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Jason Robertson, l'oublié de la cuvée 2017?

L'ailier droit des Frontenacs de Kingston a été le moteur offensif de son équipe cette saison, mais son coup de patin semble jouer contre lui

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - L'ailier droit Jason Robertson a connu l'une des saisons les plus impressionnantes dans la Ligue de l'Ontario (OHL). Mais l'intérêt qu'il suscite semble inversement proportionnel à ses performances sur la patinoire.

Le Bureau central de dépistage de la LNH a pris l'une des décisions les plus remarquées à son égard en le faisant passer du 34e rang des patineurs nord-américains sur sa liste de mi-saison au 14e échelon sur sa liste finale.

« Nous l'avons parachuté sur notre liste, a expliqué le directeur du Bureau, Dan Marr. Je pense que ce qui impressionne les dépisteurs, c'est qu'il est un marqueur naturel. Il a de bonnes mains, il a l'habileté de se démarquer et il a un instinct offensif qu'on ne peut enseigner. C'est attrayant pour les équipes. »

Mais d'autres services de recrutement indépendants le considèrent toujours comme un choix de milieu ou de fin de deuxième ronde, surtout en raison de son manque de vitesse.

« Je ne dirais pas que c'est frustrant, a fait valoir Robertson en précisant qu'il allait travailler sur son coup de patin au cours de la saison estivale. J'aime être le gars sous-estimé qui fait mentir les gens. J'aime utiliser ça comme une motivation, ça me force à pousser encore plus. »

Disons que l'attaquant de 6 pieds 2 pouces et 192 livres a fait le nécessaire pour faire taire ces détracteurs cette saison. Il a récolté 81 points, dont 42 buts, en 68 rencontres avec les Frontenacs de Kingston, l'équipe qui a affiché la pire attaque dans la OHL et la deuxième pire dans la Ligue canadienne de hockey.

Tout cela, même s'il n'a pas hérité du meilleur coup de patin.

« Je ne vois pas ça comme un problème, ça ne l'empêche pas d'être à la bonne place au bon moment, a fait remarquer Marr. Brett Hull n'a jamais été un grand patineur, mais il savait se démarquer. Corey Perry et John Tavares n'étaient pas les meilleurs patineurs. Nous ne pouvons pas être trop influencés par un seul aspect du jeu d'un joueur. »

Ce que Robertson a accompli cette saison est impressionnant. Sans véritable soutien offensif - surtout après l'échange de Warren Foegele aux Otters d'Erie en janvier - Robertson a marqué 23 pour cent des buts de son équipe et a participé à un retentissant total de 48 pour cent des buts des siens.

« Au début de la saison, je m'attendais à mener cette équipe offensivement, a-t-il dit. Je savais qu'il y avait ces attentes à mon égard. Quand nous avons échangé l'un de nos meilleurs joueurs à Erie, ça m'a ouvert la porte pour occuper ce rôle.

« Je savais que ce ne serait pas facile avec une équipe moins outillée offensivement. Mais avec le système mis en place par nos entraîneurs, ça m'a permis d'être le joueur offensif que je suis. »

L'Américain d'origine asiatique a d'ailleurs terminé la saison sur les chapeaux de roues en enregistrant 18 buts et 27 aides à ses 25 dernières rencontres, menant les siens jusqu'au deuxième tour des séries où ils ont été éliminés par les Petes de Peterborough.

La OHL à tout prix

Né près de Los Angeles, en Californie, Robertson n'était certainement pas prédestiné à évoluer un jour dans la OHL. Mais c'est ce qu'il désirait par-dessus tout.

Lorsqu'il a déménagé à Northville au Michigan à l'âge de 10 ans, il a commencé à suivre les activités de la ligue ontarienne et il a lentement commencé à se faire une idée.

« Je voulais jouer dans la OHL, a expliqué Robertson. J'ai déménagé à Toronto avec ma mère il y a trois ans pour pouvoir être repêché dans cette ligue. Plusieurs joueurs font rapidement le saut de cette ligue vers la LNH et je voulais faire la même chose. »

C'est d'ailleurs le chemin qu'a aussi choisi d'emprunter son frère cadet, Nick, qui a été repêché par les Petes lors du dernier repêchage. C'est donc dire que les deux croiseront le fer à huit occasions l'an prochain.

« Notre passion pour le hockey vient beaucoup de la compétition qui existe entre nous. Je suis meilleur que lui, mais il n'est pas d'accord », a lancé Robertson en riant.

« Nous nous poussons tout le temps pour être meilleur que l'autre et ç'a beaucoup contribué à mes succès cette saison. »

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