Skip to main content

L'ancien consultant des Canadiens persiste et signe

Matt Pfeffer estime que l'échange de P.K. Subban n'est pas une bonne affaire

par LNH.com / LNH.com

Matt Pfeffer persiste et signe. Les Canadiens de Montréal ont fait une mauvaise affaire en échangeant P.K. Subban aux Predators de Nashville, obtenant en retour Shea Weber. Si on base l'analyse uniquement sur les statistiques avancées, on s'entend.

Pfeffer est le consultant en statistiques avancées des Canadiens qui a fortement recommandé de ne pas procéder à la transaction Subban-Weber. Il a depuis ce temps vu son contrat avec l'équipe ne pas être renouvelé, après une seule année en poste.

Dans une entrevue qu'il a accordée au site Internet du magazine The Hockey News (thn.com), il va jusqu'à affirmer que Weber est un « défenseur moyen » (sur le plan des statistiques).

« Il n'y a rien de mal d'être un joueur moyen dans la LNH, a commenté Pfeffer. Un joueur moyen a une grande valeur, et c'est ce que Shea Weber est. »

Il a tenu à tempérer ses propos sur Twitter à la suite de la publication de l'article.

« Je regrette profondément les commentaires négatifs que j'ai livrés à THN au sujet de Weber et des Canadiens. Ils ne sont pas le reflet de mes véritables sentiments à l'endroit du joueur et de l'équipe. » 

Tweet from @MattPfefferHky: Deeply regret recent negative comments made to THN regarding Weber and Canadiens. They do not represent my true feelings on player or club.

Dans l'article, il étoffait son assertion, entre autres, à l'aide de la statistique du différentiel de buts à égalité numérique. Celui de Weber est de 0,18 pour cent, ce qui signifie que les Predators sont essentiellement aussi bons quand il est sur la glace ou qu'il n'y est pas. Le différentiel de Subban est de 3,14 pour cent. Selon lui, peu de joueurs peuvent avoir une influence semblable sur leur équipe, en tenant compte que le partenaire de jeu de Subban était Andrei Markov et que Weber formait un duo avec Roman Josi chez les Predators.

« Il y a des cas où on peut parfois débattre de la possibilité qu'il existe un autre côté à l'argumentaire, mais dans ce cas précis c'était très loin d'être considéré comme raisonnable, a-t-il relevé au Hockey News. J'ai fait valoir fortement mon opinion, basée uniquement sur les statistiques avancées. Ce n'était rien de personnel. »

Pfeffer a dit qu'il ne peut pas spéculer quant aux raisons qui ont incité les Canadiens à ne pas considérer son point de vue.

« La personne à laquelle je rendais des comptes (le directeur des affaires juridiques John Sedgwick, responsable du plafond salarial) appréciait mon travail et il croyait à la méthodologie sous-jacente, a relaté Pfeffer. Il y avait d'autres personnes au sein de l'organisation qui n'y croyaient pas. Peut-être avaient-ils une idée préconçue au sujet des statistiques avancées? J'estime qu'il y a plus de résistance dernièrement face aux statistiques avancées à travers la LNH.

« C'est la raison pour laquelle je n'entretiens aucune amertume à l'endroit des Canadiens. Ils m'ont donné une chance. J'estime avoir fait du bon travail, mais au bout du compte ils ont opté pour une autre solution. Je peux accepter ça. »

En voir plus