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Landeskog a confiance que l'Avalanche retrouvera son aplomb

Le capitaine du Colorado affirme que l'équipe trouvera le moyen de mettre fin à son creux de vague au retour de la pause

par Amalie Benjamin @AmalieBenjamin / Journaliste NHL.com

SAN JOSE - Au cours d'une saison où certaines équipes se sont retrouvées bien plus haut au classement qu'on l'avait prédit - les Canadiens de Montréal, les Islanders de New York, les Sabres de Buffalo et les Canucks de Vancouver, par exemple -, le rang le plus surprenant est peut-être celui qu'occupe l'Avalanche du Colorado. Et pas aux yeux des gens de l'extérieur de l'équipe. C'est selon les membres de l'équipe eux-mêmes.
 

« Nous sommes abasourdis de voir que nous sommes encore dans la position dans laquelle nous nous trouvons », a déclaré le capitaine de l'Avalanche Gabriel Landeskog, jeudi, à l'occasion de la Journée des médias du Match des étoiles de la LNH présentée par adidas. « C'est parce que nous n'avons pas joué du très bon hockey depuis le 1er décembre. »

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Le 7 décembre, le Colorado semblait être une des équipes pratiquement assurées de se qualifier pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, se trouvant alors à égalité au premier rang de la section Centrale avec les Predators de Nashville, en vertu d'une récolte de 39 points.

Mais au fil des sept semaines qui ont suivi, l'Avalanche a affiché un dossier de 5-13-3 et se cramponne maintenant à la deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries dans l'Association de l'Ouest. Le Colorado a 52 points au classement, tout comme les Canucks, mais a disputé un match de moins.

« L'équipe et moi pensons que c'est une sorte de miracle que nous détenions encore la deuxième place de quatrième as alors que nous n'avons pas remporté beaucoup de nos 25 derniers matchs », a noté l'attaquant Mikko Rantanen.

Ç'a été une chose après l'autre. Un problème un soir donné, un autre le lendemain.

Ç'a été déroutant, frustrant et inexplicable. Surtout à la lumière du début de saison de l'Avalanche, et de la puissance à l'attaque dont l'équipe est dotée en raison de la présence du meilleur trio de la LNH, composé des joueurs étoiles Landeskog, Nathan MacKinnon et Rantanen.

Video: EDM@COL: Rantanen et Landeskog font la paire

« Tu as l'impression que dès que tu bouches un trou, un autre apparaît, a indiqué Landeskog. Un jour ce sont les unités spéciales, le lendemain ce sont les revirements, le jour d'après c'est le gardien ou quelque chose d'autre. Nous n'avons pas réussi à afficher de la constance dans notre niveau de jeu. »

Ils ont redressé la barre le temps d'un match ici et d'un match là, mais sans y arriver régulièrement. Ils ont défait les Maple Leafs de Toronto 6-3 la semaine dernière, puis le tout a été suivi d'une défaite de 5-2 aux mains des Sénateurs d'Ottawa.

« C'est difficile de mettre le doigt sur le problème, en fait, et de trouver la réponse », a affirmé Landeskog.

Une partie du problème est toutefois facile à calculer.

Depuis le 7 décembre, le Colorado a le pire désavantage numérique dans la LNH, son taux d'efficacité s'élevant à 71 pour cent seulement. Chez les gardiens qui ont disputé au moins 10 matchs, Semyon Varlamov (12 départs) est 36e sur un total de 38 gardiens avec une moyenne de buts alloués ed 3,49 et 37e au chapitre du pourcentage d'arrêts (,877). Et Philipp Grubauer a fait pire encore. En 11 rencontres (neuf départs), il est dernier dans les deux catégories, autant pour la moyenne (3,87) que le taux d'efficacité (,870). Au total, l'Avalanche a accordé quatre buts ou plus dans 12 des 21 matchs qu'il a disputés.

Ils savent bien que ça ne peut pas continuer comme ça. Pas s'ils veulent conserver leur place de quatrième as, ou encore progresser au classement de leur section. Pas s'ils veulent participer aux séries.

Il y a des leçons que les joueurs de l'Avalanche ont apprises ces dernières saisons, surtout en 2016-2017, quand ils se sont retrouvés au dernier rang dans la LNH avec 48 points, à 21 points de l'équipe d'avant-dernière place, les Canucks. Ils ont rebondi l'hiver dernier, créant alors la surprise en décrochant une place en séries. Ça leur a aussi permis d'apprendre des choses sur eux-mêmes et de comprendre ce qu'ils devaient faire pour passer au travers des obstacles.

Lorsqu'on lui a demandé si ces leçons servent toujours en ce moment, Landeskog a répondu, « J'aimerais vous dire oui, mais évidemment nous n'avons pas encore réussi à nous sortir de ce petit creux de vague que nous connaissons présentement. Mais nous allons trouver le moyen de passer au travers et je suis optimiste quand je regarde le groupe que nous avons et l'équipe que nous avons.

« Je pense que c'est important que tout le monde se regarde dans le miroir et réalise que ce que tu fais en tant qu'individu et ce que tu peux faire pour être meilleur sur le plan individuel va aider l'équipe. Ça va de soi, mais je pense que durant tous ces moments difficiles [en 2016-17], toutes ces années difficiles, le fait d'avoir ça en tête te motive, c'est sûr. »

Et pourtant, motivée ou non, l'équipe est toujours en quête de solutions. Elle essaie toujours de comprendre ce qu'elle doit faire et ce qu'elle peut faire. Elle tente toujours de cerner ce qui lui arrive depuis sept semaines.

C'est pourquoi les joueurs du Colorado étaient contents de profiter de cette pause, qui survient à la suite d'une autre défaite, cette fois aux mains du Wild du Minnesota, mercredi. Comme le congé obligatoire de cinq jours de l'équipe suivra après le Week-end du Match des étoiles de la LNH Honda 2019, l'Avalanche disputera son prochain match le 2 février seulement. Ils espèrent que ce long congé leur permettra de corriger le tir. De retourner sur la bonne voie. De retrouver la bonne approche et la bonne mentalité.

« Je trouve que cette pause est une bonne chose pour l'équipe en ce moment, a dit Rantanen. S'éloigner du hockey, passer du temps avec la famille et les amis, pour ensuite revenir avec l'énergie dont nous aurons besoin pour nos 30 derniers matchs et accéder aux séries. Il faut rehausser notre niveau de jeu et sortir de ce creux de vague. »

Ils croient qu'ils y parviendront. Ils ont besoin d'y croire.

« Nous allons trouver le moyen de passer au travers, a dit Landeskog. Il n'y a aucun doute dans mon esprit. Il s'agit de le faire en équipe et trouver une façon de se mettre en marche. Il faut mettre un frein à l'hémorragie et mettre les choses en branle. »
 

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