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Jagr aime jouer au Centre Bell... quand il gagne!

Le vétéran ailier droit encense les partisans des Canadiens

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - Jaromir Jagr apprécie jouer au Centre Bell, surtout quand son équipe gagne!

« C'est ce que j'aime le plus quand je viens ici », a lancé en riant le vétéran ailier droit à l'issue du gain de 4-1 des Panthers de la Floride.

 

Blague à part, Jagr n'a jamais caché qu'il a même déjà voulu porter les couleurs du bleu-blanc-rouge et on ne peut que rêver à la contribution qu'il aurait pu apporter à l'organisation.

« On peut vouloir quelque chose. Parfois, ce que vous souhaitez n'est peut-être pas nécessairement la meilleure chose pour vous. Pour une raison, Dieu avait une voie différente pour moi. Je suis heureux que cela ait été le cas. »

Jagr a dû remporter sa part de matchs à Montréal au cours de sa carrière, lui qui a inscrit un 90e point à sa fiche en 81 matchs contre les Canadiens, mardi.

Les partisans ont salué par une chaleureuse salve d'applaudissements la passe qu'il a obtenue sur le quatrième but des Panthers en troisième période, celui d'Aleksander Barkov.

« Montréal est une grande ville de hockey. C'est toujours un endroit spécial où jouer, a-t-il élaboré. Les gens adorent le hockey et leur équipe, peu importe le score. Je me souviens d'un match que nous avons perdu ici quand je portais l'uniforme des Rangers de New York. Nous menions 5-0 après 30 minutes, mais les partisans des Canadiens étaient encore dans le coup. Je ne pouvais pas le croire. Parce que si le match avait eu lieu au Madison Square Garden, les partisans nous auraient hués et ils auraient quitté les lieux.

« Mais les Canadiens ont créé une des plus grandes surprises en venant de l'arrière pour l'emporter 6-5 », a-t-il continué en évoquant la remontée historique du CH réussie lors du match du 19 février 2008. « Quand ils accusaient un retard de 5-0, au moindre tir au but, les partisans étaient dingues. À ce moment précis, ça m'en a dit long sur les partisans de Montréal. »

Pour revenir aux Panthers, Jagr a dit trouver qu'ils se retrouvent dans une bonne position avec une douzaine de matchs à jouer, au cœur d'une lutte impliquant trois équipes pour l'obtention du titre de la section Atlantique.

« C'est agréable de remporter le titre de sa section, il n'y a aucun doute. Mais l'expérience m'a enseigné que la chose la plus importante, c'est de jouer son meilleur hockey à l'approche des séries. J'ai vu plusieurs équipes qui ont assuré leur place en séries avec une dizaine de matchs à jouer en saison régulière et qui ont accordé des repos à leurs meilleurs éléments être éliminées dès le premier tour des séries.

« Ces équipes n'étaient pas prêtes à rivaliser contre des adversaires qui avaient dû lutter jusqu'au dernier match de la saison pour se qualifier. Parfois c'est bon d'assurer sa place tôt, mais souvent c'est préférable de se présenter en séries sur une lancée. »

Les Panthers sont un mélange atypique de jeunes joueurs et de vétérans très aguerris. Ils n'ont pas dans leurs rangs de jeunes vétérans âgés d'une trentaine d'années qui peuvent faire le lien entre les deux générations.

À l'occasion du Match des étoiles à Nashville, à la fin de janvier, Jagr avait parlé d'un heureux mélange.

« Je disais la vérité, je ne blaguais pas, a-t-il fait remarquer. Selon mon expérience, les jeunes joueurs sont toujours affamés et les plus âgés doivent l'être parce qu'ils ne joueront plus dans la ligue. Ils n'ont pas le choix. C'est le mélange que nous avons. Nous sommes une équipe très affamée, pourrait-on dire », a-t-il résumé en arborant son éternel sourire juvénile.

 

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