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Le Canada se faufile en finale de justesse

La formation canadienne a vaincu les États-Unis 4-3 et retrouvera la Finlande en grande finale

par Emna Achour / Correspondante LNH.com

MOSCOU - Le Canada a eu chaud, samedi, mais a tout de même obtenu son laissez-passer pour la finale du Championnat du monde 2016 de la FIHG grâce à une victoire de 4-3 face aux États-Unis.

Derick Brassard a permis aux Canadiens de créer l'égalité 3-3 en fin de deuxième période et Ryan Ellis a procuré une avance d'un but aux siens alors qu'il n'y avait même pas deux minutes d'écoulées au troisième tiers.

Le Canada aura rendez-vous avec les Finlandais lors du match ultime dimanche (13 h, heure de l'Est), ces derniers ayant disposé des Russes 3-1 plus tôt samedi. Russie et États-Unis s'affronteront donc pour une chance de mettre la main sur la médaille de bronze.

La troupe de Bill Peters tentera de faire mieux que lors de son dernier duel face à la Finlande, alors que le Canada s'était incliné 4-0 en ronde préliminaire.

« Oui, c'est eux qu'on voulait affronter, a indiqué Matt Duchene. On a l'impression que c'est une histoire inachevée entre eux et nous. Ce ne sera pas facile, mais… si on réussissait à l'emporter, la victoire aurait assurément très bon goût. »

Cam Talbot a repoussé 30 des 33 rondelles qui ont été dirigées vers lui, tandis que Keith Kinkaid a stoppé 23 tirs dans la défaite.

Après une première période au cours de laquelle les Canadiens ont pris les devants 2-0 grâce à des buts de Brendan Gallagher et Brad Marchand, le Canada a connu un deuxième tiers beaucoup plus erratique et en deçà des attentes.

Les Américains en ont profité pour marquer trois buts sans riposte et porter le pointage 3-2 pour ainsi semer le doute dans l'esprit de la formation canadienne.

« On s'y attendait, a déclaré Talbot. C'est un groupe difficile à affronter qui joue avec beaucoup de fierté et de cœur au ventre. On savait qu'ils n'allaient pas abandonner juste parce qu'ils tiraient de l'arrière 2-0 après le premier vingt. Je crois qu'on aurait pu connaître un meilleur début de deuxième, mais il faut donner le crédit [aux Américains] parce qu'on en avait plein les bras. »

Auston Matthews avait d'abord réduit l'écart à 2-1 en tout début de deuxième vingt pendant que Brassard était au banc des punitions pour une pénalité écopée en fin de première période.

Le défenseur américain David Warsofsky a ramené tout le monde à la case départ 2:43 plus tard en faisant 2-2 sur un but qui a nécessité la reprise vidéo puisque les officiels sur la glace n'avaient pas vu la rondelle pénétrer dans le filet et n'avaient donc pas sifflé l'arrêt du jeu, et Tyler Motte a complété une belle passe de Dylan Larkin pour faire 3-2.

« On savait qu'on n'avait pas connu notre meilleure première période et on se devait de sortir en lion dès le début de la deuxième, a mentionné Nick Foligno. On a eu un gros but en avantage numérique, ça nous a donné beaucoup d'énergie et on a fini la période avec trois buts. […] Les deux équipes ont très bien joué, les deux ont eu le momentum à certains moments du match, mais on n'a tout simplement pas été en mesure de terminer le travail. »

Le Canada n'avait cependant pas dit son dernier mot. Profitant d'un jeu de puissance en raison de la punition à Connor Murphy (mise en échec par derrière et 10 minutes de mauvaise conduite) en fin de deuxième vingt, Brassard a sauté sur une rondelle libre pour déjouer Kinkaid à sa droite. Puis, dès les premiers instants du troisième engagement, Ellis a surpris tout le monde avec un boulet pour donner au Canada le seul but dont l'équipe avait besoin pour passer en finale.

« Quand [Ellis] a été éliminé avec les Predators de Nashville et qu'on a su qu'il allait rejoindre notre équipe, tout le monde était très excité, a évoqué Brassard. Depuis qu'il a été repêché, c'est un des meilleurs jeunes défenseurs offensifs de la ligue. Il a un bon lancer et on l'a bien vu l'utiliser en troisième période. »

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