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Julien veut voir le Tricolore retrouver sa fougue

Le nouvel entraîneur ne chambardera pas tout à son arrivée en poste

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BROSSARD - Pour un homme qui soutient n'apprécier guère de se retrouver sous les feux de la rampe, Claude Julien était au mauvais endroit, vendredi.

Le nouvel entraîneur des Canadiens de Montréal a dirigé sa première séance d'entraînement en présence de plusieurs centaines d'amateurs au Complexe sportif Bell de Brossard, avant de répondre aux questions de la horde de journalistes présente pendant une trentaine de minutes.

Souriant et affable, Julien a paru très à l'aise même s'il a admis avoir eu le sommeil perturbé au cours des derniers jours par le nouveau défi qui se dresse devant lui et qu'il a été emporté dans un tourbillon à son arrivée à Montréal tôt vendredi.

« J'ai besoin d'aide, je ne m'en cache pas. Tout s'est passé très rapidement. J'essaie de discuter le plus possible avec le groupe d'entraîneurs parce que je ne connais pas l'équipe à l'interne. »

Au début de la séance d'entraînement, on l'a d'ailleurs vu faire des brins de jasette avec Daniel Lacroix et Kirk Muller. Il a par la suite dirigé une séance d'environ une heure au cours de laquelle on a senti que les joueurs étaient très concentrés et appliqués sur la tâche.

« J'ai apprécié ce que j'ai vu. Les joueurs avaient de l'énergie après quatre journées de vacances et je souhaite qu'ils afficheront la même énergie dans le match de samedi », a-t-il ajouté.

« Sur le plan personnel, c'est un nouveau départ. J'ai hâte de commencer, de diriger mon premier match. »

Au retour de leur pause de cinq jours, les Canadiens (31-19-8) accueillent les Jets de Winnipeg au Centre Bell en après-midi (14h HE, TVA Sports, CBC, SN).

« Je sais que les équipes ont peu de succès au retour de leur pause, mais moi j'ai l'intention d'avoir du succès », a-t-il lancé.

Pas de panique

Avant d'effectuer les premiers coups de patins qui ont marqué son retour dans l'organisation après 11 ans, Julien a confié avoir livré un message très positif aux joueurs.

« J'ai voulu que les gars se sentent bien dans leur peau en sautant sur la patinoire. Les gars veulent de l'espoir, de l'enthousiasme et entendre un message positif. C'était facile pour moi de le faire d'entrée de jeu.

« J'ai tenu à leur dire combien je trouvais l'équipe bonne, a-t-il élaboré. C'est une équipe de première place (dans la section Atlantique). Il n'y a pas lieu de céder à la panique. Il faut apporter des correctifs. Nous ne paniquons pas. Nous sommes en mode solution afin de renouer avec le succès et nous recommenceront à remporter des matchs. C'est l'état d'esprit qui doit nous animer tous. »

Le CH a perdu 25 de ses 43 derniers matchs et six de ses sept derniers, avant le congédiement de Michel Therrien, mardi.

Sur la glace, Julien veut préconiser la même approche toute en douceur. Il va tout de même offrir la chance au jeune Alex Galchenyuk et au vétéran Tomas Plekanec de faire leurs preuves.

Galchenyuk s'est entraîné au centre du trio principal avec Max Pacioretty et Alex Radulov. Plekanec était le pivot de la deuxième unité aux côtés de Paul Byron et de Brendan Gallagher.

« Je veux vérifier des choses par moi-même. Ça ne veut pas nécessairement dire que ça va rester comme ça », a-t-il commenté au sujet de Galchenyuk que son prédécesseur Therrien trouvait malhabile en défense.

« L'arrivée d'un nouvel entraîneur procure la chance à tout le monde de refaire ses preuves. Je verrai ce que ça donnera. Si c'est ce que je pense, ce sera positif pour l'équipe. Sinon je ferai des changements. »

Pour ce qui est de Plekanec, qu'il a dirigé à son premier passage à Montréal entre les années 2003 et 2006, il a précisé qu'il veut lui redonner confiance et le fait sentir comme un rouage important.

Julien a dit qu'il ne trouve pas bizarre de se retrouver chez les Canadiens, une dizaine de jours seulement suivant son départ de l'ennemi juré des Bruins de Boston, avec lesquels il a été de toutes les batailles pendant 10 ans. Il a relevé que des entraîneurs comme Alain Vigneault, Therrien et lui avaient eu l'occasion de faire leurs débuts comme entraîneurs dans la LNH à la barre du Tricolore.

« Si Michel est revenu une deuxième fois, c'est parce qu'il s'était grandement amélioré, a-t-il avancé. J'ose croire que si je suis de retour, c'est parce que je me suis également amélioré. Je ne trouve donc pas ça tant bizarre que ça. »

Parlant de Therrien, qu'il remplace comme pilote du CH pour la deuxième fois, Julien a mentionné qu'il n'avait pas encore tenté de le joindre.

« Je vais le faire éventuellement, mais j'estime que ce n'est pas le bon moment à cause du contexte. Je sais exactement comment Michel se sent et j'ai une bonne idée du moment où je le contacterai.

« La confrérie des entraîneurs dans la Ligue nationale est tricotée serrée. Quand l'un d'entre nous perd son 'job', les autres le contactent pour la plupart. J'ai reçu plusieurs messages-textes à la suite de mon congédiement et ç'a sans doute été le cas pour Michel. Il a tout mon soutien et je lui souhaite de revenir plus fort », a-t-il affirmé.

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