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Jones montre qu'il possède l'étoffe des meilleurs

Le gardien des Sharks damne le pion à Murray, mais il ne fait pas parler de lui ou presque

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAN JOSE - Les prouesses et la jeunesse du gardien des Penguins de Pittsburgh Matt Murray font grandement jaser depuis le début de la Finale de la Coupe Stanley. Pendant ce temps-là, Martin Jones continue de faire son petit bonhomme de chemin devant le filet des Sharks de San Jose.

Jones a repoussé 106 des 113 lancers auxquels il a fait face, comparativement à 69 arrêts en 74 tirs pour Murray.

Jones a été un rouage important de la victoire de 3-2 en prolongation des Sharks, samedi, avec une performance de 40 arrêts.

On savait peu de choses au sujet du gardien âgé de 26 ans avant cette saison, si ce n'est qu'il avait été un substitut de qualité pour Jonathan Quick chez les Kings de Los Angeles.

Les Sharks ont réalisé une judicieuse prise en faisant l'acquisition de ses services des Bruins de Boston au cours de la séance de repêchage 2015 de la LNH.

À sa première saison comme gardien titulaire dans la LNH, il a surpassé les attentes.

« Je savais peu de choses de lui, mais Drew Doughty des Kings m'en avait fait l'éloge, a confié le joueur de centreLogan Couture des Sharks, dimanche. « Il m'avait dit voir en lui le potentiel d'un gardien pouvant être meilleur que Quick. »

Ce n'est pas un mince compliment, mais Jones démontre en Finale de la Coupe Stanley qu'il possède l'étoffe des meilleurs gardiens.

L'entraîneur Peter DeBoer avait pu côtoyer Jones lors du Championnat du monde de hockey l'an dernier, à titre de membre au sein du groupe d'entraîneurs d'Équipe Canada.

« Il n'avait joué qu'un match, mais j'avais pu le voir à l'entraînement. J'avais appris à le connaître comme être humain et athlète. J'avais adoré son attitude, son sang-froid et ses habitudes de travail. Vous ne savez jamais ce qu'un gardien peut faire tant qu'il ne se voit pas confier le rôle de partant. C'était la question à un million de dollars dans son cas. »

Les Sharks ont connu un début de saison en dents de scie, mais Jones a démontré qu'il pouvait tenir son bout.

« Il revenait plus fort même quand l'équipe ne jouait pas bien. Rien ne l'affectait. C'est à ce moment qu'on a commencé à voir ce qu'il pouvait faire. »

Comme Murray, Jones n'est pas un grand nerveux, ni le plus volubile en entrevue.

Samedi soir, quand on lui a demandé s'il avait redouté pendant la prolongation d'accorder le but qui aurait pu à toutes fins utiles anéantir les chances des Sharks de remporter la coupe, il a rétorqué à son interlocuteur : « C'est affreux de penser de la sorte (horrible thinking). »   

Quantité versus qualité    

Il a beaucoup été question dimanche de la domination des Penguins au chapitre des lancers ainsi que de tirs bloqués en général.

« Ils tirent de partout. Vous devez toutefois analyser la qualité versus la quantité, a soumis DeBoer. Ce n'est pas si simple que de dire que vous avez été dominés 42-26 dans les tirs.

« Nous pouvons possiblement être meilleurs afin d'enrayer ça, en identifiant mieux les lignes de tir. Cette saison, nous avons été une des meilleures équipes de la ligue au chapitre des tirs bloqués. Mais comme ils envoient la rondelle vers le but de tous les angles possibles, ça crée de la confusion près du filet », a expliqué l'entraîneur.

« C'est un aspect que nous pouvons améliorer. Mais est-ce que le fait qu'ils ont obtenu 30 lancers de plus au but que nous me dérange? Pas autant que vous (les journalistes). »

Les Sharks devront également trouver une façon d'atteindre le filet plus souvent, eux qui ont vu 38 de leurs lancers samedi être bloqués avant de se rendre à Murray. À lui-seul, le défenseur Brent Burns a vu 12 de ses tirs être maîtrisés en cours de route.

« Ils se font un devoir de bloquer des tirs. Nous allons continuer de tirer, a affirmé DeBoer. Nous devons cependant mieux repérer les lignes de tir. Il n'y a pas grand-chose d'autre que nous puissions faire. Même si on bloque vos tirs, il arrive souvent que vous puissiez récupérer les retours. Nous devons conserver la même mentalité et continuer de décocher des lancers. »

Dans le camp des Penguins, on dit qu'on va garder le cap sur la même stratégie. Ils ont dominé leurs rivaux dans leurs 12 derniers matchs en séries éliminatoires.

« Il n'y a pas de mauvais lancer en Finale de la Coupe Stanley », a noté le joueur de centre vedette Sidney Crosby.

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