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La "Ville de l'amour fraternel" attend le Canadien de pied ferme

LNH.com @NHL

PHILADELPHIE - L'appellation de "Ville de l'amour fraternel" dont on coiffe Philadelphie risque d'être fort inappropriée au Wachovia Center, lundi, à l'occasion de la troisième confrontation de la série demi-finale de l'Association Est entre le Canadien et les Flyers.

On peut avancer qu'il n'y a plus réellement "d'amour tendre" entre les équipes, surtout à la suite de l'incident qui s'est produit vers la fin du match de samedi.

L'ailier Tom Kostopoulos a mis le feu aux poudres en assénant un coup de poing par derrière au visage du défenseur Kimmo Timonen, tout juste après le but d'assurance des Flyers, avec quelques minutes à jouer.

A chaud après la rencontre, l'entraîneur John Stevens a vivement dénoncé le geste de Kostopolous, le qualifiant de lâche. Une quinzaine d'heures plus tard, dimanche midi, Stevens s'était quelque peu défâché, mais il a réitéré que Timonen avait été victime d'un coup sournois.

"J'étais passablement en colère samedi soir parce qu'on s'en était pris à notre meilleur défenseur", a-t-il affirmé, au cours du point de presse qu'il a donné au site d'entraînement de l'équipe, à Voorhees, au New Jersey.

"Kostopoulos est un travailleur infatiguable, un dur, mais ce qu'il a fait est déplorable. Si on pense qu'on peut intimider Kimmo de la sorte, c'est mal le connaître. C'est comme si on essayait d'intimider Saku Koivu, chez le Canadien. On n'y parviendrait pas."

Stevens a dit que les Flyers s'en remettent à la ligue, quant à savoir si on devait sanctionner le geste de Kostopoulos.

"Il doit y avoir 100 caméras qui ont capté la scène et la ligue a un superviseur qui suit le déroulement de la série, a-t-il souligné. Nous, on tourne la page. On regarde vers l'avant, comme on l'a fait après le match numéro un à Montréal."

Défaits 4-3 en prolongation, en lever de rideau de la série jeudi dernier, les Flyers avaient contesté le premier but d'Alex Kovalev ainsi que la pénalité que Mike Richards a écopée, aux dépens de Kovalev, et qui a mené au but égalisateur du Russe en fin de match.

"Peu importe (ce que la ligue va faire), ça va être une source de motivation additionnelle pour nous de pousser plus fort."

En lisant entre les lignes, on doit s'attendre à ce que les Flyers soient de retour devant leurs partisans avec la rage au coeur, comme le suggère leur slogan cette saison (Back With A Vengeance).

Timonen, lui, a fait moins dans la dentelle que son entraîneur, en affirmant que "toute l'équipe" devra préconiser un style plus robuste.

"Et si on doit bousculer les meilleurs éléments du Canadien, on va le faire", a-t-il averti.

Appelé à livrer sa version des faits, le défenseur finlandais s'est montré avare de commentaires, répétant comme Stevens qu'il avait tourné la page. Il a simplement expliqué ne pas avoir vu venir le coup de Kostopoulos, tout en assurant qu'il n'a pas nargué verbalement les joueurs du Tricolore.

"Je n'ai absolument rien dit. J'ai parlé après le coup, mais je ne peux pas vous répéter ce que j'ai dit", a-t-il relaté, en souriant.

Timonen y est allé d'une touche d'humour quand on lui a demandé s'il avait dit quelque chose en français.

"Merci, a-t-il répondu. C'est le seul mot de français que je connaisse!"

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