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La Russie écrase les États-Unis, remporte la bronze

Datsyuk, Panarin et Mozyakin mène la charge offensive pour l'équipe hôte du Championnat du monde

par Emna Achour / Correspondante LNH.com

MOSCOU - Ce n'était peut-être pas la médaille qu'ils espéraient décrocher au départ, mais c'est toujours mieux que pas de médaille du tout.

 

Sergei Mozyakin, Pavel Datsyuk et Artemi Panarin ont récolté trois points chacun, dimanche, et la Russie a écrasé les États-Unis 7-2 pour décrocher la médaille de bronze au Championnat du monde 2016 de la FIHG.

« C'est toujours difficile de perdre en demi-finale, mais la victoire d'aujourd'hui vient compenser », a déclaré l'attaquant des Capitals de Washington Evgeni Kuznetsov. « Ça fait encore un peu mal, mais c'est ça le hockey. »

 

La Russie s'était inclinée 3-1 contre la Finlande samedi en demi-finales, mais l'équipe n'a pas perdu confiance puisqu'elle sentait qu'elle avait offert une assez bonne performance malgré la défaite.

 

« Après le match, on en a discuté et on s'est dit qu'on avait fait beaucoup de bonnes choses quand même, a ajouté Kuznetsov. On a tenté de demeurer positifs et on s'est dit que l'ambiance dans les gradins allait nous donner beaucoup d'énergie aujourd'hui (dimanche). Et vous avez pu voir le début de match qu'on a connu; c'était très important pour nous de marquer le premier but. »

 

Slava Voynov est celui qui a marqué en premier pour la Russie, et la formation n'a plus jamais regardé derrière elle par la suite. Les Russes sont demeurés en plein contrôle, inscrivant trois autres buts sans riposte avant que les États-Unis réduisent l'écart à 4-1 en fin de deuxième période.

 

Mozyakin (deux buts, une aide), Ivan Telegin, Evgeni Dadonov (un but, une aide), Panarin (un but, deux aides) et Vadim Shipachyov (un but, une aide) ont été les autres marqueurs du côté de la Russie.

 

Le gardien des Blue Jackets de Columbus Sergei Bobrovsky a terminé la rencontre avec 28 arrêts sur les 30 lancers qui ont été dirigés vers lui.

 

« On n'a jamais vraiment été capables de se mettre en marche », a évoqué l'attaquant des États-Unis Nick Foligno, qui joue avec Bobrovsky chez les Blue Jackets. « On a obtenu quelques chances, mais Bobrovsky est un très bon gardien - comme je le connais très bien - et il a fait de gros arrêts dès le départ. C'est juste dommage qu'on n'ait jamais trouvé notre erre d'aller. »

 

Frank Vatrano dews Bruins de Boston a été le seul à répliquer du côté des États-Unis, lui qui a marqué les deux buts des siens. Le gardien des Devils du New Jersey Keith Kinkaid a alloué cinq filets sur 17 tirs avant d'être remplacé par Mike Condon des Canadiens de Montréal (10 arrêts) pour amorcer la troisième période.

 

Les Américains semblaient avoir le réservoir complètement vide du début à la fin de la rencontre, eux qui avaient tout donné la veille dans un match de demi-finale extrêmement serré contre le Canada.

 

« Je pense que c'est une situation difficile », a déclaré l'entraîneur-chef de l'équipe américaine, John Hynes. « Et on le savait dès le départ après un match aussi intense et émotif que celui d'hier soir. Je pense cependant qu'on était prêts, mais les choses ne se sont pas particulièrement bien déroulées pour nous.

 

« C'est toujours difficile de jouer quand tu tires de l'arrière, encore plus quand tu dois jouer 12 heures après avoir disputé ton match précédent. L'autre équipe avait assurément un avantage de ce côté-là. »

 

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