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La vie des nomades de la LNH à la date limite

Lee Stempniak et Dominic Moore comprennent que le fait de changer d'uniforme et de ville fait simplement partie de leur travail

par Tom Gulitti @tomgulittinhl / Journaliste NHL.com

Pour certains joueurs, les jours menant à la date limite des transactions dans la LNH peuvent devenir stressants. Chaque sonnerie de téléphone amène son lot d'inquiétudes.

Mais pour Lee Stempniak, c'est devenu la routine.

L'ailier droit des Hurricanes de la Caroline a été échangé à six occasions au cours de sa carrière dans la LNH, y compris à la date limite lors des trois dernières années. Lorsque le directeur général des Devils du New Jersey Ray Shero l'a appelé la saison dernière pour lui dire qu'il était échangé aux Bruins de Boston, Stempniak était préparé.

« Je savais que ça allait arriver au New Jersey si la bonne offre se présentait, a-t-il raconté. J'avais discuté avec mon agent et il avait parlé avec Ray et je sentais que ça allait se produire. »

En 12 saisons dans la LNH, Stempniak, maintenant âgé de 34 ans, a appris à accepter le fait que les transactions font partie du travail. Lui et le joueur de centre des Bruins, Dominic Moore, ont tous les deux joué pour 10 équipes, un sommet parmi les joueurs actifs.

Mike Sillinger, qui a terminé sa carrière en 2008-09 avec les Islanders de New York, a établi un record de la LNH en enfilant 12 uniformes différents et en étant échangé neuf fois, dont huit au cours de la saison.

« J'étais un joueur qui pouvait répondre aux besoins d'une autre équipe et qui respectait le budget, a dit Sillinger, qui agit maintenant comme dépisteur dans la Ligue de hockey l'Ouest. J'étais un joueur polyvalent alors j'étais utile pour les équipes. Quand vous allez en séries éliminatoires, vous voulez avoir de la profondeur. »

Moore a été échangé sept fois et réclamé au ballottage une fois. Son deuxième passage chez les Rangers de New York, de 2013-14 à 2015-16, a été le plus long de sa carrière dans une même ville.

« Je ne crois pas que personne souhaite nécessairement ça, mais il y a des côtés positifs et négatifs à cette expérience, a expliqué Moore. J'en ai retiré beaucoup de positif et j'en suis fier. J'ai gardé de bons souvenirs. J'ai pu jouer dans différentes villes et pour différentes équipes qui ont différentes traditions. J'ai rencontré des gens merveilleux au passage. »

Stempniak, qui a signé un contrat de deux ans avec les Hurricanes de la Caroline en tant que joueur autonome le 1er juillet, n'a jamais retrouvé une ancienne équipe jusqu'à maintenant. Son plus long séjour a été avec sa première formation, les Blues de St. Louis, qui l'ont sélectionné en cinquième ronde (no 148) au repêchage de 2003.

Stempniak avait joué les 14 premiers matchs de sa quatrième saison à St. Louis quand il a été échangé aux Maple Leafs de Toronto, le 24 novembre 2008. Depuis, il a fait des arrêts dans plusieurs villes.

Au cours des quatre dernières campagnes, il a joué pour sept équipes.

Il y a eu des transactions à de bien mauvais moments, comme celle qui l'a fait passer des Flames de Calgary aux Penguins de Pittsburgh à la date limite de 2014. Sa femme Lindsay avait donné naissance à ses filles jumelles, Reese et Lucy, cinq jours plus tôt avec six semaines d'avance.

Mais, comme Moore, Stempniak a remarqué que la vie de nomade dans la LNH a ses avantages.

« J'avais probablement pris l'avion seulement quatre fois avant d'atteindre la LNH, et maintenant j'ai habité aux quatre coins de l'Amérique du Nord, a noté Stempniak. À Calgary, nous pouvions voir les Rocheuses de notre maison, et j'ai également passé du temps en Arizona à Scottsdale ainsi qu'à New York, en plus de trouver notre nouvelle maison [pendant la saison morte] à Boston. J'ai joué à tous ces endroits. J'ai évolué sur le même trio que [le capitaine des Penguins] Sidney Crosby. J'ai pu expérimenter plusieurs choses, et je me suis fait plusieurs bons amis à différents endroits. »

Cela l'a probablement aidé à s'intégrer chaque fois qu'il a changé d'équipe.
  
