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Lapierre, la surprise de l'ann?e

LNH.com @NHL

MONTREAL - A bien des égards, Maxim Lapierre est le Mark Streit du Canadien cette saison, en ce sens qu'il représente la plus agréable surprise de l'équipe, en plus d'une belle aubaine à un salaire de 575 000$ US.

Peu d'observateurs lui auraient prédit une saison de 15 buts, lui qui en a totalisé 13 en 100 matchs à ses deux premières saisons dans la LNH. C'est pourtant le total qu'il a atteint, samedi, dans la victoire décisive de 6-2 du Tricolore contre les Maple Leafs de Toronto.

Lapierre garde pour lui les objectifs personnels qu'il établit. S'il est surpris des succès qu'il connaît, il le cache bien.

"J'ai fait des progrès cette saison, mais je peux encore m'améliorer", lance le joueur de centre droitier qui vient de célébrer son 24e anniversaire de naissance.

Jouant en moyenne près de 15 minutes par match, le patineur natif de Saint-Léonard a progressé dans tous les aspects du jeu. Il est plus efficace sur les mises en jeu, un aspect sur lequel il a beaucoup travaillé, ainsi qu'en défense, avec un différentiel de plus-10 - le deuxième meilleur de l'équipe derrière Tanguay (plus-15).

La principale différence, estime-t-il, c'est la "patience" dont il fait preuve dans le feu de l'action.

"On me reprochait au cours de mes deux premières saisons de courir partout sur la glace, souligne-t-il. J'apprends à jouer de façon plus détendue en côtoyant des gars comme Alex Kovalev et Alex Tanguay."

Les joueurs utilisent souvent l'expression que le "jeu a ralenti" afin d'illustrer qu'ils sont plus à l'aise. Lapierre a fait cette constatation lui aussi.

"Je dirais que le jeu a ralenti de 50 pour cent, argue-t-il. Tout se déroulait tellement vite à mes débuts.

"Ce n'est rien de nouveau pour moi, poursuit-il. J'ai toujours mis du temps avant de m'adapter à un nouveau calibre de jeu, que se soit dans les rangs midgets AAA, juniors ou professionnels."

Les comparses

Lapierre s'est également trouvé un allié en Guillaume Latendresse. Ensemble, ils font la paire sur la glace et ils sont inséparables à l'extérieur.

"On ne doit pas oublier Tom (Kostopoulos) dans l'équation des succès de notre trio, prend soin de préciser Lapierre. Son travail passe souvent inaperçu, mais il nous crée de l'espace et ça nous procure des chances de marquer."

Lapierre occupe une grande place sur le plan du leadership. Il y a quelques semaines, après la défaite humiliante du Canadien face aux Maple Leafs au Centre Bell, il y était allé d'un cri du coeur, implorant ses coéquipiers d'enfiler leurs bottes de travail.

"On doit accepter de payer le prix. On doit sortir les sacs de glace après les matchs", avait-il martelé.

L'équipe a remporté cinq de ses six rencontres depuis ce temps, principalement grâce au réveil des attaquants Saku Koivu, Kovalev et Tanguay, qui font flèche de tout bois ensemble. Mais le trio de Lapierre continue d'offrir un rendement constant.

Samedi, l'entraîneur Bob Gainey a récompensé Lapierre et Latendresse en leur donnant du temps de jeu en supériorité numérique.

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