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Keller, une oasis dans le désert de l'Arizona

Le petit attaquant de 19 ans porte les Coyotes sur ses épaules depuis le début de la campagne

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - Avec seulement deux victoires au compteur en cet atroce début de saison, les Coyotes de l'Arizona tentent tant bien que mal de s'accrocher aux moindres éléments positifs qu'ils trouvent sur leur chemin.

Heureusement pour eux, l'un de ces éléments positifs a un nom : Clayton Keller. Malheureusement pour eux, l'Américain de 19 ans n'en est qu'à ses premiers matchs dans la LNH et il ne peut tout faire seul.

Pas encore, du moins.

Le petit attaquant de 5 pieds 10 pouces et 168 livres sélectionné au septième échelon en 2016 a jusqu'ici récolté 11 buts et six mentions d'aide en 20 matchs et il est sans conteste le meilleur marqueur de l'équipe, six points devant le défenseur Oliver Ekman-Larsson.

« Je ne le connaissais pas beaucoup lorsque je suis arrivé ici cet été, a commenté le nouvel entraîneur des Coyotes, Rick Tocchet. Depuis le camp des recrues, il s'est grandement amélioré. Il joue 20 minutes par match à son âge parce qu'il le mérite et parce qu'il veut être sur la patinoire. C'est ce que j'aime de lui.

« Quand il est sur le banc dans des moments cruciaux, il veut sauter sur la glace et les joueurs spéciaux ont cette attitude. Ils veulent faire la différence et il est l'un de ceux-là. »

En regardant les statistiques des joueurs des Coyotes, c'est à se demander où en serait l'équipe sans le rendement inattendu de l'explosive recrue que l'on compare parfois à Patrick Kane.

Mais ne comptez pas sur lui pour s'attribuer tout le mérite et se lancer des fleurs. Peu importe les succès qu'il connaît, son équipe ne gagne pas et c'est ce qu'il veut plus que tout.

« Je ne pense pas vraiment aux performances individuelles, a déclaré celui qui pourrait fort bien mettre la main sur le trophée Calder en maintenant ce rythme.

« L'accent est sur l'équipe et quand on fait ça, le jeu individuel de tout le monde s'améliore. Il faut tous être sur la même page, demeurer positifs et faire confiance aux entraîneurs. En faisant passer l'équipe en premier, le jeu individuel va venir de soi. »

Après avoir récolté au moins un point dans 12 de ses 16 premiers matchs, Keller a été blanchi à ses quatre dernières rencontres.

C'est que les équipes adverses commencent à savoir qu'il s'agit de la principale menace chez les Coyotes et ils lui opposent les meilleures paires défensives, une lourde tâche pour un jeune qui tente en même temps de s'acclimater au rythme de la LNH.

« Je dois continuer de jouer de manière simple, a expliqué Keller. Je dois faire le bon jeu au bon moment et envoyer la rondelle au fond de la zone quand je suis couvert. Je dois apprendre et prendre ce qu'on me donne pour essayer de profiter de ces chances. »

Séquence difficile pour Duclair

Si tout semble sourire à Keller, ce n'est pas exactement le même scénario qui se produit dans le cas de l'attaquant québécois Anthony Duclair. Après s'être entendu sur les modalités d'un contrat d'un an avec les Coyotes au terme de longues et ardues négociations cet été, le « Duke » a dû sauter son tour à six occasions.

Auteur de trois buts et trois aides en 14 matchs, l'ailier gauche de 22 ans ne semble pas en mesure de trouver la constance et la confiance qu'il avait démontrée à sa première saison en Arizona alors qu'il avait amassé 20 buts et 24 aides en 81 matchs.

« Tu apprends beaucoup en regardant les matchs d'en haut, a fait valoir Duclair. Tu remarques des choses que les autres équipes et les autres joueurs font et tu essaies d'amener ça à ton jeu pour demeurer dans la formation. Je travaille fort à chaque entraînement, j'arrive à l'aréna avec une attitude positive et je contrôle ce que je peux contrôler.

« Ce n'est pas une situation idéale, mais en même temps, ça arrive à beaucoup de jeunes joueurs. Je ne suis pas trop inquiet. »

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