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Kevin Mandolese a peine à redescendre de son nuage

Le gardien montréalais a été très heureux d'avoir été repêché par les Sénateurs d'Ottawa en juin

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

LAVAL - Kevin Mandolese n'a pas eu le temps d'être trop déçu cet été de ne pas avoir reçu d'invitation pour le camp estival d'Équipe Canada junior. Le gardien montréalais était simplement trop heureux d'avoir été repêché par les Sénateurs d'Ottawa.

« J'ai été quelque peu déçu de ne pas aller au camp des moins de 20 ans », a reconnu Mandolese, vendredi, avant de prendre part à la Confrontation des recrues à la Place Bell, en compagnie de ses jeunes collègues des Sénateurs. 

« Ce sera une source de motivation additionnelle en début de saison, mais l'objectif pour moi demeurera de bien faire avec mon équipe junior -- les Screaming Eagles du Cap-Breton dans la LHJMQ. 

« Peut-être m'invitera-t-on au camp de sélection en décembre si je connais un bon début de saison? Mais ça ne change rien pour moi. Je vais faire mes affaires, rester moi-même et on verra ce qui arrivera. »

Mandolese admet qu'il vit comme sur un nuage depuis la séance de repêchage de Dallas, le 23 juin.

« Même encore aujourd'hui, c'est un peu flou », a-t-il lancé en entrevue.

Le petit-fils d'immigrant italien a raconté être passé par toute la gamme des émotions dans les gradins du American Airlines Center. Deuxième gardien répertorié chez les espoirs d'Amérique du Nord, il a dû patienter jusqu'au sixième tour avant que son nom soit appelé par les Sénateurs, au 157e rang.

« J'avais eu des discussions avec pas mal toutes les équipes et on me voyait partir plus tôt, a-t-il relevé. C'était stressant. À un moment donné, je craignais réellement de ne pas être repêché. 

« Quand finalement tu entends ton nom, c'est ce qui rend la chose plus spéciale. Tu en rêves depuis ton enfance. Quand ça arrive, c'est une expérience remarquable. Plus de deux mois après, je ne suis pas encore redescendu de mon nuage. » 

Sa participation au camp des recrues des Sénateurs l'aide à revenir sur terre petit à petit.

« C'est différent des rangs juniors. J'ai eu besoin de quelques séances sur la glace pour prendre le dessus. Ça va mieux depuis quelques journées », a-t-il noté.

Il a ajouté avoir appris beaucoup de choses depuis qu'il a joint les Sénateurs, la principale étant comment traiter son corps comme un professionnel. 

« J'ai également appris des choses sur la glace, sur des aspects qu'on m'a déjà demandé de travailler comme mon jeu de pieds que je souhaite être plus stable. Ce qui m'a toutefois tapé à l'œil, c'est vraiment hors glace. »

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Mandolese, qui a soufflé ses 18 chandelles le 22 août, a fait remarquer que son été d'entraînement a été de plus courte durée qu'à l'accoutumée. 

« Il a été entrecoupé par le 'combine' (tests d'évaluation physiques de la LNH), le repêchage et le camp de développement des Sénateurs. Mais le temps que j'ai eu à ma disponibilité, je l'ai bien utilisé. Je suis content. J'ai vu de l'amélioration. »

Mandolese a dit qu'il ne s'est pas réellement attardé à analyser la liste des gardiens de l'organisation.

« J'étais simplement content d'avoir été repêché. J'ai jeté un coup d'œil après le camp de développement uniquement. »

Il n'est pas sans savoir que le Suédois Filip Gustavsson représente le fleuron des Sénateurs devant le filet. Gustavsson, âgé de 20 ans, va faire ses débuts en Amérique du Nord cette saison, après avoir terminé la dernière campagne chez les Sénateurs de Belleville dans la Ligue américaine de hockey (LAH).

« Je n'ai absolument rien contre le fait qu'on lui donne plus d'action. Je comprends parfaitement la situation.

« Ç'aurait été le 'fun' de jouer contre les espoirs des Canadiens, mais j'aurai plein d'autres occasions », a-t-il renchéri quand on lui a posé la question.

S'il avoue avoir eu Carey Price comme modèle d'enfance, Mandolese a expliqué que son style s'apparente davantage à celui de gardiens comme Matt Murray des Penguins de Pittsburgh et Frederik Andersen des Maple Leafs de Toronto. 

À 6 pieds 4 pouces et 181 livres, il possède en tout cas le physique de l'emploi.

« Je crois avoir fini de grandir, mais à toutes les fois que je dis ça, je gagne un pouce au cours de l'année suivante. »

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