Skip to main content

L'Avalanche a une bonne pente à remonter

L'équipe du Colorado traîne en bas de classement dans l'Ouest

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BROSSARD - L'Avalanche du Colorado est à la traîne dans l'Association de l'Ouest, occupant l'avant-dernier rang avec une maigre pitance de 21 points après 25 matchs. 

Le vétéran défenseur François Beauchemin ne mâche pas ses mots en qualifiant le manque de résultats de l'équipe jusqu'à maintenant de « grosse déception ».

« On ne souhaitait pas se retrouver vers le bas du classement de notre association à ce stade de la saison, a-t-il poursuivi. C'est la réalité à laquelle nous sommes confrontés. C'est à nous de nous en sortir. Nous avons éprouvé des problèmes à domicile dans nos cinq derniers matchs. Nous avons abordé l'actuel voyage en étant animés de la volonté de travailler plus fort et de foncer davantage vers le filet adverse. C'est ce que nous avons fait à Nashville sans parvenir à l'emporter. Nous avons enchaîné avec une autre bonne performance à Boston jeudi qui a rendu tout le monde plus de bonne humeur. »

L'Avalanche souhaite poursuivre dans la foulée de la victoire de 4-2 acquise contre les Bruins. 

L'équipe du Colorado va saluer le retour au jeu de son capitaine Gabriel Landeskog face aux Canadiens au Centre Bell samedi (19 h (HE); TVA Sports, SN360, City, ALT, NHL.TV). Landeskog a raté les 10 derniers matchs, d'abord en raison d'une blessure au bas du corps, puis plus récemment en raison d'un virus. Il s'est dit fin prêt à renouer avec l'action, vendredi, à l'issue de la séance d'entraînement de l'équipe. Landeskog s'est entraîné au sein du trio formé de Carl Soderberg, au centre, et de Mikhail Grigorenko, à l'aile gauche.

On a demandé à Beauchemin si l'Avalanche était encore victime de son manque d'expérience, avec de jeunes attaquants comme Nathan MacKinnon, Landeskog justement, Matt Duchene et Grigorenko. Sa réponse n'a laissé de place à aucune interprétation.

« À un moment donné, la jeunesse, ça fait son temps. Ça fait déjà quelques saisons que nos jeunes sont dans la Ligue nationale », a-t-il lancé.

Pour Beauchemin, on se complique trop souvent la tâche au lieu de simplifier les actions. Le manque de concentration représente un autre problème récurrent, selon lui.

« Tout est clair avec l'entraîneur (recrue Jared Bednar), a-t-il insisté. Il nous a expliqué ce qu'il veut nous voir faire et nous avons du succès quand nous jouons de la bonne manière. C'est quand nous dérogeons du plan pendant quelques minutes ou que nous manquons de concentration que ça nous coûte des matchs. »

Landeskog a aussi mentionné le bon travail qu'effectue Bednar qui a été appelé à remplacer au pied levé l'entraîneur démissionnaire Patrick Roy, en août.

« Le nouveau personnel d'entraîneurs a fait du bon travail et ce n'est pas pour trouver des excuses, mais il faut parfois du temps avant d'être sur la même longueur d'onde, a-t-il argué. Il y a eu des matchs où nous pensions que ça débloquerait, suivis par d'autres au cours desquels nous avons commis des erreurs ou manqué tout simplement de concentration.

« Nous n'avons gagné qu'un seul de nos sept derniers matchs et c'est inacceptable à n'importe quel moment de la saison, mais surtout à ce stade pour nous. Si nous avions pu conserver une fiche de ,500 au cours de cette séquence, nous ne serions pas loin des équipes qui luttent pour l'obtention d'une place en séries éliminatoires. »

L'entraîneur Bednar a dit partager l'analyse de la situation que font les joueurs en ce sens qu'il juge que c'est l'exécution qui fait défaut.

« Je partage leurs opinions. Nous nous donnons de bonnes chances d'avoir du succès quand nous sommes compétitifs et que l'exécution est au rendez-vous.

« Quand ce n'est pas le cas, c'est parce que nous jouons trop mollement, que nous multiplions les revirements ou que nos prises de décisions sont mauvaises. »  

Beauchemin a dit qu'il ne doute pas un instant que l'équipe possède les atouts afin de renverser la situation.

« Avec le trou que nous nous sommes creusé toutefois, nous n'avons plus le choix d'aborder les matchs un à la fois. »

On peut s'encourager chez l'Avalanche en se disant qu'on présentait une fiche identique à celle de cette saison (10-14-1) à pareille date l'an dernier, ce qui n'a pas empêché l'équipe d'être dans le coup pour l'obtention d'une place en séries jusque vers la toute fin de la saison. 

« Nous demeurons très optimistes et positifs, a assuré Landeskog. Nous ne sommes qu'au début de décembre. Si vous rendez les armes à ce stade de la saison, c'est que vous devriez peut-être changer de métier. Nous devons rester fort psychologiquement. »

En voir plus