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Le Canadien pourra mesurer les progrès qu'il a réalisés face aux Penguins

LNH.com @NHL

MONTREAL - Fort d'une séquence de quatre victoires à domicile, le Canadien retourne à l'étranger, mercredi, où il pourra mesurer les progrès qu'il a réalisés dernièrement en se frottant aux champions de la Coupe Stanley, les Penguins de Pittsburgh. Des Penguins qui n'ont pas la gueule de bois en ce début de saison, eux qui trônent au sommet de l'Association Est grâce à une fiche de neuf victoires et deux défaites.

"Les Penguins sont les champions en titre et ils jouent comme des champions dans le moment, a affirmé Mike Cammalleri, mardi, avant le départ du Tricolore vers la "ville de l'acier".

"Ils méritent tout notre respect, mais pas trop quand même, a ajouté l'ailier gauche vedette. C'est un respect qui doit nous inciter à élever notre niveau de jeu, pas à jouer sur les talons et à les regarder jouer.

"De la façon dont on joue depuis quelque temps, nous estimons être prêts à faire face au défi."

Il s'agit d'un défi de taille puisque les Penguins ont repris là où ils avaient laissé en finale de la Coupe Stanley, en juin. Habituellement, les équipes championnes, et même finalistes, connaissent de difficiles lendemains de veille. Ce n'est pas le cas des Penguins, même s'ils ont passé la majeure partie de l'été à célébrer leur conquête.

"Des lendemains de veille, on ne connaît pas ça à Pittsburgh, a imagé Cammalleri. Les joueurs des Penguins sont sans doute trop jeunes. Peut-être doit-on être âgé de 25 ans ou plus pour avoir la gueule de bois au lendemain d'un party."

Le défenseur Hal Gill, qui a été un rouage important du championnat des Penguins le printemps dernier, n'est pas surpris des succès que remporte son ancienne équipe.

"Ils ont plusieurs joueurs fiers qui se font un point d'honneur d'être continuellement à leur mieux", a-t-il souligné.

Le retour à la réalité se fait plus facilement pour une équipe qui mise sur des super-vedettes comme Sidney Crosby et Evgeni Malkin.

"Les Penguins sont les mieux nantis de la Ligue nationale à la position de centre, avec les Crosby, Malkin et Jordan Staal, a avancé l'entraîneur Jacques Martin. Ils ont aussi un jeune gardien (Marc-André Fleury) qui a quitté l'anonymat. Un facteur important dans leur cas, c'est que leurs jeunes joueurs sont encore en progression."

Le Canadien (6-5) est également en progression, selon Martin, principalement au chapitre de l'échec-avant ainsi que sur le plan défensif.

"On exerce un échec-avant plus soutenu. L'amélioration a commencé dans les trois défaites qui ont précédé notre série de victoires, a-t-il argué. On réagit mieux aussi face aux changements de rythme pendant les rencontres et on parvient à limiter les tirs et les occasions de marquer de nos adversaires. S'il y a un aspect qu'on doit améliorer, c'est notre rendement sur les unités spécialisées."

Spacek libéré

Jaroslav Spacek fait contre mauvaise fortune bon coeur, à défaut de s'être fait à l'idée d'évoluer du côté droit. Lundi, le vétéran défenseur a livré une de ses meilleures performances de la saison, réussissant son premier but dans l'uniforme tricolore.

"C'est difficile de jouer du côté opposé, mais que voulez-vous nous sommes six gauchers et l'entraîneur doit utiliser trois d'entre nous à droite, a relevé Spacek. J'estime que ça va mieux à chaque match. La communication entre Roman (Hamrlik) et moi est meilleure, notre jeu de passes également."

Martin a souligné le brio du duo tchèque, lundi, au terme du gain de 3-2 signé en prolongation contre les Islanders de New York. Spacek et Hamrlik ont déjà évolué ensemble quand ils étaient d'âge junior, il y a une quinzaine d'années.

"Et c'est moi qui jouait du côté gauche. Je suis plus âgé que Roman, je devrais peut-être le lui rappeler", a évoqué Spacek à la blague.

Spacek, qui dit s'efforcer de garder les choses simples dans son territoire, s'est dit heureux d'avoir cassé la glace à l'attaque.

"J'avais eu plusieurs chances dans les derniers matchs, mais mes tirs n'atteignaient pas la cible, étant soit déviés ou bloqués en cours de route, a-t-il soulevé. C'est plus difficile d'atteindre le but qu'il y a quelques années, tellement les joueurs ont développé une expertise pour bloquer des tirs. C'est presque rendu un miracle de marquer d'un tir en provenance de la ligne bleue.

"Lundi, j'ai profité d'une superbe passe de Glen Metropolit quand je me suis approché du filet. J'ai simplement voulu toucher la cible."

En bref...

Scott Gomez, Georges Laraque et Glen Metropolit ont eu congé d'entraînement, mardi. Les trois joueurs ont effectué le voyage à Pittsburgh. Metropolit est affaibli par un virus. ??????a ne l'a pas empêché de connaître un solide match, lundi.

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L'information confirmant que le gardien Peter Budaj, de l'Avalanche du Colorado, souffrait de la grippe A H1N1 s'est "propagée comme un virus" dans le vestiaire du Canadien, au Complexe sportif Bell de Brossard, mardi.

Le Tricolore n'a pas demandé aux joueurs de se faire vacciner et, si on le faisait quelques-uns d'entre eux se montreraient réticents. C'est le cas de Mike Cammalleri.

"Je ne sais pas ce que je ferais. Ma mère travaille dans un hôpital de Toronto, et elle est elle-même indécise, a-t-il confié. Ce qui me rend hésitant, c'est qu'on dit qu'on peut se sentir amorphe pendant une semaine après avoir reçu le vaccin. Il faudrait voir quels seraient nos adversaires cette semaine-là", a-t-il ajouté, à la blague.

"La meilleure solution serait qu'on se tienne éloigné les uns des autres", a quant à lui suggéré le défenseur Jaroslav Spacek, pince-sans-rire à ses heures.

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Jaroslav Halak devrait amorcer un cinquième match de suite devant le filet du Canadien, mercredi. Carey Price a assuré, mardi, que ce n'est pas un problème pour lui, tant que l'équipe remporte des matchs.

Prenant soin de ne pas dévoiler son jeu, l'entraîneur Jacques Martin a réitéré sa confiance en Price.

"Son tour viendra, tôt ou tard. Nous avons pleinement confiance en lui. Nous savons qu'il jouera un rôle important dans les succès de l'équipe. Il se verra offrir l'occasion de rejouer sous peu."

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Avant mardi, Hal Gill dominait la LNH dans la colonne des revirements, avec 18. Il était accompagné de trois coéquipiers qui se retrouvent dans le "top-10". Jaroslav Spacek était cinquième avec 14 revirements provoqués tandis que Scott Gomez et Josh Gorges étaient à égalité en 10e position, avec 10 chacun.

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