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La finale va se jouer talent contre talent, promet Mike Babcock

LNH.com @NHL

DETROIT - Une des plus prometteuses finales de la Coupe Stanley va commencer samedi soir au Joe Louis Arena. Une finale au cours de laquelle le talent des deux équipes pourra s'exprimer librement.

"La plus belle série à laquelle j'ai assisté a opposé Detroit au Colorado en 2002, en finale de l'Association Ouest", a rappelé vendredi le directeur général des Red Wings, Ken Holland. "J'avais l'impression qu'on pouvait marquer chaque fois qu'on prenait possession de la rondelle. J'avais aussi le sentiment que les joueurs de l'Avalanche pouvaient compter chaque fois qu'ils mettaient la main sur le disque. Eh bien, je m'attends à une série similaire entre les Red Wings et les Penguins de Pittsburgh", a-t-il ajouté.

L'entraîneur des Red Wings, Mike Babcock, aura le dernier mot dans les changements de trios. Babcock a bien l'intention d'opposer ses meilleurs éléments aux meilleures unités des Penguins. Une stratégie qui ne devrait pas déplaire à son homologue Michel Therrien.

"On va jouer cette série talent contre talent", a promis Babcock, qui en est à sa deuxième finale, après une première participation en 2003 derrière le banc des Mighty Ducks d'Anaheim.

"Je n'aime pas envoyer un trio défensif contre les meilleurs joueurs de l'adversaire, a-t-il expliqué. Ceux-ci seront encore plus menaçants en attaque s'ils n'ont pas à se soucier de leur défense."

C'est dire que les Henrik Zetterberg, Pavel Datsyuk, Tomas Holmstrom et Johan Franzen, dès qu'il sera en mesure de jouer, seront directement opposés aux Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Marian Hossa et autres Ryan Malone. Comme affiche, on n'a pas vu mieux depuis les belles années des Oilers d'Edmonton.

La tête d'affiche

La ligue n'aurait pu souhaiter un meilleur scénario pour mousser son produit, trois ans après la fin du lock-out. Crosby est la tête d'affiche du circuit et sa seule présence va créer un intérêt certain, même aux Etats-Unis.

"On sait tous ce que Sidney représente pour la ligue, a noté le directeur général des Penguins, Ray Shero. Il s'affirme autant par son jeu que par ses actions hors de la patinoire. Cette finale se veut une scène idéale pour lui.

"Sidney a toujours su comment se comporter dans pareille situation, a ajouté Shero. En fait, cela le motive à être encore meilleur. Il semble imperméable à la pression. Il est toujours bien concentré mais jamais tendu. Il voit ça comme un défi. C'est la marque des grands joueurs."

Therrien affirme que sa jeune troupe est prête à disputer cette finale face à une formation nettement plus expérimentée. Il fait valoir que les Penguins ont soutiré un grand enseignement de leur série contre Ottawa en 2007.

"L'an dernier, on mettait l'accent sur les Sénateurs. On se disait par exemple que Mike Fisher excellait dans les mises en jeu. Quand Crosby se retrouvait devant lui, il était évidemment plus nerveux.

"Cette année, on met l'accent sur nous. C'est une approche complètement différente", insiste l'ancien entraîneur du Canadien.

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