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La Russie bat le Canada 2-1 et défend son titre au Championnat du monde

LNH.com @NHL

BERNE, Suisse - La Russie est à nouveau au sommet de la planète hockey après avoir battu le Canada 2-1 en finale du Championnat du monde, dimanche, pour mettre la main sur un deuxième titre consécutif.

Les Canadiens ont été les victimes de ces deux derniers sacres russes, qui n'avaient pas réussi à défendre leur titre depuis 1990, à l'époque de l'U.R.S.S.

Est-ce le début d'une nouvelle dynastie russe?

"Je le crois, oui", a répondu le défenseur Denis Grebeshkov.

Mais cette opinion n'était pas partagée par tous.

"Je ne pense pas que l'on puisse parler de dynastie", a rétorqué Dany Heatley. "Ils ont d'excellents jeunes joueurs, mais nous aussi."

"Il s'agira d'une belle rivalité pendant encore plusieurs années", a ajouté Heatley.

Alexander Radulov a marqué le but gagnant à la suite d'un bel effort individuel en deuxième période. Oleg Saprykin a marqué l'autre filet des vainqueurs.

"C'est Radulov, il fait ça à chaque fois", a lancé le capitaine du Canada, Shane Doan. "Il faut s'y attendre."

Le gardien Ilya Bryzgalov a effectué 37 arrêts, n'étant déjoué que par Jason Spezza. Dwayne Roloson a bloqué 15 des 17 tirs de la formation russe.

Pourtant, le Canada aurait facilement pu l'emporter.

Heatley a décoché un tir qui a donné contre le masque de Bryzgalov, Doan a trébuché alors qu'il semblait se diriger seul vers le gardien rival, Matthew Lombardi a été incapable de tirer au filet lors d'une échappée à deux contre un et Steven Stamkos a effectué de belles feintes avant de voir le disque aboutir sur le dessus du filet.

"Nous avons plus que doublé leur nombre de tirs au but et nous avons probablement passé deux fois plus de temps dans leur territoire", a mentionné Stamkos. "Je pense que les deuxième et troisième périodes ont été nos deux meilleures de tout le tournoi. La sensation est décevante et nous nous en voulons car nous avons eu tellement d'occasions de marquer."

La rivalité entre les deux nations est donc bien vivante à l'aube du prochain grand rendez-vous international, les Jeux de Vancouver.

"Lors des deux dernières années, nous avons eu droit à deux bons tournois et deux bonnes finales", a noté Yzerman. "Ca aide à promouvoir notre sport et créer de l'intérêt pour le tournoi olympique."

La Russie a montré un visage différent au cours de cette finale, s'efforçant de protéger sa mince avance tout au long de la troisième. Les Canadiens ont quant à eux tout fait pour créer l'égalité. Le défenseur Shea Weber a obtenu la meilleure chance du Canada quand son tir a touché l'extérieur du filet avec quelques secondes à faire dans le match.

Une fois la dernière seconde écoulée, les Russes ont démontré toute leur joie sur la glace. Doan a quant à lui démontré toute sa colère en lançant le gant d'un adversaire dans la foule.

N'eut été de quelques gros arrêts de Roloson, le Canada aurait pu connaître un horrible départ. Après que Doan eut écopé d'une pénalité dès la quatrième minute de jeu, les Russes ont pu envoyer leur dangereuse unité spéciale. Roloson a alors frustré Sergei Zinoviev d'un bel arrêt de la jambière avant de priver Alexander Perezhogin d'un but quelques instants plus tard.

Doan s'est rapidement fait pardonner cette pénalité en préparant le premier but du match avec une superbe passe du revers à Spezza, qui n'a eu qu'à pousser la rondelle dans un filet abandonné, à 5:37 de la première.

Il s'agissait d'un septième but dans ce tournoi pour l'attaquant des Sénateurs d'Ottawa et d'une huitième fois en neuf rencontres que le Canada marquait en premier.

Cette avance n'a toutefois tenu le coup qu'un peu plus de sept minutes. Les Russes ont bénéficié d'un autre avantage numérique quand Braydon Coburn a été chassé pour avoir retardé le match en dégageant la rondelle directement dans la foule. Posté devant le gardien, Saprykin a habilement fait dévier le tir de Vitali Atyushov derrière Roloson pour faire 1-1 à 12:59.

La Russie a eu deux belles chances de prendre les devants avant la fin de la première, mais à nouveau, Roloson s'est dressé face aux Russes. Il a d'abord - encore - bloqué le tir de Zinoviev avant de réussir in extremis un arrêt de la jambière sur un tir dévié par Ilya Kovalchuk, choisi le joueur le plus utile à son équipe à l'issue du tournoi.

Le rythme effréné de la première n'a pas été maintenu en deuxième, mais l'intensité des deux clubs est demeurée intacte. Kovalchuk a notamment exprimé tout son mécontentement aux officiels après avoir perdu une dent à la suite d'un coup de bâton accidentel de Dany Heatley. Aucune pénalité n'a été décernée sur le jeu.

Radulov a ensuite démontré tout son talent et sclellé l'issue du match en transportant la rondelle en zone canadienne, laissant Chris Phillips faire le premier geste avant de couper devant le filet et battre Roloson d'un tir des poignets à 14:30.

L'ex-attaquant des Remparts de Québec a célébré ce superbe but en faisant tournoyer son bâton et en ouvrant les bras, une réaction qui a choqué le banc canadien.

Les Canadiens ont bien tenté de créer l'égalité en troisième, mais se sont butés à un Bryzgalov en grande forme.

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