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Kakko impressionne les Rangers même s'il n'a pas encore marqué

L'entraîneur et les joueurs aiment bien le calme qu'affiche le deuxième choix du Repêchage 2019 de la LNH

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

GREENBURGH, New York - Kaapo Kakko parle de mieux en mieux en anglais, et il est de plus en plus à l'aise et confiant. Après avoir disputé ses deux premiers matchs dans la LNH, l'attaquant recrue des Rangers de New York affiche un désir de produire dont le niveau est pratiquement aussi élevé que les attentes des autres à son endroit.

« Je veux marquer, alors il y a un petit peu de pression, mais il nous reste 80 matchs, a déclaré Kakko après l'entraînement de mardi. Je pense que ça s'en vient. Je sais que tout le monde croyait que j'allais marquer à mon premier match. Ce n'est pas arrivé. Peut-être le prochain match. J'espère. »

S'il est de nouveau blanchi face aux Oilers d'Edmonton au Madison Square Garden, samedi (13 h (HE) ; SN, MSG, NHL.TV), les Rangers (2-0-0) ne paniqueront pas pour autant, et ils ne commenceront pas non plus à se demander ce qui ne va pas avec le deuxième choix du Repêchage 2019 de la LNH.

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Ils adorent ce qu'ils ont vu de lui dans les victoires contre les Jets de Winnipeg et les Sénateurs d'Ottawa. Bien qu'il n'ait amassé aucun point, il a décoché trois tirs au but et il affiche une moyenne de 14:23 par rencontre au chapitre du temps de glace - 15:31 lors du match d'ouverture contre les Jets et 13:54 contre Ottawa. Il a eu droit à 18 présences sur la patinoire à chacune des rencontres.

L'entraîneur David Quinn n'a eu besoin que d'un match du calendrier régulier pour se dire convaincu que Kakko ne représentera presque jamais un souci pour les Rangers.

« Je ne pense pas qu'il va connaître beaucoup de mauvais matchs », a dit Quinn après la victoire à domicile de 6-4 pour amorcer la saison, le 3 octobre contre Winnipeg. « Il va sans doute lui arriver de ne pas avoir la meilleure des soirées, mais il ne va pas connaître de mauvais matchs non plus. Ça, d'emblée, ça fait de toi un professionnel, et c'est là une des choses dont nous discutons. Il ne s'agit pas tant de découvrir à quel point ses meilleurs matchs seront bons, mais à quel point ses plus mauvais matchs seront mauvais. Peut-être qu'un match va se terminer et qu'on va penser, "Oh, Kaapo a été correct" et ça, ce serait son mauvais match. Si c'est le cas, il va connaître toute une carrière. »

Le joueur de centre du premier trio Mika Zibanejad, qui a été nommé la première étoile de la semaine dans la LNH, a parlé du jeu de Kakko dans son ensemble quand on lui a demandé pourquoi il avait confiance que l'attaquant de 18 ans allait jouer à la mesure de son potentiel plus tôt que tard.

« Il est plus prêt que la plupart des joueurs de 18 ans qu'on voit arriver ici. On le voit juste à la façon dont il joue, l'aspect physique qu'il a, pas seulement en distribuant des mises en échec, mais dans sa façon de protéger la rondelle et de jouer, a indiqué Zibanejad. J'ai vraiment, vraiment hâte de voir ce qu'il sera capable de faire. »

Tout le monde a hâte, Kakko y compris. Mais il doit tout d'abord comprendre les nuances du jeu dans la LNH. Deux matchs ne suffisent pas à cet égard, mais Kakko essaie d'apprendre le plus vite possible.

« Le jeu est tellement rapide, ça c'est la première chose, a noté Kakko. Parfois, il faut placer la rondelle profondément en zone adverse. Ça ne faisait pas partie de mon jeu la saison dernière. Je dois le faire de temps en temps. »

Tweet from @NYRangers: Kaapo KakkOT. #NYR pic.twitter.com/jL0fkgImOw

La force de Kakko, c'est sa capacité à garder le contrôle de la rondelle, à la protéger, à attirer les défenseurs vers lui, à tournoyer devant eux et à réaliser des jeux en levant la tête. Mais pour avoir du succès dans la LNH, il y a certains aspects du jeu qu'il doit mieux maîtriser.

Par exemple, l'attaquant Chris Kreider a mentionné le fait que Kakko doit être en mesure de reconnaître quand une double couverture s'apprête à s'abattre sur lui, et comment retourner la situation en sa faveur.

Kakko n'a pas affronté beaucoup de doubles couvertures combatives quand il a joué chez lui en Finlande, étant donné que les matchs ont lieu sur des surfaces aux dimensions internationales, qui ont 15 pieds de plus sur la largeur par rapport aux patinoires de la LNH. Quand il y a plus d'espace à couvrir, c'est plus difficile d'y aller d'une double couverture et c'est plus facile pour un joueur aussi habile que Kakko de sentir le tout venir et de compléter un jeu avant qu'il soit coincé.

« Tu peux sentir la double couverture, sentir la double couverture, sentir la double couverture et ensuite, tu complètes enfin ton jeu, a souligné Kreider. Ici, tu dois réaliser que la double couverture s'en vient avant même qu'elle s'en vienne. »

Kakko devrait apprendre tout ça très rapidement, a estimé Kreider.

« Il s'illustre quand il a un gars sur le dos, a déclaré Kreider. Dès qu'il va se sentir à l'aise face à une double couverture, ça va faire peur. »

Quinn veut aussi que Kakko se déplace rapidement quand il a la rondelle. L'entraîneur a fait remarquer que présentement, il a tendance à ralentir quand il garde le disque, ce qui fait de lui une cible plus facile à atteindre, ce qui l'incitera sans doute à tirer la rondelle plus souvent au fond de la zone adverse au lieu de tenter de construire un jeu.

« C'est beaucoup plus facile de ralentir que d'essayer d'accélérer, a dit Quinn. Je n'ai rien contre le fait qu'il garde la rondelle, mais il doit bouger vite quand il la reçoit, il doit songer à aller en direction nord avec le disque et ensuite, il pourra ralentir s'il estime que c'est le bon jeu à faire. »

Kakko aura du temps pour travailler là-dessus, tandis que Quinn et les Rangers lui donneront tout le temps voulu pour maîtriser davantage de facettes de son jeu. Ils ne lui pousseront pas dans le dos pour qu'il devienne instantanément le joueur qu'il est destiné à devenir selon eux, et ils ont déjà pris les moyens pour s'assurer que Kakko ne s'impose pas trop de pression.

« L'une des choses dont nous avons parlé lundi, lui et moi, c'est de ne pas se mettre trop de pression sur lui-même, c'est seulement deux matchs, a relaté Quinn. Mika a connu une séquence de neuf matchs [sans but] la saison dernière. … Ça représente un défi pour tous les joueurs de 18 ans, ils jugent leur propre niveau de jeu par rapport aux points. Il devra trouver le moyen d'être satisfait de sa performance même quand il ne marque pas. »

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