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La force des jeunes chez les Penguins

Conor Sheary, Bryan Rust et Matt Murray ont un grand mot à dire dans l'avance de 2-0 de Pittsburgh en Finale de la Coupe Stanley

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAN JOSE - Conor Sheary a le sentiment qu'il s'est écoulé trois ans depuis qu'il a pris part à un obscur tournoi de recrues à London, en Ontario, en septembre dernier.

Sheary, Bryan Rust et Matt Murray, sous les couleurs des Penguins de Pittsburgh, se mesuraient à de vertes recrues des organisations des Canadiens de Montréal, des Maple Leafs de Toronto et des Sénateurs d'Ottawa.

À peine neuf mois plus tard, les voilà en Finale de la Coupe Stanley, les projecteurs braqués sur eux parce qu'ils sont des acteurs importants.

« Ouf! Il s'en est passé des choses. On dirait que ça fait déjà trois ans », lance Sheary quand on lui rappelle sa participation au tournoi des recrues.

Les exploits du trio de jeunes en Finale ont propulsé les Penguins en avant 2-0 face aux représentants de l'Association de l'Ouest. Les troisième et quatrième duels auront lieu au SAP Center de San Jose, samedi et lundi (20h HE; TVA Sports, CBC, NBCSN).

Les attaquants Sheary et Rust ont fourni un but chacun dans la victoire initiale de 3-2 des Penguins, lundi, tandis que Sheary a été le héros du match no 2 en tranchant en prolongation dans le gain de 2-1, mercredi.

Murray, âgé de 22 ans, a signé les deux victoires devant le filet. Il en a 13 à sa fiche en séries éliminatoires, soit le même total qu'il en a récolté en 17 sorties en saison régulière.

On peut véritablement parler de « la force des jeunes » chez les Penguins pour utiliser un slogan des défunts Nordiques de Québec au début des années 1990.

« La contribution de nos jeunes ne me surprend plus à ce stade-ci », mentionne Sidney Crosby, qui a pris Sheary sous son aile au sein du premier trio. « Peu importe la situation, ils la gèrent super bien. Ils ont du plaisir à jouer et ils ont confiance en leurs aptitudes. Ils montrent ce qu'ils peuvent faire de façon éclatante. »

Tous les trois affichent l'assurance et le flegme de vétérans. Ils sont inébranlables. Kristopher Letang n'est également pas surpris.

« Pantoute », réagit le défenseur quand on lui pose la question. « L'attitude calme et posée des vétérans se reflète sur l'attitude des jeunes », renchérit-il.

« Nos jeunes sont importants pour nous. On ne leur pas confié des rôles de soutien. Ils font partie de nos deux premiers trios et ils font ça comme des grands. »

L'entraîneur Mike Sullivan ne rate pas une occasion de souligner combien les vétérans ont tôt fait d'intégrer les jeunes en les faisant sentir comme des membres à part entière de l'équipe, dès leur arrivée cette saison.

Sullivan était bien au fait du potentiel de ces jeunes puisqu'il les dirigeait à la barre de l'équipe-école de Wilkes-Barre. Il n'a pas hésité à les faire graduer à Pittsburgh peu de temps après avoir remplacé Mike Johnston comme entraîneur des Penguins, le 12 décembre.

« Nous étions les gars de Sullivan », soumet Sheary qui n'a pas été repêché dans la LNH. « Il avait confiance en nous, mais d'un autre côté nous avions également confiance en lui. Ç'a facilité la tâche de tout le monde. »

Le rapide Sheary, 23 ans, s'est retrouvé en compagnie de Crosby dès ses premiers coups de patins dans la LNH. Il avoue que l'expérience peut-être intimidante au début. La rondelle était comme un tison ardent sur la palette de son bâton parce qu'il voulait continuellement la lui remettre dès qu'il l'avait.

« `Sid' me disait de me détendre et de rester moi-même, mais c'était plus fort que moi. Il a été très bon pour moi. Maintenant je suis à l'aise, relate-t-il. Vous réalisez vite combien c'est un grand joueur. Vous devez toujours être prêt à recevoir une passe. »

En 44 matchs en saison régulière, Sheary a réussi sept buts et totalisé 10 points. C'est seulement un point de moins qu'en 19 rencontres en séries (4-5).

Rust, 24 ans, un autre marchand de vitesse qui évolue avec Evgeni Malkin et Chris Kunitz, a récolté 11 points (4-7) en 41 matchs en saison régulière, deux de moins qu'en séries (6-3).

Les trois jeunes, qui sont inséparables à l'extérieur de la patinoire, réalisent un rêve en participant à la Finale.

« Je sais que c'est une chance unique qui ne se présente pas à tous les jours. J'essaie de savourer pleinement l'expérience. C'est un moment très exaltant », résume Sheary, un Américain de Winchester qui a porté les couleurs de l'Université du Massachusetts pendant quatre saisons avant d'accepter l'offre contractuelle des Penguins en 2014.

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