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Julien affirme ne pas savourer une douce revanche d'avoir vaincu le CH

LNH.com @NHL

MONTREAL - Claude Julien a eu le triomphe modeste, mercredi. L'entraîneur des Bruins de Boston a assuré ne pas être animé d'une satisfaction particulière parce qu'il a vaincu son ancienne équipe. On le croit sur parole.

"Plusieurs personnes aimeraient que je dise que je savoure cette douce revanche. Mais ce n'est pas le cas, a affirmé Julien. C'est ici, à Montréal, que j'ai obtenu ma première chance d'être entraîneur dans la Ligue nationale. J'ai connu un bon séjour ici. J'ai beaucoup appris au contact d'André Savard et de Bob Gainey. La famille Gillett (propriétaire du CH) a été formidable pour moi. Malheureusement, dans notre métier, il arrive qu'on se fasse remercier. Bob Gainey ne m'a pas congédié de gaieté de coeur, comme Lou Lamoriello chez les Devils du New Jersey.

"Je suis content qu'on ait gagné, mais je ne suis pas amer du tout", a-t-il ajouté.

George Gillett et son fils Foster sont d'ailleurs venus féliciter Julien, près du vestiaire des Bruins. Le trio a discuté pendant quelques minutes. Le ton était fort convivial. Julien a apprécié le geste.

Beau cadeau

Quand on lui a fait remarquer que ses troupiers lui avaient fait un bon cadeau de 49e anniversaire de naissance, Julien a lancé à la blague que c'est la raison pour laquelle il leur accorde un congé jeudi - la journée de sa fête.

Julien a levé son chapeau au Canadien, soulignant qu'il ne l'a pas eu facile en raison de la perte de plusieurs éléments importants - "Robert Lang, Andrei Markov et Alex Tanguay".

"On a affronté une équipe très amochée. Le scénario opposé se serait produit si nous nous étions retrouvés dans la même situation, a-t-il opiné. C'est facile d'écraser les joueurs, a-t-il dit en parlant de la réaction négative des partisans. Mais dans les deux matchs disputés à Montréal, le Canadien a été coriace en première période. Il a démontré beaucoup de caractère. En raison de son manque de profondeur, il a été incapable de garder un rythme soutenu."

Bergeron comblé

Dans le vestiaire des gagnants, où personne ne sabrait le champagne, Patrice Bergeron se disait heureux de finalement atteindre le deuxième tour des séries éliminatoires. Depuis le début de sa carrière, Bergeron avait toujours vu le Canadien éliminer les Bruins.

"??a va être la première fois que je vais affronter une autre équipe que le Canadien en séries. Peu importe laquelle ce sera, on va être prêt pour ce nouveau défi.

"Je savoure cette victoire contre le Canadien, mais pas plus que si on avait battu une autre équipe, a renchéri le jeune joueur de centre de l'Ancienne-Lorette. Je suis simplement content de passer au deuxième tour."

Bergeron ne s'attendait pas à ce que les Bruins l'emportent en quatre matchs. On ne voulait pas que la série traîne en longueur.

"On connaissait l'importance du quatrième match. Le Canadien ne s'avoue jamais vaincu. Il l'a démontré encore ce soir, en amorçant la rencontre en déployant beaucoup d'intensité. Les blessés auraient pu revenir. On ne voulait pas qu'il reprenne vie."

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