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Kovalev croyait rester à Montréal, mais tout s'est passé trop vite

LNH.com @NHL

MONTREAL - Alex Kovalev croyait bien qu'il allait terminer sa carrière à Montréal, mais le sort en a décidé autrement et il accepte bien la situation.

C'est ce qu'a déclaré l'ancien du Canadien qui est maintenant un membre des Sénateurs d'Ottawa, mardi, lors d'une conférence téléphonique avec les médias montréalais.

L'ancien numéro 27 du Tricolore avait bien l'intention de poursuivre sa carrière avec la formation montréalaise, même s'il était joueur autonome. Sauf que le 1er juillet, une offre soumise par Bob Gainey en après-midi a vite été retirée. Kovalev s'est donc soudainement vu privé de la chance de poursuivre les négociations entreprises avec le directeur général du Canadien.

"Tout est arrivé si vite qu'il n'y a pas eu beaucoup de temps pour y penser, a indiqué Kovalev depuis la Russie, mardi. (Le Canadien) a décidé d'aller dans une autre direction et j'ai perdu l'opportunité qui s'offrait.

"J'ai toujours dit que je voulais revenir à Montréal, mais tout est arrivé si vite, a renchéri l'attaquant de 36 ans. La dernière chose qu'on a entendu (du Canadien), c'est qu'ils ne pouvaient plus s'entendre avec nous parce qu'ils allaient s'entendre avec un autre joueur."

On sait que le Canadien a profité de la journée du 1er juillet pour embaucher quatre joueurs autonomes, soit les attaquants Mike Cammalleri et Brian Gionta, en plus des défenseurs Jaroslav Spacek et Hal Gill.

Kovalev n'a donc pas eu d'autre de choix que de se chercher une autre équipe. Il a finalement conclu une entente de deux ans d'une valeur de 10 millions $ US avec les Sénateurs, annoncée lundi.

"Ottawa a une bonne équipe", a affirmé Kovalev pour justifier son choix, lui qui aurait également suscité l'intérêt des Rangers et des Islanders de New York, ainsi que des Kings de Los Angeles.

"J'avais le sentiment qu'il leur manquait quelque chose et que je pourrais peut-être leur apporter un élément qui leur permettrait d'être plus compétitifs, a dit le vétéran à propos des Sénateurs. Ils ont un très bon premier trio. Peut-être pourrai-je les aider à avoir un bon deuxième ou troisième trio. Une trio ne suffit pas à faire tout le travail quand on veut remporter la coupe Stanley."

Aucune rancune

Kovalev a dit ne garder aucune rancune à l'égard du Canadien.

"Je ne suis pas le genre de gars à rester fâché le reste de ma vie parce que quelqu'un m'a fait quelque chose. Ca fait partie du hockey."

Kovalev a déclaré qu'il ne jouerait pas contre le Canadien la vengeance au coeur, cet hiver, pas plus qu'il ne le fait contre les Penguins de Pittsburgh ou les Rangers de New York, ses deux autres anciennes équipes.

"Ce n'est pas la première fois que je change d'équipe, a-t-il rappelé. Ca fait partie de la vie.

"Que ce soit contre Montréal, New York ou Pittsburgh, je ne me dis pas que je dois détruire l'autre équipe parce qu'ils ne m'ont pas gardé. Ce seront des matchs comme les autres. La même chose que des matchs contre Vancouver, Chicago ou peu importe."

Kovalev s'est par ailleurs dit touché par la manifestation de partisans, dimanche, devant le Centre Bell.

"Des amis m'ont mis au courant en m'envoyant des courriels et des photos, a-t-il relaté. Je suis reconnaissant du soutien que les amateurs m'ont donné pendant mon séjour à Montréal. Le fait d'obtenir ce soutien a changé le cours de ma carrière de bien des façons.

"J'ai toujours pensé que je finirais ma carrière à Montréal. Mais parfois, dans la vie, il faut emprunter un autre chemin que celui qu'on avait prévu. Peut-être que nos chemins se croiseront à nouveau un jour, peut-être pas."

Une réputation surfaite

Kovalev a répété qu'il n'avait aucune idée d'où vient cette réputation d'être un joueur énigmatique, difficile à diriger et incapable d'offrir un effort constant.

"Peut-être que lorsque les entraîneurs me disent quelque chose et que je ne leur réponds pas, ils pensent que je m'en fous, a affirmé celui qui entamera une 17e saison dans la LNH. Tout ce que cherche depuis le début de ma carrière, c'est d'avoir une quelconque forme de communication avec mon entraîneur.

"Je joue toujours du mieux que je le peux, a-t-il ajouté. Parfois, j'essaie d'en faire trop parce que j'ai le sentiment de pouvoir changer le cours du match. Parfois ça fonctionne, parfois pas. Mais je donne toujours mon meilleur effort.

"(A Ottawa), je n'essaierai pas d'être une superstar. Je vais simplement tenter de faire de mon mieux pour aider l'équipe à remporter la coupe Stanley. Les Sénateurs ont plusieurs bons joueurs."

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