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La Russie tient le coup pour remporter la médaille de bronze

Les Russes freinent la remontée des Finlandais en troisième et évitent la catastrophe

par Emna Achour / Correspondante LNH.com

COLOGNE, Allemagne - La Russie a failli se faire jouer le même tour que la veille contre le Canada en troisième période, mais a réussi à tenir le coup cette fois.

Malgré trois buts sans réplique de la Finlande dont deux au troisième tiers, les Russes l'ont emporté 5-3, dimanche, pour s'emparer de la médaille de bronze au Championnat du monde 2017 de la FIHG.

Samedi soir, en demi-finale face à Équipe Canada, la Russie avait laissé filer une avance de deux buts et laissé les Canadiens marquer quatre fois au troisième vingt. Cette déconfiture lui avait coûté sa place en grande finale, mais la formation russe s'est assurée de ne pas refaire la même erreur.

« C'est un peu la même chose qui s'est produite [samedi], a reconnu le défenseur russe Dmitry Orlov. On dirait qu'on a arrêté de jouer. Mais l'entraîneur a eu la bonne idée d'appeler un temps d'arrêt (après le troisième but des Finlandais) pour qu'on relaxe et qu'on retrouve nos repères. Par la suite, on a recommencé à jouer de façon plus détendue et [Nikita] Kucherov a marqué un gros cinquième but pour nous. »

Le filet de Kucherov, à 8:03 du troisième engagement pour redonner une avance de deux buts à la Russie, a en effet refroidi les ardeurs des Finlandais et stoppé l'hémorragie du côté des Russes.

Vladimir Tkachov et Nikita Gusev - avec deux buts - ont complété la marque pour la Russie, qui a ainsi remporté une deuxième médaille de bronze de suite.

« On était venus ici pour gagner l'or, mais je pense qu'après la déception d'hier, tout le monde a amorcé le match d'aujourd'hui avec la bonne mentalité, a indiqué le défenseur Ivan Provorov sur les ondes de TSN après la rencontre. On voulait tous gagner pour nos coéquipiers et pour notre pays. »

La Finlande a donc été exclue du podium pour une deuxième fois en trois ans, elle qui avait perdu le match de la médaille d'or face au Canada l'an dernier à Moscou.

« D'abord et avant tout, je suis extrêmement fier de tous les joueurs de notre équipe, a déclaré l'attaquant finlandais Mikko Rantanen. On a connu des difficultés pendant nos sept premiers matchs en phase de groupe, mais on s'est ressaisi et on s'est rendu jusqu'en demi-finale. C'est décevant présentement, mais tout le monde s'est donné corps et âme et j'en suis très fier. »

Avant le but de Kucherov, Rantanen avait touché la cible alors qu'il ne restait que 27 secondes à faire en deuxième période afin d'ouvrir la marque pour la Finlande et de faire 4-1.

Puis, 1:16 après le début de la troisième, le tir des poignets de la ligne bleue du défenseur Mikko Lehtonen a réussi à se faufiler sous le bras du gardien russe Andrei Vasilevskiy pour porter le pointage à 4-2.

Un peu plus de quatre minutes plus tard, Veli-Matti Savinainen a semé l'hystérie au banc des Finlandais en réduisant l'écart à 4-3 en complétant un superbe tic-tac-toe amorcé par Sebastian Aho et Rantanen.

L'entraîneur russe Oleg Znarok a alors appelé un temps d'arrêt pour calmer ses troupes, et la stratégie a semblé porter fruit.

La Russie donnait pourtant une sévère correction à la Finlande avant la fin du deuxième tiers, dominant tous les aspects du jeu et forçant notamment les Finlandais à changer de gardien à mi-chemin en deuxième période après le but de Bogdan Kiselevich, qui faisait 4-0 pour les Russes.

« Je pense qu'on n'a pas trop mal fait en première période. Les Russes étaient évidemment meilleurs que nous, mais cette période ne nous a pas fait trop mal. C'est vraiment la deuxième qui nous a tués, a déclaré Rantanen. On n'était pas prêts, je ne pourrais pas vous dire pourquoi. Mais on a démontré beaucoup de caractère en troisième en s'approchant à 4-3, sauf qu'ils ont marqué un but chanceux et c'était fini pour nous. »

Vasilevskiy a repoussé 26 des 29 rondelles auxquelles il a fait face dans la victoire, tandis que le gardien partant finlandais Joonas Korpisalo a stoppé 14 tirs et que son auxiliaire Harri Sateri n'a accordé qu'un but sur les 12 lancers qui ont été dirigés vers lui.

L'attaquant russe Artemi Panarin, qui est temporairement au sommet du classement des pointeurs du tournoi avec 17 en neuf matchs, s'est dit heureux de conclure le Championnat du monde 2017 de la FIHG sur une note positive.

« Je suis satisfait de la victoire, satisfait d'avoir gagné le bronze, a-t-il déclaré. Je suis un peu triste qu'on n'ait pas été en mesure d'aller chercher l'or parce qu'on avait vraiment de bonnes chances d'y arriver, mais je ne peux pas dire que terminer en troisième place soit un mauvais résultat. »

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