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Justin Williams a le don de s'illustrer dans les matchs no 7

L'attaquant des Capitals a une fiche de 7-0 et une récolte de 14 points, un sommet dans la LNH, dans les matchs décisifs

par Tom Gulitti @TomGulittiNHL / Journaliste NHL.com

ARLINGTON, Virginie - Le matin du septième match de la série de deuxième tour dans l'Association de l'Est entre les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh, mercredi (19h30 (HE) ; TVA Sports, CBC, NBCSN), tout le monde portait attention à ce que « Monsieur Match no 7 », l'attaquant Justin Williams, allait faire.

La plupart des joueurs des Capitals étaient déjà sur la glace à s'échauffer en vue de l'entraînement matinal au Kettler Capitals Iceplex, mercredi, et on ne trouvait Williams nulle part. Mais c'est tout à fait normal.

Williams, qui a 35 ans, et le défenseur Brooks Orpik, 36 ans, sont les deux joueurs les plus âgés chez les Capitals (et aussi les seuls qui ont des bagues de la Coupe Stanley) et ils sont habituellement parmi les derniers à se présenter sur la patinoire. Que font-ils dans le vestiaire à ce moment-là ?

« Nous écoutons notre musique rock des années 1990 et nous aimons bien ça, nous deux, a indiqué Orpik, et ensuite nous allons sur la glace. Chacun a sa routine. »

Williams, qui a remporté la Coupe Stanley à trois reprises, a une fiche en carrière de 7-0 dans les matchs no 7 d'une série et une récolte de 14 points, un record de la LNH ; il a notamment inscrit sept buts, ce qui égale une marque de la Ligue qu'il partage avec Glenn Anderson. C'est pourquoi sa routine suscitait beaucoup d'intérêt.

C'est justement en prévision d'un match comme celui-là que les Capitals l'ont embauché en tant que joueur autonome sans compensation, le 1er juillet 2015.

« Il faut simplement savourer le moment quand il se présente, a dit Williams. Ce n'est pas le summum, mais presque. C'est à ça que tu penses quand tu es jeune. C'est le septième match. Ça passe ou ça casse. Tu gagnes ou tu rentres chez toi. C'est un match que tout le monde regarde et c'est l'occasion de montrer ce que tu as dans le ventre. … Nous serons prêts. »

Les Capitals ont une fiche à vie de 4-10 lors des matchs no 7, dont 3-7 à domicile. Les Penguins présentent quant à eux un dossier de 8-7 dans leur histoire lors d'un septième match, dont une remarquable fiche de 5-0 à l'étranger. Cela inclut des victoires décrochées lors de matchs no 7 à Washington en 1992 et 2009.

Reste à voir quel impact ces chiffres auront sur le match de mercredi. Dans cette série quatre de sept, les Capitals tiraient de l'arrière 3-1 quand ils ont remporté les deux rencontres suivantes aux dépens des Penguins. Maintenant, ils ne sont qu'à une autre victoire d'atteindre la Finale de l'Association de l'Est pour la première fois depuis 1998.

« Notre approche, c'est que nous avions le dos au mur à l'occasion des deux derniers matchs et maintenant, c'est la même chose pour eux, a souligné Williams. Ce sera un bras de fer au chapitre de la volonté et je peux vous dire une chose : je vais tout donner ce que j'ai ce soir et m'assurer de ne pas laisser tomber mes coéquipiers ; et tout le monde dans cette équipe va faire la même chose. Ça va bien se passer. »

Williams a connu une série tranquille jusqu'ici contre les Penguins alors qu'il n'a marqué aucun but et a été limité à trois mentions d'aide en six matchs. Il n'a amassé aucun point lors des deux dernières rencontres, alors que les Capitals faisaient face à l'élimination. Son dernier but remonte à la prolongation du cinquième affrontement de la série de premier tour contre les Maple Leafs de Toronto.

Reste que l'entraîneur des Capitals Barry Trotz sait fort bien qu'il n'a pas à s'inquiéter de la façon dont Williams réagira lors de ce match ultime.

« Je n'ai aucun doute au sujet de ce que Justin va nous apporter, a dit Trotz. Il va tout donner et quand il fait ça, ça donne du hockey de très bon niveau. »

Malgré ses exploits du passé dans les matchs no 7 et sa capacité à composer avec la pression dans un tel contexte, Williams n'est pas tout à fait à l'aise avec le surnom de « Monsieur Match no 7 » qu'on lui donne. Il cherche souvent à minimiser ce qu'il a réalisé à ce chapitre.

« Il a évidemment des antécédents intéressants à ce niveau-là, mais je ne pense pas qu'il aime ça quand on cherche à y donner plus d'importance que cela en a vraiment, a affirmé Orpik. Vous savez, il déteste en entendre parler et parfois nos entraîneurs abordent le sujet, mais je ne pense pas qu'il aime tellement ça écouter ce genre de discours. Il a la même approche à chaque match. Il a un esprit de compétition très fort, alors quand c'est le cas et que tu te prépares aussi bien qu'il le fait, ç'a tendance à donner des bons résultats à la longue. »

Williams a remporté la Coupe Stanley avec les Hurricanes de la Caroline en 2006 ainsi qu'avec les Kings de Los Angeles en 2012 et en 2014. Il a remporté le trophée Conn Smythe à l'issue des séries du printemps 2014. Son dernier match no 7 remonte à la Finale de l'Association de l'Ouest de 2014 contre les Blackhawks de Chicago. Il a marqué un but et récolté une aide sur le filet vainqueur en prolongation du défenseur Alec Martinez lors du gain de 5-4 des Kings.

Maintenant, voilà qu'il a l'occasion de disputer un autre septième match. La nervosité sera inévitablement au rendez-vous. La clé, ce sera de canaliser tout ça de la bonne façon.

« C'est évidemment utopique de croire que tu vas être détendu, a souligné Williams. Tu vas être fébrile. Tu vas être nerveux. L'important, c'est de te servir de ces papillons dans l'estomac de façon positive, éviter que ce soit quelque chose qui te fait craindre le succès. »

Il y a beaucoup à l'enjeu pour les Capitals, comme jamais en fait, eux qui n'ont jamais remporté la Coupe Stanley mais estiment qu'ils ont une excellente opportunité de le faire cette année s'ils peuvent venir à bout de leurs ennemis jurés, les Penguins. Pittsburgh a défait Washington en six matchs au deuxième tour éliminatoire, l'an dernier.

Ce septième match est donc une occasion pour les Capitals de faire amende honorable.

« Tu apprécies l'opportunité qu'on te donne de jouer au hockey et c'est certainement le cas après avoir tiré de l'arrière 3-1, a noté Williams. Nous allons savourer cette opportunité, nous allons sauter dessus à pieds joints et nous allons essayer de dicter le tempo. »

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