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Julien sait que l'ombre de Lafrenière plane sur Montréal

Le vétéran entraîneur garde le cap sur l'occasion inespérée qui s'offre aux Canadiens face aux Penguins

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

Claude Julien sait que l'ombre d'Alexis Lafrenière plane sur Montréal, et l'entraîneur des Canadiens entend les murmures de partisans qui disent souhaiter l'élimination de l'équipe lors de la ronde de qualification de la Coupe Stanley, plus tard cet été.

« C'est tout à fait normal, ce n'est pas un problème », a mentionné Julien au cours d'une conférence téléphonique, jeudi. « Des partisans pensent que nous devrions perdre au premier tour afin d'avoir la chance de remporter le premier choix et de repêcher le gars de la place. Croyez-moi, j'aimerais bien avoir le jeune homme dans ma formation et je comprends l'enthousiasme des gens, mais même en perdant, nous n'aurions aucune assurance de l'obtenir.

« Qu'est-ce que ces mêmes partisans diront si nous perdons et que nous n'obtenons pas Lafrenière? », a demandé Julien.

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Les Canadiens (31-31-9) feront donc fi des chuchotis quand ils renfileront leurs bottes de travail ensemble sous peu, en vue de la reprise des activités dans la LNH au début d'août. La bulle de l'équipe ne devra qu'être plus étanche.

Le Tricolore a rendez-vous avec les Penguins de Pittsburgh (40-23-6) dans une des huit confrontations trois de cinq de la ronde de qualification.

Le perdant de chacune des séries obtiendra un billet de participation pour la phase 2 de la Loterie du repêchage pour l'obtention du tout premier choix plus tard cette année, en vertu du dénouement inattendu de la phase 1, vendredi dernier.

« Plusieurs équipes se lèchent les babines en pensant à l'occasion qu'elles pourraient avoir », avait initialement réagi Julien. « Ça fait jaser, c'est du jamais vu, mais on ne doit pas perdre de vue que les chances de ne pas remporter le premier choix demeurent tout de même plus élevées que les chances de le gagner. »

Chacune des équipes éliminées aura 12,5 pour cent des probabilités de remporter le premier prix pressenti, nommément l'attaquant québécois Alexis Lafrenière.

D'où le souhait tordu des partisans, mais pour Julien et la haute direction, on garde le cap sur l'objectif de progression de l'équipe.

« C'est une formidable occasion qui s'offre à nous de prospérer et il nous faut tenter de la saisir au maximum, a commenté le pilote aguerri. L'unique façon de le faire, c'est de se défoncer et de gagner. Nous serons une meilleure équipe si nous gagnons. Nous sommes programmés pour gagner. Nous avons à faire avec des athlètes professionnels, ultras compétitifs. Il n'y a aucune raison de penser autrement et c'est la voie que nous emprunterons. »

Julien sait toutefois qu'il n'aura pas le choix d'envoyer de jeunes blancs-becs dans la gueule du loup face aux redoutables et expérimentés Penguins.

« Évidemment, nous ne disposions pas d'une boule de cristal à ce moment, mais nous avons laissé partir plusieurs bons éléments (Ilya Kovalchuk, Marco Scandella, Nate Thompson, Nick Cousins) avant la date limite des échanges en février, a-t-il relevé. Ce sont des joueurs que je souhaiterais encore avoir, mais nous ne pouvions pas savoir. Ça va donner l'occasion à des jeunes de se mettre en évidence. »

En ce sens, Julien a dit qu'il aimerait miser sur l'espoir russe Alexander Romanov, que l'équipe a mis sous contrat pendant la pause liée au coronavirus. Il a précisé que la LNH n'avait pas encore statué dans le dossier de l'admissibilité du joueur.

Les joueurs des Penguins sont déjà à pied d'œuvre ensemble à Pittsburgh, tandis que ceux des Canadiens demeurent disséminés pour la plupart dans leur patelin, au moment où la Phase 2 du plan de reprise des activités bat son plein, soit l'entraînement par groupuscule dans les installations sportives des équipes.  

La Phase 3, qui est le début des camps d'entraînement, est prévue pour le 13 juillet.

« Les joueurs commencent à arriver et ils se soumettent aux tests d'usage », a annoncé Julien, en ajoutant n'être aucunement préoccupé par le semblant de retard qu'on pourrait croire que le CH accuse.

« Ce n'est pas parce que les joueurs ne sont pas à Montréal qu'ils ne s'entraînent pas ou qu'ils ne patinent pas. Où qu'ils soient, ils patinent déjà depuis quelque temps. Le plan de conditionnement que nous avions élaboré, il y a quelques mois, tenait compte du fait que les joueurs ne pourraient pas patiner. Nous devons l'actualiser parce que les gars patinent depuis déjà quelque temps et qu'ils sont plus avancés qu'on le croyait. Nous sommes satisfaits de leur condition physique », a-t-il affirmé, en notant que, de toute façon, les entraîneurs ne sont pas autorisés à tenir des séances tactiques.

Julien a dit qu'il n'y a pas urgence de dévoiler aux joueurs toutes les stratégies qu'on voudra mettre de l'avant face aux Penguins.

« C'est un avantage pour nous, les entraîneurs, de connaître l'identité de nos adversaires depuis longtemps, a-t-il acquiescé. Nous avons tenu plusieurs vidéoconférences ensemble, le groupe d'entraîneurs, au cours des derniers mois. Nous avons décortiqué des vidéos et nous avons colligé le plus d'informations possible, mais il y a une limite d'informations que nous pouvons donner aux joueurs. Nous ne voulons pas leur bourrer le crâne. Nous ciblerons les informations qui, selon nous, nous donneront les meilleures chances de gagner la série. »

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