« Je pense que je connaissais quelqu'un dans l'équipe chaque fois à l'exception de quand je suis arrivé à Toronto, a raconté Stempniak. En fait non, lorsque je suis arrivé à Toronto, je connaissais Jamal Mayers. Ici, cependant, le seul joueur que je connaissais bien était Jay McClement, puisque nous avons joué ensemble à St. Louis. Mais il était le seul. C'est plus rare. »

Bizarrement, après s'être entendu avec les Bruins le 30 août, Moore est arrivé au camp d'entraînement pour se rendre compte qu'il n'avait pas joué avec aucun des joueurs présents auparavant.

« Boston est probablement la seule équipe où je ne connaissais personne, a-t-il mentionné. Matt Beleskey était venu à mon événement caritatif à Toronto et c'est tout. C'était bizarre. Si je regarde tous les autres alignements de la ligue, il y a probablement au moins deux joueurs avec qui j'ai joué. »

Sans surprise, les chemins de Moore et Stempniak se sont croisés à quelques reprises. Ils ont d'abord joué l'un contre l'autre dans la Ivy League alors que Moore évoluait à Harvard et Stempniak à Dartmouth. Par la suite, ils ont joué ensemble avec les Maple Leafs et les Rangers.

Chacune de ces séquences comme coéquipiers a pris fin après moins d'une saison complète, alors que l'un ou l'autre a été échangé. 

« En raison de la manière dont la ligue fonctionne aujourd'hui, il y a beaucoup de chaises musicales, si on peut appeler cela ainsi, a souligné Moore. Les joueurs qui acceptent des contrats à court terme sont ceux qui sont le plus susceptibles de changer de villes. »

Sillinger et Stempniak ont été coéquipiers au cours de la saison recrue de Stempniak avec les Blues en 2005-06. Il s'agissait de la 10e équipe de Sillinger. Il a été échangé aux Predators de Nashville avant la fin de la saison.

« C'est une "business", a reconnu Sillinger. S'il y a une chose que j'ai apprise tôt au cours de ma carrière, c'est que le hockey n'était pas seulement un sport fantastique et quelque chose que j'aime, mais c'est également un emploi, quelque chose que je dois faire pour subvenir aux besoins de ma famille. Et partout où je suis allé, il y a toujours eu 20 gars prêts à m'accueillir. »

Bien que Sillinger ait affirmé qu'il ne serait pas embêté si quelqu'un battait son record de 12 équipes, il a aussi reconnu qu'il s'agissait « de quelque chose dont je suis fier ».

« Vous pouvez dire que j'ai évolué pour 12 équipes et d'autres choses du genre, a opiné Sillinger. Mais si vous remontez dans le temps et que vous parlez à la majorité de mes coéquipiers, j'aimerais croire qu'ils vous diraient que j'étais un joueur de caractère et un joueur d'équipe, qui plaçait son équipe avant lui-même, et que c'est pour cette raison que j'ai pu jouer aussi longtemps. »

Stempniak a assuré qu'il était « plutôt indifférent » à propos de la possibilité de battre le record de Sillinger un jour. Contrairement aux trois dernières saisons, son contrat n'arrive pas à échéance au terme de la saison, alors il ne s'attend pas à être échangé à la date limite des transactions 2017 (15 h, 1er mars). Mais, en raison de son expérience, il sait qu'il doit être prêt à tout.

Il sait aussi que le repêchage d'expansion de la LNH aura lieu en juin et que les Golden Knights de Vegas pourraient être intéressés à un vétéran qui a beaucoup voyagé afin de miser sur son leadership.

« J'aimerais que la Caroline soit la dernière équipe pour laquelle je vais jouer, et je veux faire partie de cette équipe, a souhaité Stempniak. Il s'agit d'une équipe jeune qui va seulement s'améliorer. Je crois que je peux apporter ma contribution de bien des manières et, espérons-le, ce sera mon dernier arrêt. Mais si ce n'est pas le cas, je n'ai pas peur du changement. 

« J'imagine que si ça doit se produire, ça va se produire. »

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