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Le Canadien retire les chandails de 'Butch' Bouchard et d'Elmer Lach

LNH.com @NHL

MONTREAL - Le Canadien avait gardé le meilleur pour la fin, vendredi, à l'occasion des cérémonies marquant le 100e anniversaire de fondation du club, en retirant les chandails numéros 3 d'Emile "Butch" Bouchard et 16 d'Elmer Lach.

MM. Bouchard et Lach, âgés de 90 et 91 ans respectivement, ont marqué l'histoire de l'équipe dans les années 1940 et 1950. Mieux vaut tard que jamais, plusieurs observateurs diront que l'organisation du CH a réparé une injustice, en les honorant finalement.

On dit de "Butch" Bouchard qu'il a été le meilleur défenseur de son époque. Ayant amorcé sa carrière de 15 saisons en 1941, il a disputé 785 matchs dans l'uniforme tricolore, obtenant 49 buts et amassant 145 points, en plus de 863 minutes de pénalités. Admis au Temple de la renommée du hockey en 1966, il a remporté la Coupe Stanley à quatre reprises.

Pierre et Jean Bouchard, les deux fils de l'ancien capitaine du Canadien, ont appris la nouvelle jeudi après-midi, vers 17 h, de la bouche même de Pierre Boivin. Les deux fistons ont avisé leur mère, mais pas le principal intéressé, laissant le soin aux dirigeants de l'équipe de le faire.

"J'ai toujours cru que ça arriverait un jour, a déclaré Jean Bouchard dans les moments qui ont suivi la cérémonie. Je ne m'attendais pas à ce que ça se produise aujourd'hui, car je me disais que la soirée allait déjà être très remplie. Je pensais plutôt au 3 janvier, alors que le Canadien jouera à 3 heures (15 heures)."

Pour Jean Bouchard, ce geste du Canadien était un incontournable.

"J'ai toujours eu la profonde conviction que mon père méritait que l'on retire son chandail. J'ai parlé à d'anciens rivaux tels (Gordie) Howe, (Ted) Lindsay et (Milt) Schmidt qui ont tous reconnu son talent. Dans le contexte de l'époque, mon père était un monument, un phénomène, affirme-t-il. Je sais que mon père est très heureux, très soulagé, et surtout très content pour ses petits-enfants."

Jean Bouchard n'a pas oublié de dire un sincère merci aux dirigeants du Tricolore.

"Ils nous ont fait travailler, mais on a persévéré. C'est comme lorsque l'on veut gagner la coupe Stanley. Mais nous avions un champion à défendre."

Le Rocket : une voiture neuve

Lach, natif de la Saskatchewan, a également passé toute sa carrière chez le Canadien, avec lequel il a savouré trois conquêtes de la coupe. Pivot du célèbre trio de la "Punch Line" en compagnie de Toe Blake et de Maurice Richard, Lach a remporté le trophée Hart (joueur par excellence) en 1945 Art Ross (meilleur marqueur) en 1948. Admis également au Temple de la renommée en 1966, ce fabricant de jeux a complété sa carrière de 14 saisons avec un palmarès de 623 points, incluant 215 buts, en 664 matchs.

Le numéro 16 avait déjà été retiré afin de souligner les exploits de Henri Richard, mais le nom de Lach se retrouvera à ses côtés au plafond du Centre Bell.

"La sensation est très agréable, mais je préférerais plutôt pouvoir porter mon numéro, que de le voir retirer!", a lancé le vénérable Lach.

Inévitablement, cet ancien membre de la fameuse "Punch Line" a rendu hommage à Richard.

"Jouer avec le 'Rocket', c'était comme conduire une voiture neuve!", a comparé Lach.

La cérémonie du retrait des chandails a été sobre, M. Bouchard envoyant des baisers de la main assis dans son fauteuil roulant.

Le jeune défenseur Ryan O'Byrne aura été le dernier joueur à porter le numéro 3. Il arborera dorénavant le numéro 20.

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