparent la prochaine génération et c'est quelque chose qu'on ne voit pas dans toutes les organisations. C'est quelque chose que j'ai appris à St. Louis et dont nous tirons beaucoup de fierté. »

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