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Le Canadien devrait profiter du retour au jeu de Spacek contre les Capitals

LNH.com @NHL

BROSSARD - Le Canadien est tellement mal en point qu'il se réjouit du retour à l'entraînement des joueurs blessés. Le défenseur Jaroslav Spacek et l'ailier Matt D'Agostini ont retrouvé leurs coéquipiers sur la glace, vendredi, mais seul Spacek pourrait renouer avec l'action, samedi, à l'occasion de la première visite au Centre Bell cette saison d'Alexander Ovechkin et des Capitals de Washington.

"Jaroslav devrait jouer", a laissé savoir l'entraîneur Jacques Martin, qui passe plus de temps ces temps-ci à dresser le bilan médical de l'équipe qu'à commenter ses performances sur la glace.

Martin a répondu "probablement pas" quand on lui a demandé s'il avait déjà été à la barre d'une équipe aussi amochée, amputée de surcroît de plusieurs joueurs de premier plan.

Samedi, le Tricolore sera privé des services des Scott Gomez (aine), Brian Gionta (pied), Andrei Kostitsyn (pied) et Hal Gill (pied), sans parler d'Andrei Markov (pied). L'absence de ces cinq rouages importants représente une rondelette somme de 24,25 millions $ US en salaires, soit environ 42 pour cent de la masse salariale de l'équipe.

Martin s'est fait discret quant à l'état de santé de Gomez, qui a manqué les trois derniers matchs du CH, et de Kostitsyn, qui s'est absenté mercredi à Pittsburgh.

"On évalue leur cas sur une base quotidienne", a-t-il indiqué, en notant qu'ils ne reviendront pas tant qu'ils n'auront pas repris l'entraînement avec l'équipe.

Gomez patine depuis quelques jours, contrairement à Kostitsyn. Le Bélarusse a été atteint d'un tir à un pied vers la toute fin de la victoire de mardi face aux Blue Jackets de Columbus. On craint une fracture dans son cas.

Spacek est à l'écart du jeu depuis samedi dernier, en raison d'une blessure à un pied. Il va porter des protecteurs de plastique aux patins, à son retour. D'ailleurs, cette nouvelle pièce d'équipement risque de trouver plusieurs nouveaux adeptes. Vendredi, c'était au tour de Gill d'en faire l'essai.

Sept défenseurs

Martin a précisé qu'il envisage de faire appel à sept défenseurs et à 11 attaquants contre les Capitals. Les défenseurs Marc-André Bergeron et Jay Leach pourraient être appelés à dépanner au sein du quatrième trio, en compagnie de Kyle Chipchura et de T.J Wyman.

D'Agostini, qui a été victime d'une commotion cérébrale en plus de se blesser à un genou le 30 octobre à Chicago, s'attend à être prêt à jouer mardi, au plus tôt. Il a dit que la première séance d'entraînement avec le groupe s'était mieux déroulée qu'il l'aurait pensé.

Le jeune ailier droit a confié que ce n'est pas la commotion qui le contraint à l'inactivité depuis presque un mois, mais la blessure au genou.

"Le genou a été davantage un problème que la tête. Les symptômes post-commotion se sont rapidement dissipés. J'ai eu mal à la tête le soir même du match et le lendemain", a-t-il relaté.

D'Agostini a absout de tout blâme son agresseur Andrew Ladd, des Blackhawks.

"J'ai revu la séquence quelques fois. Ce n'était pas un geste sournois de sa part, a-t-il argué. C'est de ma faute, j'avais la tête basse. Il (Ladd) a complété sa mise en échec. Oui, il a peut-être soulevé les patins mais pas tant que ça."

Du coltaillage

La séance d'entraînement a été marquée par une "chicane de famille" impliquant l'attaquant Mike Cammalleri et le défenseur Josh Gorges. Les deux coéquipiers se sont frottés une première fois, avant d'échanger des propos aigres-doux. Kirk Muller, un des adjoints de Martin, est intervenu afin de calmer les esprits. Quelques minutes plus tard, les deux hommes se sont frappés de nouveau, et Cammalleri étaient prêts à en découdre en jetant les gants. Des joueurs ont rapidement séparé les belligérants.

