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Le CH et les Sens cherchent à se guérir de leur inconstance chronique

LNH.com @NHL

OTTAWA - Ce sont deux équipes cherchant à se guérir de leurs problèmes chroniques d'inconstance, le Canadien et les Sénateurs d'Ottawa, qui vont en venir aux prises à la Place Banque Scotia, jeudi. Les entraîneurs Guy Carbonneau et Craig Hartsburg mènent le même combat actuellement, soit celui d'amener leurs troupiers à offrir un effort soutenu et concerté pendant tout un match.

La situation n'est pas rose chez le Tricolore (10-5-2), qui a subi la défaite cinq fois dans ses sept derniers matchs (0-4-1). Elle est encore plus sombre du côté des Sénateurs, qui ont perdu leurs cinq dernières rencontres (0-4-1). Les Sens (6-9-3) occupent le dernier rang de l'Association Est, avec 15 points, soit le même total que les Panthers de la Floride (7-9-1) qui ont disputé un match de moins.

Comme si ça n'allait pas suffisamment mal, l'équipe d'Ottawa devra se tirer d'affaire au cours des prochaines semaines privée des services des attaquants Chris Neil et Mike Fisher, tous deux blessés au genou droit.

"Ça va être un match axé sur le travail, a prédit l'attaquant québécois des Sénateurs, Antoine Vermette. Ça va être notre approche, en tout cas. On va essayer de garder les choses simples, tout en mettant l'accent sur un bon échec-avant. Ce sont tous les détails qui vont faire la différence, en bout de ligne.

"Je suis persuadé que du côté du Canadien, on n'élaborera pas non plus un plan très créatif. On ne fera pas dans la dentelle, a-t-il opiné. Ça devrait donner un match où l'effort soutenu et collectif vont être à l'honneur."

Ça s'annonce effectivement être un duel serré, et à bas pointage, parce qu'on est dans l'attente du réveil des joueurs vedettes, de part et d'autre. Le Canadien n'a inscrit que six buts dans ses quatre dernières sorties; les Sénateurs cinq dans leurs cinq dernières.

Hartsburg a lancé dernièrement un appel aux trois gros canons des Sens: Jason Spezza, Dany Heatley et Daniel Alfredsson. Carbonneau a imité son homologue, mardi, à la suite de la défaite de 2-1 encaissée aux dépens des Hurricanes de la Caroline.

La méthode douce

Carbo, qui avait décoléré par rapport à la veille à Raleigh, a répété le message calmement, mercredi, après avoir résisté à la tentation de soumettre les joueurs à une séance d'entraînement punitive aux SensPlex. Il privilégie encore la méthode douce, mais on sent que sa patience arrive à la limite.

"Retirer un joueur de la formation ou le laisser sur le banc, je ne crois pas à ça, a-t-il affirmé. Je ne suis pas rendu-là, en tout cas. On parle aux joueurs, on essaie de presser sur les bons boutons. On espère que ça va fonctionner, que le déclic va finalement se faire."

Soulignant que le Canadien ne joue pas avec confiance, il a ajouté que les joueurs doivent arrêter de regarder autour d'eux, en se disant que "si un coéquipier ne fournit pas l'effort je peux faire la même chose".

"Je veux que les 'leaders' montrent la voie, qu'ils sautent sur la glace en se disant: 'Moi je vais travailler, suivez-moi', a-t-il déclaré. C'est ce qu'on a besoin dans le moment, que des joueurs jouent de gros matchs, l'air de dire aux autres: 'Regardez-moi et suivez-moi. Si vous me suivez, on va être correct'. C'est ce que je veux obtenir."

Interrogé sur le sujet, le capitaine Saku Koivu a dit que c'est l'affaire de tout le monde de se serrer les coudes, pas uniquement de quelques joueurs.

"On a beau livrer les plus beaux discours dans le vestiaire, c'est sur la glace qu'on doit agir tous ensemble", a-t-il résumé.

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