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La balle est dans le camp de John Tavares

Les Islanders doivent attendre que leur attaquant décide s'il veut rester ou devenir joueur autonome

par Marc Tougas / Collaborateur LNH.com

Plus la saison de la LNH va avancer, plus on va entendre parler de la possibilité que John Tavares devienne joueur autonome sans compensation, le 1er juillet prochain. Mais ne comptez pas sur le principal intéressé pour apporter de l'eau au moulin à rumeurs.

Avant le début de la saison, Tavares s'est dit prêt à discuter de son avenir avec les Islanders de New York pendant que la campagne se déroule. Puis, plus récemment, il a averti les médias que si discussions il y devait y avoir entre la formation new-yorkaise et son agent Pat Brisson, celles-ci se feront en privé, question de ne pas déranger ses coéquipiers.

« Selon moi, ce n'est pas quelque chose dont on a besoin de parler tous les jours, ni même chaque semaine, a déclaré Tavares en septembre dernier. Je trouve qu'il est important de rester concentré sur la saison et de m'assurer que je continue d'être le meilleur joueur et le meilleur capitaine possible pour les Islanders. »

Tavares a aussi fait savoir récemment qu'avant que les négociations s'amorcent réellement, il devait d'abord réfléchir de son côté, à savoir s'il voulait rester ou non. En prenant bien son temps.

Sa réflexion risque d'autant plus d'être longue que la saison se déroule très bien, autant pour les Islanders que Tavares. Profitant du creux de vague des Capitals de Washington et des Penguins de Pittsburgh cette saison, les Islanders sont en position de remporter un premier titre de section depuis que Tavares s'est amené dans la Ligue en 2009-10, et Tavares se dirige vers sa meilleure saison à vie à l'attaque, alors qu'à son rythme actuel, il dépasserait les 50 buts et les 90 points.

Bref, on ne parle pas ici d'un joueur autonome potentiel qui évolue pour une formation déjà éliminée des séries et qui peut se permettre de penser à lui avant l'équipe.

« La communication a été excellente jusqu'ici et nous continuerons de garder ces lignes de communication ouvertes, en laissant le processus aller de l'avant, a par ailleurs dit Tavares avant le début du calendrier régulier. Je suis ouvert à tous les scénarios. »

Aux yeux de bien des gens, la date butoir d'un tel processus est la date limite des transactions. Car c'est le moment pour obtenir quelque chose en échange d'un joueur qu'on pourrait perdre pour rien en juillet. Mais ce raisonnement s'applique-t-il aux joueurs de premier plan comme Tavares ?

En effet, même si les Islanders réussiraient sans doute à monnayer les services de Tavares en retour de plusieurs joueurs, il faudrait qu'une équipe soit prête à offrir au directeur général Garth Snow une moitié d'équipe ou presque pour que le jeu en vaille la chandelle. Sinon, la formation new-yorkaise risque tout simplement de se tirer dans le pied en l'échangeant alors qu'elle s'apprête peut-être à connaître les meilleurs moments de son histoire, autant en saison régulière qu'en séries, depuis la dynastie des années 1980.

Car il est difficile d'imaginer les Islanders atteindre les plus hauts sommets sans son joueur de concession. Si New York affiche la meilleure attaque dans la Ligue (3,73 buts marqués par match) en ce moment, c'est en bonne partie grâce aux 17 buts et 31 points en 27 rencontres récoltés par Tavares.

Et si les Islanders n'ont jamais dépassé le deuxième tour éliminatoire depuis que Tavares est là, celui-ci n'est pas à blâmer. L'attaquant de 27 ans a 22 points (11 buts, 11 passes) en 24 rencontres éliminatoires en carrière, avec quatre buts gagnants, dont deux en prolongation.

« (Tavares) est un joueur que nous voulons voir prendre sa retraite dans l'uniforme des Islanders, a récemment indiqué Snow. Il a une grande force de caractère. »

Les Islanders semblent donc condamnés à attendre. La réflexion de Tavares risque de durer jusqu'au bout du processus ou presque, comme ç'a été le cas de Steven Stamkos il y a deux ans. Ce dernier avait laissé son contrat se terminer et avait commencé à discuter avec d'autres clubs, avant de finalement signer un nouveau contrat avec le Lightning de Tampa Bay quelques heures avant l'ouverture officielle du marché des joueurs autonomes.

Quand Tavares dit qu'il envisage tous les scénarios, il faut penser qu'il se rendra peut-être jusque-là lui aussi. Ça lui donnerait notamment le temps de voir si le fait qu'il est désormais mieux entouré à l'attaque, notamment par Anders Lee, qui a un but de moins que lui, par Josh Bailey, troisième dans la LNH au chapitre des mentions d'aide, et par Mathew Barzal, le meilleur pointeur chez les recrues de la ligue, se traduira par un long parcours en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Si c'est le cas, sans doute Tavares sera-t-il tenté de rester, question de faire durer le plaisir avec l'équipe qui l'a repêché.

Si les Islanders déçoivent encore ce printemps, peut-être Tavares sera-t-il tenté d'écouter les offres d'autres clubs dans les jours qui précéderont l'ouverture du marché. Question d'aller là où on lui offrira les meilleures chances de soulever la Coupe Stanley.

Et là encore, il pourra toujours changer d'idée si rien ne le séduit. C'est ça la beauté d'être joueur autonome quand on est un athlète de premier plan.

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