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Justin Williams apporte de l'expérience aux jeunes joueurs des Hurricanes

Le vétéran attaquant retourne dans l'équipe avec laquelle il a remporté la Coupe pour la première fois en 2006

par Kurt Dusterberg / Correspondant LNH.com

RALEIGH, Caroline du Nord -- Justin Williams est entré dans le vestiaire des Hurricanes de la Caroline lundi d'une manière décontractée. Peu avant de rencontrer les médias, il a étroitement surveillé son environnement.

« C'est la première fois que je suis de retour dans ce vestiaire », a-t-il dit.

C'était un moment important à la suite d'une absence de plus de huit ans dans la concession avec laquelle il a remporté la Coupe Stanley pour la première fois en 2006.

« La décoration change, mais les souvenirs durent éternellement ici », a-t-il lancé.

Ces souvenirs, ainsi que l'occasion d'en faire d'autres, représentent une des raisons pour lesquelles Williams a choisi d'accepter un contrat de deux ans de 9 millions $ avec les Hurricanes le 1er juillet.

Williams revient à Raleigh après sept saisons avec les Kings de Los Angeles et les deux dernières saisons avec les Capitals de Washington. Mais il possède encore la même combinaison de calme et de détermination autour du filet qui a fait de lui un marqueur constant pendant ses 16 saisons dans la LNH.

C'est plutôt sa réputation dans les séries qui pourrait servir davantage pendant son deuxième séjour en Caroline. Il a aidé les Kings à remporter la Coupe en 2012 et 2014, et il a remporté le trophée Conn Smythe en tant que joueur par excellence des séries en 2014.

Il est un des quatre joueurs qui ont remporté la Coupe Stanley à avoir été acquis par les Hurricanes cet été. Le gardien Scott Darling et le défenseur Trevor van Riemsdyk l'ont remportée avec les Blackhawks de Chicago en 2015, alors que le joueur de centre Marcus Kruger a fait partie des équipes championnes des Blackhawks en 2013 et 2015.

« Quand tu dis aux personnes en dehors du monde de hockey que tu iras en Caroline, ils te répliquent parfois, "Oh, pourquoi?", a dit Williams. Mais quand tu parles avec des joueurs de la LNH, ils savent exactement ce dont tu parles. C'est très plaisant d'être membre des Hurricanes de la Caroline et je veux faire partie de quelque chose de bon. Le temps est venu de gravir les échelons et de devenir un prétendant. »

Williams, 35 ans, devrait apporter du leadership à l'équipe tant sur la glace qu'en dehors. Les Hurricanes n'ont pas de capitaine depuis la transaction d'Eric Staal aux Rangers de New York le 28 février 2016. Williams ne se préoccupe toutefois pas de la possibilité de servir comme capitaine d'une équipe de la LNH pour la première fois.

« Je ne veux pas du tout en parler, a-t-il souligné. Je viens ici pour être moi-même. »

Après 16 saisons dans la LNH, Williams sait exactement qui il est.

« Tu tires des leçons des joueurs que tu as côtoyés. C'est ainsi que tu apprends à jouer, a-t-il expliqué. Si tu parles trop, ton message se perdra dans le bruit. Si tu parles de temps en temps quand l'occasion le demande, c'est le bon moment. Je m'adapte à la situation. »

Il comprend qu'il retourne à son ancienne équipe avec un fameux surnom, « M. Match no 7 », qui exige le respect de tout le monde, peu importe l'humilité de l'homme derrière le titre.

« Ça donne une certaine crédibilité à mes paroles, et c'est important, a-t-il admis. Mais je n'aime pas me faire entendre. J'aime m'amuser quand le moment arrive, et je suis sérieux quand il faut l'être. Il faut trouver l'équilibre entre les deux. »

Williams aura 36 ans trois jours avant que la Caroline reçoive la visite du Wild du Minnesota lors du match d'ouverture le 7 octobre. Il a récolté 48 points (24 buts) la saison dernière et il croit être capable de poursuivre une telle production.

« À mon âge, je sais que je ne vais jamais patiner plus vite, mais je fais tout ce que je peux pour m'assurer que je ne ralentis pas, a-t-il mentionné. C'est l'objectif quand tu atteins les dernières années de ta carrière. L'élément physique est très important, mais l'élément mental l'est également. J'ai toujours la même volonté. Mon envie de gagner et mon travail afin de pouvoir y parvenir, ils n'ont jamais disparu. »

Cette conscience de soi et cette préparation ne sont pas encore pertinents pour certains coéquipiers, dont la majorité a 10 ans de moins que lui. Mais Williams a partagé un petit conseil qu'il offrira à ses jeunes coéquipiers avant le début de la saison.

« La marge d'erreur entre les équipes qui participent aux séries et celles qui les ratent est très mince, a-t-il mentionné. Il faut jouer à la hauteur de l'occasion, il faut marquer ces buts opportuns. Je ne vais pas dire que cette équipe va remporter la Coupe Stanley tout de suite, mais tu ne sais jamais ce que l'avenir te réserve. Tu peux te trouver sur une lancée, tu peux prendre confiance et puis tout est possible. »

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