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Il était temps de congédier Julien, selon Jacobs

Le propriétaire des Bruins de Boston Jeremy Jacobs est heureux du dénouement de la saison après le changement d'entraîneur

par Amalie Benjamin @AmalieBenjamin / Journaliste LNH.com

BOSTON - À un certain point, les Bruins de Boston ont perdu patience. Ils accordaient de l'importance au parcours de l'entraîneur Claude Julien avec l'équipe, dont deux passages en Finale de la Coupe Stanley et une conquête en 10 ans, mais il était temps de passer à autre chose.

Ou, comme l'a dit le propriétaire Jeremy Jacobs à la conférence de presse de fin de saison des Bruins mardi, le congédiement de Julien le 7 février était dû, même s'il a ajouté qu'il n'avait pas empêché le directeur général Don Sweeney de passer à l'acte.

« La décision s'est prise au sein de tout l'état-major ici à Boston, a indiqué Jacobs. Mon impression, c'est qu'il était temps. Nous avons un peu trop attendu. C'était la bonne décision. »

Les Bruins ont remplacé Julien par l'adjoint Bruce Cassidy, qui a maintenu une fiche de 18-8-1 pour mener l'équipe en séries éliminatoires. Le 26 avril, les Bruins et Sweeney ont annoncé que Cassidy allait demeurer à la barre de l'équipe.

« Quand je dis qu'il était temps, a élaboré Jacobs plus tard, peut-être que j'ai été trop loyal. Je pense que nous avons donné beaucoup de lousse à Claude. Il n'a pas produit, c'était le moment de passer à autre chose. »

On sentait que 10 ans avaient été suffisants pour Julien, surtout après que lui et les Bruins eurent raté les séries lors des deux saisons précédentes. Au lieu d'attendre à la fin de la saison 2016-17, les Bruins ont déterminé qu'ils devaient prendre une décision en février, entamer un nouveau départ.

Et ç'a clairement fonctionné.

« Il semble que les entraîneurs ont une date d'expiration, a dit Jacobs à propos de Julien, qui a été embauché par les Canadiens de Montréal le 14 février. Il a été ici pendant longtemps et j'espère qu'il aura du succès à Montréal. »

Jacobs a évité de commenter la décision de son ancien complice en vantant la fiche de son équipe sous les ordres de Cassidy qui lui a permis d'atteindre le tournoi printanier pour la première fois depuis 2014. Les Bruins ont été éliminés en six matchs face aux Sénateurs d'Ottawa.

Mais aucun membre de l'état-major n'a voulu dire que la décision aurait dû être prise avant, qu'ils avaient commis une erreur en ne la prenant pas avant le début de la saison, au cours de la saison morte par exemple.

« Vous pouvez toujours voir les choses de cette façon, peu importe si ce sont des transactions ou des signatures ou des choix au repêchage parce que vous aimiez mieux un autre joueur », a déclaré le président des Bruins, Cam Neely.

« Je sentais que ça allait s'améliorer après le changement. Est-ce que je m'attendais à ce rendement? Non. Je pense que personne ne s'y attendait. Mais l'environnement, la manière dont nous nous entraînons, a changé de manière drastique du jour au lendemain. »

Peut-être que c'était que le message ne passait plus, le manque de sang neuf ou de nouvelles idées.

« Claude est un fantastique entraîneur, il a connu beaucoup de succès, mais vous parlez de 10 ans avec le même noyau, vous parlez de plus de 82 matchs par année avec la même voix, a ajouté Neely. Je pense que peu importe à quel point un entraîneur est bon, à un certain point ce n'est pas seulement 16 matchs par année. Ce n'est pas sa capacité à diriger une équipe. Je pense qu'il était simplement temps.

« Heureusement, les choses ont fonctionné et Bruce était la bonne décision. »

Reste que la fin de saison n'était pas exactement ce que les Bruins voulaient, ni le résultat auquel ils s'attendaient. Huit équipes sont toujours en séries et les Bruins n'en font pas partie.

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