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Jacques Martin devient l'entraîneur-chef du Canadien de Montréal

LNH.com @NHL

MONTREAL - Fort de son expérience d'entraîneur avec les Sénateurs d'Ottawa et les Panthers de la Floride, Jacques Martin s'amène derrière le banc du Canadien avec la poigne de fer qui manquait peut-être à la formation montréalaise.

Le directeur général du Tricolore, Bob Gainey, recherchait un entraîneur expérimenté qui saurait voir le potentiel des jeunes joueurs. "Jacques était un 'match' parfait pour cette description", a-t-il affirmé en conférence de presse, lundi après-midi, au Centre Bell, en confirmant aux médias l'embauche de Martin.

Gainey a aussi vanté les qualités d'enseignant de Jacques Martin, insistant sur le fait qu'il aimait par-dessus tout le métier d'entraîneur. "Dans son coeur, je crois que Jacques est vraiment un entraîneur", a lancé le directeur général.

"C'est mon premier amour", a confirmé Jacques Martin.

Le club a précisé que Martin a conclu une entente de plusieurs saisons, mais les clauses salariales et les autres détails du contrat n'ont pas été dévoilés. Les discussions entre les deux hommes ont commencé il y a deux semaines lorsque Bob Gainey a demandé la permission aux Panthers de négocier avec Martin. Elles ont pris fin dimanche soir.

Jacques Martin s'est dit fort satisfait de la tournure des événements. Pour lui, être l'entraîneur du Canadien est une occasion "unique" de diriger une des organisations les plus prestigieuses du sport professionnel. "C'est un défi grandiose", a-t-il insisté.

L'incertitude entourant l'identité du propriétaire du CH n'a pas été un facteur dans sa réflexion.

L'embauche de Martin n'était pas le seul changement que Gainey avait à confirmer, lundi. Il a aussi annoncé que l'entraîneur des gardiens de but, Roland Melanson, ne serait pas de retour avec l'équipe.

"Nous avions besoin de nouvelles idées, d'aller dans une nouvelle direction, a-t-il expliqué. 'Rollie' était ici depuis longtemps. Il a beaucoup donné. Nos gardiens peuvent conserver ce qu'ils ont appris de lui et maintenant apprendre de quelqu'un d'autre."

Quant aux autres adjoints, ils rencontreront Jacques Martin au cours des prochains jours. Il est permis de penser que d'autres devront eux aussi aller relever de nouveaux défis.

A l'étage au-dessus, le nouvel entraîneur s'est dit choyé de pouvoir collaborer avec Bob Gainey, Pierre Gauthier et Trevor Timmins. "J'ai été emballé par mes conversations avec Bob Gainey. Nous avons parlé de philosophie, des joueurs, de la ligue. Nous avons déjà une bonne chimie", a-t-il dit.

D'autre part, Martin n'était pas sans savoir que la communication et le discipline étaient deux éléments qui semblaient avoir fait défaut, dans les derniers mois, au sein de la formation.

"Avec les joueurs, je pense que c'est important de définir leurs rôles, de communiquer sur une base régulière, a-t-il dit (...) Et l'encadrement aussi est primordial. Si on regarde ma feuille de route, je pense que la discipline est très importante. Ce sont des professionnels, puis ils doivent agir en professionnels."

Il considère que sa nouvelle équipe peut compter sur un noyau fort, particulièrement dans le filet. "Il y a des éléments en place pour bâtir une formation gagnante", a-t-il dit.

Il a refusé d'être étiqueté comme un entraîneur privilégiant le jeu défensif. "Je préfère que mes joueurs contrôlent la rondelle. Je veux que mes joueurs travaillent fort pour récupérer la rondelle. Il est important de créer des occasions de marquer, mais il est aussi important de bien jouer dans toutes les zones."

Martin a aussi assuré qu'il pourrait aisément travailler avec des gens comme Alex Kovalev, qui aime bien improviser à l'offensive.

"J'ai toujours cru qu'il fallait laisser un peu de liberté et de créativité aux joueurs, a-t-il expliqué. Et j'ai entraîné de grands joueurs offensifs. Je pense à Marian Hossa, Martin Havlat, Daniel Alfredsson... Je pense n'avoir jamais été un entraîneur qui limitait leurs habiletés offensives. Pour moi, c'est une question d'éthique de travail et d'engagement."

Martin occupait depuis 2006 le poste de directeur général des Panthers de la Floride. L'expérience a été bonne, a-t-il noté. "Cela me donne une meilleure compréhension de toute l'organisation et cela va aider mes relations avec le directeur général ici."

Bob Gainey a précisé que le Canadien n'aurait pas à donner une compensation aux Panthers même si Martin était toujours sous contrat.

Un entraîneur expérimenté

L'ancien entraîneur du Tricolore Jacques Demers estime que Martin est bien l'homme de la situation. "Moi, je pense que c'est un excellent choix, a-t-il déclaré. On amène un entraîneur avec beaucoup d'expérience."

A titre d'entraîneur dans la LNH, Martin présente une fiche de 517 victoires, 406 défaites et 119 nulles. Il a aussi subi 56 défaites en prolongation. Son taux d'efficacité est de ,551. Il a dirigé les Blues de St. Louis, les Sénateurs et les Panthers. Il avait remporté le trophée Jack-Adams, remis à l'entraîneur de l'année dans la LNH, lors de la saison 1998-1999. Il occupe présentement le 10e rang dans l'histoire du circuit avec 1098 matchs derrière le banc et occupe la 10e position au chapitre des victoires.

Martin a une expérience du hockey international puisqu'il a occupé les fonctions d'entraîneur associé avec l'équipe du Canada ayant remporté la médaille d'or aux Jeux olympiques de 2002, à Salt Lake City. Il a occupé les mêmes fonctions à la Coupe du monde de hockey en 2004 et aux Jeux de Turin en 2006.

Au sujet de ceux qui trouvent que Jacques Martin a un style ennuyeux, Demers affirme qu'"ils ne savent pas de quoi ils parlent".

"Ses équipes étaient excitantes", a-t-il assuré.

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