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Le CH en quête d'une 15e victoire de suite contre Toronto

Incommodés par la grippe, Alex Galchenyuk et Tomas Plekanec sont à leur poste pour les Canadiens

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BROSSARD - Les Maple Leafs de Toronto s'amènent en ville, et on a la vague impression que les Canadiens de Montréal auront fort à faire afin d'étirer à 15 leur séquence de succès contre eux, samedi, au Centre Bell (19 h HE; TVAS, CBC, NHLN-US). 

Les grands rivaux de longue date sont aux antipodes après avoir tous deux disputé quatre matchs cette saison. Auston Matthews et sa bande brillent de tous leurs feux à l'attaque tandis que Max Pacioretty et ses comparses sont en panne.

Avec comme résultat que les Maple Leafs ont trois victoires au compteur et que les Canadiens ont trois revers à leur dossier. 

« Il est tôt pour entrer en mode panique peu importe la raison, a affirmé l'entraîneur des Maple Leafs Mike Babcock, samedi matin. Il ne faut pas penser que vous êtes trop bons ou trop mauvais. Habituellement, vous vous trouvez quelque part entre les deux. »

Ce n'est en effet que le début du marathon dans la LNH et il en faut beaucoup plus pour que le gardien vedette du CH Carey Price se fasse du mauvais sang. 

« Nous ne sommes pas rendus au stade de hisser le drapeau blanc », a-t-il lancé sourire en coin, vendredi, à l'issue de la séance d'entraînement de l'équipe. 

« Nous sommes encore en rodage. Je ne suis pas préoccupé outre mesure », a-t-il renchéri.

Plekanec et Galchenyuk, douteux

Le Tricolore pourrait être privé des services des attaquants Tomas Plekanec et Alex Galchenyuk, qui sont affaiblis par des symptômes grippaux. On réévaluera leur cas avant le match.

L'équipe a par ailleurs rappelé le défenseur David Schlemko, qui avait été prêté au Rocket de Laval pour son match de vendredi, mais il ne sera pas en uniforme. 

Le CH a tiré souvent au filet au cours de ses quatre premières sorties, soit en moyenne 38,8 fois par match, mais il est incapable d'acheter un but. 

Bon dernier dans la LNH avec quatre buts, il va retrouver des rivaux qui dominent la ligue au chapitre de la moyenne des lancers par rencontre, (41,3) et des buts par match (5,5). Il aura intérêt à ne pas tenter de trop ouvrir le jeu parce que les jeunes Leafs seront prêts à sauter sur l'occasion.

« C'est une équipe qui a évidemment un très bon gardien et une bonne défensive, a déclaré Auston Matthews. Nous voulons jouer de manière simple et faire de notre mieux pour lui voiler la vue. Nous n'allons pas marquer sur le premier tir. Nous devrons saisir les retours et nous aurons besoin de gars devant le but. »

Jeu de puissance revampé 

Vendredi, l'entraîneur Claude Julien a revampé les unités en supériorité numérique, en plus de mettre à l'essai de nouvelles stratégies. L'attaque massive a été blanchie en 14 occasions jusqu'à maintenant. 

« Il faut trouver le moyen de marquer des buts, même si nous n'avons pas été nécessairement mauvais et que nos entrées de zone sont bonnes, a-t-il élaboré. Nous apportons des changements parce que nous pensons que ça va améliorer les choses. »   

Le défenseur Shea Weber a été muté du côté gauche à mi-chemin en zone offensive (à l'endroit où Alexander Ovechkin des Capitals de Washington décoche ses boulets de canon) afin qu'on puisse lui offrir plus de possibilités d'utiliser sa redoutable frappe. Le jeune Victor Mete était à sa droite, avec les attaquants Jonathan Drouin, Max Pacioretty et Artturi Lehkonen. La seconde unité était composée du défenseur Jeff Petry, entouré de quatre attaquants : Tomas Plekanec, Ales Hemsky, Charles Hudon et Paul Byron. 

« Il mérite de faire partie du jeu de puissance dans le moment. Sa rapidité lui permet de récupérer les rondelles libres et il ne craint pas d'aller devant le filet », a expliqué l'entraîneur au sujet de Byron. 

Weber a été limité à seulement deux tirs au but en supériorité numérique depuis le début de la saison. Le vétéran défenseur n'estime pas que les adversaires lui accordent une plus grande attention qu'à l'accoutumée. Il s'attribue plutôt une grande partie du blâme. 

« Je dois trouver les ouvertures. C'est ce que je fais depuis plusieurs années déjà. La bonne chose, c'est que nous avons plusieurs autres options pour créer de l'attaque. Ça n'a pas fonctionné encore. Au final, l'important n'est pas que je marque ou pas, mais que le jeu de puissance nous donne des buts. » 

Et s'il n'en procure pas, comme il l'a rajouté, au moins qu'il puisse redynamiser l'équipe. 

« C'est ce que nous avons fait au cours du dernier match (contre les Blackhawks de Chicago, mardi). Nous avons souvent dirigé la rondelle vers le but et nous avons eu une bonne présence devant le filet. Il a tout juste manqué un peu de finition ou une déviation. Si nous continuons dans cette voie, nous finirons par être récompensés. »   

Avec la collaboration de Guillaume Lepage

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