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Lac Tahoe: la LNH a surmonté des obstacles pour terminer le premier match

Le décor était extraordinaire pour la victoire de l'Avalanche contre les Golden Knights

par Nicholas J. Cotsonika @cotsonika / Chroniqueur NHL.com

STATELINE, Nevada - C'était trop beau.

Pendant un bout de temps, on se disait que la LNH n'aurait pas pu demander mieux pour le match de samedi de l'événement « La LNH dehors au lac Tahoe Bridgestone ». De la neige était tombée durant la nuit, et la scène était digne d'un matin de Noël, avec les sapins enneigés et le sol couvert d'un tapis blanc.

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Au moment où l'Avalanche du Colorado et les Golden Knights de Vegas se sont amenés pour la période d'échauffement, à environ 11 h 25 (heure du Pacifique), le soleil brillait. Le décor était aussi spectaculaire que prévu. La Sierra Nevada et le lac Tahoe étincelaient comme toile de fond de la patinoire, aménagée sur l'allée du 18e trou du parcours de golf du Edgewood Tahoe Resort.

Personne n'avait jamais vu un tel match de la LNH.

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Le problème, c'est que le soleil a continué de briller quand le match s'est amorcé à midi, et ce, malgré le fait que l'on prévoyait un peu de nuages durant l'après-midi. Les logos foncés ont absorbé la lumière, détériorant la première couche de glace malgré des températures tout près du zéro degré Celsius. 

La LNH a dû suspendre la rencontre après la première période pour assurer la sécurité des joueurs, alors que le Colorado menait 1-0. Le premier entracte n'a pas pris fin avant 21 heures, alors que la lune était sortie et que les températures avaient chuté de cinq degrés. Dans le noir et sans la vue à couper le souffle, à l'exception des lumières qui éclairaient les sapins, l'Avalanche a gagné 3-2. 

« Nous avons organisé plus de 30 matchs en plein air », a déclaré le commissaire de la LNH Gary Bettman sur les ondes de NBC. « Il s'agit de la météo la plus difficile avec laquelle nous avons dû composer, et c'est une journée magnifique. »

Ce n'est pas ce que la LNH avait imaginé, bien entendu. Mais lorsque tu joues à l'extérieur, ça fait partie des choses qui peuvent survenir. Tu ne peux pas contrôler la météo. Tu peux seulement composer avec celle-ci, mais encore là, tu es à la merci des météorologues et, ultimement, de mère Nature.

La LNH avait déjà dû repousser le début de certains matchs ou stopper le jeu momentanément à plusieurs reprises, notamment en raison du soleil, au cours de ses 30 parties en plein air entre 2003 et 2020. Mais c'est la première fois que la Ligue était obligée de suspendre le jeu aussi longtemps. 

« Jusqu'ici, nous avons été chanceux, car nous n'avons jamais été obligés d'annuler un match », a indiqué le commissaire adjoint Bill Daly.

Chacun de ces événements comporte un risque. Ils impliquent tous des investissements énormes en termes d'argent et de main d'œuvre.

Mais l'événement « La LNH dehors au lac Tahoe », qui inclut aussi une rencontre entre les Flyers de Philadelphie et les Bruins de Boston dimanche - repoussée de 15 h (heure de l'Est) à 19 h 30 en raison du soleil prévu - est encore plus risqué que d'habitude.

C'est le résultat de la pandémie du coronavirus. Avec des foules limitées ou la présence interdite de spectateurs partout en Amérique du Nord, la LNH a décidé de jouer à l'extérieur sans partisans dans un endroit où elle n'aurait jamais pu accueillir des partisans.

Sans revenus provenant de la vente de billets ou des concessions, la Ligue a dû bâtir plus d'infrastructures qu'à l'habitude, car un parcours de golf n'offre pas les mêmes installations qu'un stade.

La Ligue a visité le site une fois et eu seulement deux mois pour planifier l'événement, plutôt que les 15 à 20 visites habituelles et l'année de préparation pour ses autres événements.

Le but était non seulement de tirer le meilleur d'une situation négative, mais aussi de transformer une mauvaise situation en quelque chose d'unique et de mémorable. On voulait époustoufler les partisans avec un événement fait sur mesure pour la télévision.

« Tu ne peux pas connaître du succès si tu ne prends pas le risque d'échouer », a dit le commissaire Bettman.

Il n'y avait donc qu'une seule chose à faire samedi : tirer le meilleur de la situation encore une fois et éblouir tout le monde quand même. 

C'est ça, le hockey. Tu surmontes l'adversité et tu fais ce qu'il faut pour accomplir ton travail. La LNH a dû composer avec tellement de perturbations cette saison en raison du coronavirus. Allait-elle s'arrêter en raison du soleil? Il y a une raison pour laquelle elle avait pris soin d'installer des lumières.

Les préposés à la patinoire ont couvert la glace jusqu'au coucher du soleil, puis ils l'ont réparée. Les équipes se sont échauffées à nouveau, puis elles ont joué deux périodes de hockey, isolées. Pas de partisans. Pas de bruits artificiels de foule. Uniquement le son authentique du hockey, entrecoupé de musique pendant les arrêts de jeu et de la mascotte de Vegas qui fracassait son épée sur son bouclier.

Sans faire de jeu de mots, c'était le jour et la nuit.

« C'était plutôt extraordinaire », a lancé le défenseur de l'Avalanche Cale Makar. « Chapeau aux préposés à la glace et à tous ceux qui ont mis en place cet événement pour nous. Bien sûr, ç'a été une journée très difficile pour eux, car ils ont dû composer avec tous les problèmes que nous avons eus, mais la glace était superbe ce soir, et au final, ç'a été une expérience géniale. Tu n'as pas la vue le soir, mais pour nous, les joueurs, ç'a assurément été très spécial. »

Video: MacKinnon fait la différence au lac Tahoe

Voici ce qui résume toute la journée : le directeur au contenu de la LNH Steve Mayer, celui qui a supervisé le spectacle, parlait au téléphone à l'extérieur autour de huit heures (heure du Pacifique), quand il a glissé sur un rond de glace et s'est blessé à la jambe droite. Il a continué à travailler malgré sa blessure jusqu'à ce que, 12 heures plus tard, il aille finalement passer un examen par rayons X dans la tente aménagée pour ça.

Le diagnostic? Une fracture en spirale du péroné.

En termes de hockey, il s'agit d'une blessure au bas du corps. Il a remis sa botte sur son pied enflé et a repris son poste à temps pour la deuxième période. Entre le deuxième et le troisième engagement, on lui a fait enfiler une botte de marche et on lui a remis des béquilles. Il a terminé le match sans rater une seule présence et il sera de retour dimanche. 

« C'est malheureux, a-t-il mentionné, mais ça fait partie du hockey. »

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