Evidemment, les deux joueurs impliqués ont minimisé l'incident après coup.

"Ca arrive dans les meilleures familles", a lancé Cammalleri.

"Il m'a dit que j'étais laid et je lui ai répondu qu'il était gros. C'en était trop!", rigolait Gorges à son tour.

Relevant que des incidents du genre se produisent au sein de toutes les équipes en cours de saison, Martin a apprécié ce trop plein d'intensité.

"Je n'ai aucun problème avec ça, a-t-il mentionné. Les gars démontrent de l'intensité, un sens d'engagement et qu'ils ont à coeur les succès de l'équipe. Je vois ça d'un bon oeil."

Fidèle à ses habitudes, Martin n'a pas dévoilé l'identité du gardien qui sera envoyé dans la mêlée, samedi. Carey Price pourrait amorcer une huitième rencontre d'affilée.

Martin et Price ont souligné l'importance pour l'équipe de préconiser un style ultra-hermétique en défense. Le Canadien n'a pas intérêt à se lancer à l'attaque à corps perdu contre une équipe explosive comme les Caps. Le CH devra répéter la performance qu'il a offerte à Washington, le 20 novembre, quand il l'a emporté 3-2.

"On doit aborder ce match comme on l'a fait contre les Penguins cette semaine", a dit Price, qui n'aurait pas détesté "comme gardien" que la LNH suspende Ovechkin pour son geste à l'endroit de Patrick Kaleta des Sabres de Buffalo, mercredi.

(brèves)

Alexander Ovechkin a assuré qu'il ne modifiera pas son style même s'il court le risque d'écoper une suspension automatique d'un match la prochaine fois qu'il recevra une pénalité majeure pour avoir donné de la bande.

"Je ne changerai rien. Je joue de cette façon. C'est moi", a-t-il affirmé, à la suite de son expulsion du match de mercredi, sa deuxième du genre en plus de quatre saisons dans la LNH.

(...)

Jacques Martin n'a pas apprécié la mise en échec qu'a appliquée Michael Rupp, des Penguins de Pittsburgh, à Max Pacioretty, au moment où le jeune attaquant du Canadien n'était plus en possession du disque.

"Je croyais que c'était une mise en échec tardive. Il faut croire que la ligue pense autrement parce qu'il n'y a pas eu de punition. J'estime que ce sont des gestes qu'on doit éviter", a-t-il avancé.

(...)

Appelé à commenter l'inconstance dont fait preuve la LNH dans l'imposition de sanctions, l'attaquant Mike Cammalleri a dit que la ligue devrait établir clairement les balises de gestes à sanctionner afin de laisser place à l'interprétation le moins possible.

"Quand on s'est attaqué au problème de l'accrochage et de l'obstruction, au retour du lock-out, on ne tolérait absolument rien, a-t-il évoqué. Dès qu'un joueur levait le bâton à la hauteur des hanches, il était puni. C'était clair pour tout le monde. Les joueurs ont eu de la difficulté à s'adapter à la réglementation plus sévère, mais ils l'ont fait.

"La ligue devrait mener des recherches et définir clairement les gestes répréhensibles, a-t-il renchéri. La ligne est mince actuellement et je ne blâme pas Colin Campbell (le préfet de discipline) parce qu'il se retrouve dans une situation difficile."

(...)

Jacques Martin apprécie le rendement que lui donnent les jeunes joueurs des Bulldogs de Hamilton, en l'absence de plusieurs joueurs blessés. Mais l'entraîneur a mis en garde ceux qui pourraient croire qu'ils ont prouvé qu'ils ont leur place dans la LNH.

"Quelques-uns peuvent bien faire pendant un certain temps, a-t-il dit. C'est ce qui s'est passé, la saison dernière. Des jeunes ont commencé la saison avec l'équipe, et ils ont cru qu'ils étaient du calibre de la Ligue nationale alors que ce n'était pas le cas."

Martin a mentionné qu'on a rétrogradé David Desharnais à Hamilton après un seul match parce qu'il n'avait pas prouvé qu'il était prêt à relever le défi.

"Nous avons un plus grand besoin d'ailiers que d'un joueur de centre, a-t-il ajouté. ??????????????????a va lui accorder plus de temps afin qu'il se développe."

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