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Le changement d'entraîneurs des Predators vise les joueurs

Les gardiens et les unités spéciales devront s'améliorer si Nashville veut participer aux séries

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Journaliste NHL.com

Le changement d'entraîneur des Predators de Nashville n'a rien à voir avec les entraîneurs. 

« Ce n'est pas eux, a affirmé le directeur général David Poile, mardi. Ce sont nos joueurs. Ils doivent se décider à jouer de la façon dont ils sont capables. » 

Poile a lancé un sérieux message en renvoyant l'entraîneur-chef Peter Laviolette et l'entraîneur associé Kevin McCarthy lundi et en embauchant John Hynes mardi. Il espère secouer les troupes afin que les Predators se qualifient pour les séries éliminatoires. 

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Poile en vient rarement à ce genre de décision. Il n'a employé que trois entraîneurs en 15 saisons à titre de directeur général des Capitals de Washington de 1982 à 1997, effectuant un changement de pilote durant une saison à deux occasions seulement. Puis, en 20 ans de règne aux commandes des Predators, il n'a côtoyé que deux entraîneurs et n'avait jamais fait de changement en cours de saison.

Poile n'achète pas l'idée qu'on doit absolument changer d'entraîneur au bout d'un certain temps. À preuve, Laviolette est resté à Nashville (2014-20) plus longtemps qu'il ne l'a été avec les Islanders de New York (2001-03), les Hurricanes de la Caroline (2003-09) ou les Flyers de Philadelphie (2010-13). 

 « Je n'aime pas faire cela, a dit Poile. Je ne pense jamais que c'est le problème d'une seule personne. »

Alors quel était le problème, et pourquoi ç'a été la solution?

Les Predators ont atteint des sommets qu'ils n'avaient jamais atteints sous les ordres de Laviolette. Ils se sont rendus en Finale de la Coupe Stanley pour la première fois de leur histoire en 2017, ont raflé le titre de la section Centrale en 2017-18 et la saison dernière. 

Les attentes ont grimpé sans cesse.

Ils ont plié l'échine en deuxième ronde en 2017-18 et en première ronde la saison dernière, et ils sont pour l'instant écartés du portrait des séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour l'année en cours, accusant cinq points de retard sur la deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries dans l'Association de l'Ouest avant leur duel face aux Bruins de Boston, mardi (20 h HE; ESPN+, FS-TN, NESN, NHL.TV).

« Personnellement, c'est l'année la plus difficile que j'ai vécue, car nous ne sommes pas en mesure de répondre aux attentes », a expliqué Poile.

Les Predators font bien à 5-contre-5, pointant au troisième rang de la LNH pour les buts marqués (103) et au sixième pour le pourcentage de tirs tentés (52,5). Leur moyenne de buts marqués par matchs de 3,44 est la sixième meilleure du circuit.

Mais les unités spéciales éprouvent des difficultés. L'avantage numérique prend le 23e rang (16,8 pour cent) et l'infériorité numérique est 29e (74,0 pour cent). Les gardiens ne sont pas non plus à la hauteur. Leur pourcentage d'arrêts à 5-contre-5 (91,6 pour cent) les place au 17e échelon et leur moyenne de buts alloués par match (3,27) est bonne pour la 24e place. 

Poile affirme que ses joueurs ont fait preuve d'inconstance et de manque de concentration menant à des erreurs à de mauvais moments. Outre le défenseur Roman Josi, qui mène les Predators avec 44 points (14 buts, 30 passes), leurs meilleurs joueurs sous-performent. 

Video: ARI@NSH: Josi fait mouche de la pointe

« Tout part de vos meilleurs joueurs, et nos meilleurs joueurs n'ont pas été les meilleurs. Ils doivent remédier à la situation si nous voulons avoir du succès », a relaté Poile. 

Hynes devra trouver des solutions, mais Poile semble plus concerné par l'attitude de son équipe que par le système de jeu utilisé. 

Poile dit avoir changé d'entraîneurs parce qu'il ne pouvait pas changer tous les joueurs. Il ne veut bien sûr pas changer tous les joueurs, car c'est lui qui a bâti cette équipe. Il croit en son équipe. Les joueurs peuvent maintenant repartir à neuf et tenter de réinitialiser leur état d'esprit. 

« Chaque question mène au même résultat pour moi, a mentionné Poile. Il était temps d'apporter un changement, il faut prendre une nouvelle direction. Si notre nouvel entraîneur désire modifier les trios, retrancher différents joueurs ou changer le système de jeu, c'est son travail. Les choses ne tournaient pas rond pour nous, c'est le temps de tenter quelque chose de différent. »

Il y a un historique derrière les changements d'entraîneurs qui n'avaient pas atteint leur but ultime. Les Penguins de Pittsburgh ont gagné la Coupe Stanley en 2009 après que Dan Bylsma eut remplacé Michel Therrien. Les Kings de Los Angeles ont également remporté les honneurs en 2012 à la suite du remplacement de Terry Murray par Darryl Sutter. Les Penguins ont refait le coup en 2016 après avoir remplacé Mike Johnston par Mike Sullivan. Puis, on se rappelle tous que les Blues ont soulevé le prestigieux trophée la saison dernière alors que Craig Berube a remplacé Mike Yeo à St. Louis. 

Il faut se remémorer toutefois que les Blues n'ont pas renversé la vapeur immédiatement après le changement d'entraîneur. Ils l'ont fait lorsqu'ils ont changé de gardien de but. Jordan Binnington est devenu brillant et les Blues ont retrouvé leur rythme. 

Video: NSH@DAL: Rinne capte la rondelle au vol

Les Predators ont le potentiel de retrouver le chemin du succès. S'ils parviennent à se qualifier pour les séries, c'est qu'ils auront joué leur meilleur hockey. Mais ils auront besoin de plus de leurs gardiens Pekka Rinne et Juuse Saros. Ils auront besoin de plus de leurs attaquants, en particulier de Mikael Granlund, Kyle Turris, Viktor Arvidsson, Nick Bonino et Ryan Johansen.

« Mon message pour les joueurs était que je suis le responsable du changement et que j'en prends toute responsabilité, a fait savoir Poile. Mais vous en tant que joueurs, vous devez prendre la responsabilité de ce qui se passe (sur la glace). »

Lorsque les directeurs généraux qui font rarement de changements d'entraîneurs en font un, ça devrait attirer l'attention.  

« C'est très décevant d'être ici aujourd'hui pour faire cela, et j'espère vraiment que… » a dit Poile d'une voix qui s'éteint. « Nous avons du temps, mais nous devons voir un changement. »

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