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L'attente des partisans des Sharks enfin terminée

Pavelski: « Tout le monde a hâte de vivre ce match »

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

SAN JOSE - Les chandails représenteront des générations de partisans ainsi que plusieurs générations de joueurs. Vous verrez des maillots de Tomas Hertl, qui célébreront la nouvelle étoile des Sharks de San Jose. Vous verrez des chandails de Brent Burns, Logan Couture et Joe Pavelski, en hommage au noyau de jeunes joueurs de l'équipe, ainsi que des maillots de Joe Thornton et Patrick Marleau, en signe de reconnaissance pour les vétérans.

Mais vous verrez aussi des chandails de Mike Ricci et Owen Nolan, portés par des partisans qui veulent montrer à tout le monde qu'ils ont commencé à encourager les Sharks bien avant que la frénésie actuelle pour le club prenne naissance. Vous aurez droit à des points bonis si vous trouvez un maillot de Pat Falloon, un des Sharks de la première heure. Et vous obtiendrez le grand prix si vous dénichez un chandail des Seals d'Oakland ou des Golden Seals de la Californie, c'est-à-dire de l'ancien temps.

 

Les amateurs de hockey du nord de la Californie attendent ce moment depuis que les Sharks ont fait leurs débuts dans la LNH en 1991 et même depuis que les Seals ont joué dans la Ligue de 1967 à 1976. Enfin, la grande finale, la Finale de la Coupe Stanley, sera disputée ici pour la toute première fois alors que les Sharks recevront les Penguins de Pittsburgh à l'occasion du troisième match de la série, samedi soir au SAP Center (20 h (HE); TVA Sports, CBC, NBCSN).

« On sent l'énergie qu'il y a un peu partout dans la ville en ce moment, a noté Pavelski. Tout le monde a hâte de vivre ce match. »

Les Sharks devront tâcher de canaliser cette énergie, comme ils l'ont fait au cours des trois premières rondes des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, alors qu'ils ont affiché un dossier de 7-2 à domicile. Tirant de l'arrière 2-0 dans la série quatre de sept contre Pittsburgh, ayant été largement dominés même s'ils se sont inclinés seulement par la marge d'un but dans chacun des deux matchs, ils risquent de laisser retomber l'erre d'aller qu'ils ont bâtie durant leurs parcours. Se retrouver en arrière 3-0 signifierait que leurs piles seraient sur le point de s'épuiser.

Soyons honnêtes : les Sharks ont dû travailler fort pour reconquérir leurs partisans. Ils ont élevé les attentes en étant une des meilleures équipes dans la LNH pendant plus d'une décennie, remportant des titres de section, se qualifiant pour les séries, allant jusqu'à atteindre la finale de l'Association de l'Ouest, mais ils sont constamment tombés à court des attentes qu'ils avaient créées en étant éliminés avant la Finale de la Coupe Stanley.

Certains partisans et observateurs ont fini par se décourager il y a deux ans, quand les Sharks sont devenus la quatrième équipe dans l'histoire de la LNH à laisser filer une avance de 3-0 et à perdre ainsi une série quatre de sept; c'était au premier tour contre les Kings de Los Angeles. Ils ont vécu maintes péripéties par la suite, alors que Pavelski a notamment remplacé Thornton au poste de capitaine, et que l'équipe n'a pas réussi à se qualifier pour les séries du printemps 2015, ratant ainsi les éliminatoires pour la première fois en 11 ans. Peter DeBoer a par ailleurs remplacé Todd McLellan derrière le banc.

« [Perdre de cette façon contre les Kings] est le pire moment que tu peux vivre en tant qu'athlète professionnel, autant sur le plan individuel que collectivement, et l'an dernier, évidemment, rater les séries a été une épreuve difficile pour l'équipe, a souligné Couture. Mais je crois vraiment que les épreuves que nous avons traversées ont fait de nous un groupe plus fort. »

Quand les Sharks ont renoué avec les séries cette saison, rares étaient ceux qui croyaient qu'ils avaient des chances de remporter la Coupe Stanley. Personne ne les a choisis pour réussir l'exploit. Puis, ils ont éliminé les Kings en cinq matchs, prenant ainsi leur revanche, et leur niveau d'énergie a commencé à augmenter. Ils ont ensuite éliminé les Predators de Nashville en sept rencontres, atteignant la finale d'association pour la quatrième fois de leur histoire, et le niveau d'énergie a monté encore, amenant les partisans à faire preuve d'un optimisme prudent. Et ils ont disposé des Blues de St. Louis en six affrontements, si bien que le niveau d'énergie s'est décuplé.

Le SAP Center a pris vie. Les partisans se sentaient enfin assez confiants pour le dire, pour le crier, pour le scander.

« NOUS VOULONS LA COUPE! NOUS VOULONS LA COUPE! »

Et maintenant? Juste au moment où les Sharks avaient finalement convaincu tout le monde d'avoir à nouveau la foi?

Eh bien, ils ont été dominés lors des deux premiers matchs. Ils n'ont pas été capables de contenir la vitesse des Penguins, commettant trop de revirements, n'arrivant pas à contrôler la rondelle assez longtemps, laissant Pittsburgh avoir le dessus 71-48 au chapitre des tirs.

Ils doivent se convaincre que tout est possible en se disant que le suspense a été maintenu jusqu'à la toute fin à l'occasion des deux rencontres. C'est ainsi que le filet vainqueur des Penguins, lors du premier match, n'a été marqué qu'au moment où il restait 2:33 à faire en troisième période. Et il a fallu attendre à 2:35 de la prolongation lors du deuxième affrontement pour que Pittsburgh réussisse à assurer la victoire. Les Sharks doivent s'attarder au fait qu'ils ont mieux fait dans le deuxième match que dans le premier et qu'ils ont frappé le poteau ou la barre transversale à quatre reprises. Un centimètre ici ou là, et le contexte aurait été différent.

Ils devront mieux jouer dans le troisième match qu'ils ne l'ont fait lors du deuxième, et ils doivent l'emporter. Sinon, ils seront confrontés à la possibilité de subir un balayage sur leur propre patinoire, ainsi qu'au défi de devoir revenir d'un déficit de 3-0, ce qui veut dire qu'on leur posera un tas de questions agaçantes et potentiellement ironiques, en faisant le parallèle avec leur gênante élimination aux mains des Kings en 2014.

« Je crois qu'une fois que nous allons nous retrouver dans le Shark Tank, vous allez réaliser pourquoi [jouer à domicile est un avantage], a noté Thornton. Il y a énormément de bruit, c'est très intimidant. »

Il revient maintenant aux Sharks de s'assurer que ça continue.

 

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