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L'attaquant des Sharks Patrick Marleau a rehaussé son niveau de jeu en séries

LNH.com @NHL

SAN JOSE, Californie - Les joueurs des Sharks de San Jose ont vu la photo de leur capitaine Patrick Marleau, le sang coulant au-dessus de son oeil droit, une journée après leur effondrement devant les Flames de Calgary lors du troisième match de leur série du premier tour.

Aux yeux des néophytes, ce cliché avait peut-être l'air d'une preuve que Marleau et les autres joueurs des Sharks avaient été intimidés par une équipe plus rude.

Mais les Sharks savaient que cela démontrait à quel point leur capitaine est un dur, qui accepte d'affronter l'adversité sans rechigner. Le mal-aimé Marleau a réussi à faire oublier, ce printemps, son horrible première moitié de saison et même ses difficultés dans les séries de l'an dernier, en aidant les siens à prendre une avance de 3-2 dans leur série contre Calgary.

"Il a été incroyable jusqu'ici, a dit l'attaquant des Sharks Ryane Clowe de l'athlète originaire de la Saskatchewan. Il est vraiment motivé. Il a faim, ça se voit. Il n'est pas du genre à gueuler dans le vestiaire. S'il a quelque chose à dire, il va le dire. Mais peu importe, parce que c'est son jeu sur la patinoire qui nous inspire."

Rien n'a davantage inspiré les Sharks que le jeu de Marleau au moment où l'équipe connaissait ses pires difficultés contre les Flames. San Jose avait pris les devants 3-0 dans le troisième match, disputé à Calgary, avant de voir les Flames venir de l'arrière pour s'imposer 4-3.

Plusieurs joueurs des Flames ont attribué le revirement de situation aux deux solides mises en échec décernées à Marleau par Cory Sarich et Dion Phaneuf. Marleau a subi des contusions au visage et son oeil était enflée et tuméfié, mais il a demandé à ce qu'on le renvoie immédiatement dans le match.

Il a probablement été le meilleur joueur des Sharks après ces mises en échec, même s'il n'a pu prévenir la remontée des Flames. Le lendemain, la photo du visage ensanglanté de Marleau se trouvait dans les journaux du matin.

"Le fait d'avoir perdu ce match et de devoir rester à Calgary et regarder son visage dans le journal pendant deux jours, ça nous a vraiment dérangés. Je pense que c'était motivant, a noté Jody Shelley. Tu regardes le hockey des séries depuis 20 ans, ce qui est arrivé depuis 50 ans, et tu vois bien que les grands meneurs sont ceux qui continuent malgré la souffrance.

"Il est le capitaine de cette équipe, c'est un meneur silencieux, mais il tire beaucoup de fierté de ce qu'il fait. C'a vraiment paru dans ce match-là. Il aurait facilement pu se cacher sous le banc mais il voulait revenir au jeu. Une équipe a besoin de ça et nous sommes fiers de lui."

Les Sharks et Marleau ont bien rebondi après ces mises en échec, alors qu'ils ont remporté les deux rencontres suivantes pour une avance de 3-2. Marleau a créé l'égalité en fin de deuxième période et préparé l'éventuel filet vainqueur dans la victoire de 4-3 des siens, jeudi soir, lors du cinquième match de la série.

"Tout le monde veut bien jouer en saison régulière, et comprenez-moi bien... mais: et puis après?, a lancé Clowe. Si tu te présentes dans les séries, c'est de ça dont vont se souvenir les gens, parce que c'est le temps le plus important de l'année. Si tu peux jouer dans les séries, il n'y aura plus de doutes à ton sujet."

Marleau est le meneur à vie des Sharks aux chapitres des points (539), des buts (238) et des aides (301). Malgré ces chiffres, certains observateurs ont mis en doute sa capacité à faire preuve de leadership, surtout après l'avoir vu se faire blanchir et présenter un différentiel de moins-5 dans la défaite en six matchs des Sharks contre les Red Wings de Detroit lors du deuxième tour des séries du printemps dernier.

"Je ne pense pas vraiment à l'an dernier en ce moment, a dit Marleau. C'était un bon apprentissage, mais c'est le passé."

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