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Le Canadien sape trop d'énergie à se défendre à court de joueurs

LNH.com @NHL

MONTREAL - Le Canadien a de nouveau été parfait en infériorité numérique, jeudi. Mais, au bout du compte, il sape beaucoup d'énergie à se défendre à court de joueurs.

"Je me répète: on écope trop de pénalités", a soupiré le défenseur Roman Hamrlik, à bout de souffle après avoir passé 25:35 minutes sur la glace. "On cherche le trouble", a lancé quant à lui le joueur de centre, Scott Gomez.

"C'est une chose que d'être excellent en infériorité numérique. Nous ne sommes pas obligés de le prouver à chacun des matchs", a marmonné Gomez, du bout des lèvres.

"On joue avec le feu", a-t-il résumé.

"On se complique la tâche, a renchéri Mike Cammalleri. Je ne peux pas dire que nous aurions mérité un meilleur sort. Nous devons travailler plus fort et jouer mieux."

Le Tricolore a résisté à cinq attaques massives des Penguins, soit pendant huit minutes 47 secondes des 60 minutes de la rencontres. En retour, les champions en titre ne lui ont cédé que deux jeux de puissances, et le Canadien en a profité d'un. La situation qui perdure commence à irriter l'entraîneur Jacques Martin.

"Certains individus sont pénalisés trop souvent", a-t-il déclaré.

Martin pointait sans doute du doigt le jeune défenseur Ryan O'Byrne, qui a écopé deux pénalités en troisième période.

Le défenseur Josh Gorges a mentionné que l'essoufflement se fait ressentir au sein du groupe de spécialistes en infériorité.

Lee absout

Maxim Lapierre et Gomez, qui ont été impliqués sur la séquence du but refusé au CH en troisième période, ont absout l'arbitre Chris Lee de tout blâme.

"J'ai entendu le sifflet une fraction de seconde avant que Scott n'envoie la rondelle dans le but, a expliqué Lapierre. C'est malheureux parce que la rondelle n'a jamais été immobilisée. Il (l'arbitre) l'a perdue de vue, et il a fait entendre son sifflet."

Gomez a dit qu'on ne pouvait pas blâmer l'arbitre parce que "ça ne changerait rien" de toute façon.

"Il a pensé que la rondelle avait été immobilisée. Il a eu un doute cependant en voyant la rondelle dans le but. Pendant un moment, j'ai cru qu'il signalerait le but."

Dans un cas semblable, les arbitres n'ont pas à faire appel à la reprise vidéo afin de trancher. Ils peuvent même refuser un but sous prétexte qu'ils envisageaient de siffler.

Cammalleri a dit en terminant que des décisions du genre se produisent fréquemment en cours de saison et, qu'au bout d'une saison, tout s'égalise.

"Il n'y avait pas de frustration de notre part, sur le coup", a-t-il conclu.

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