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Hitchcock et les Stars encore en mode apprivoisement

L'ailier français Antoine Roussel constate que l'adaptation à un nouvel entraîneur ne se fait pas toujours sans heurts

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

L'arrivée d'un nouvel entraîneur a changé la donne cette saison pour Antoine Roussel et les Stars de Dallas. Le baroudeur ailier français admet qu'il a dû refaire ses preuves après avoir évolué sous les ordres de Lindy Ruff au cours des quatre dernières saisons.

« L'adaptation à un nouveau "coach", ce n'est pas aussi facile que ça puisse paraître », constate Roussel en entrevue à LNH.com.

La cohabitation entre Ken Hitchcock et les joueurs des Stars reste à parfaire après le quart de la campagne.

Les Stars (10-9-1) occupent le sixième - et avant-dernier - rang de la section Centrale, avant d'affronter les Canadiens de Montréal mardi (20 h 30 HE; RDS, TSN2, FS-FW). Ils ne sont qu'à six points de la deuxième position détenue par les Jets de Winnipeg (12-5-3).

« C'est une approche tout à fait différente, plus centrée sur la défense », élabore Roussel au sujet de la philosophie que prône l'expérimenté Hitchcock. « Nous avons fait des ajustements, mais nous pouvons encore apporter des améliorations. »

L'acquisition du gardien Ben Bishop rapporte des dividendes. L'ancien du Lightning de Tampa Bay montre un dossier de 8-6-0, avec une moyenne de buts alloués de 2,79 et un pourcentage d'arrêts de ,904.

« Il nous a gagné quelques matchs à lui seul, souligne Roussel. Nous devons lui fournir plus d'occasions de faire des blanchissages. » 

Les Stars présentent deux personnalités jusqu'à maintenant. Ils sont le docteur Jekyll et monsieur Hyde de la LNH, avec une excellente fiche de 7-2-0 à domicile, mais de 3-7-1 à l'étranger. Ils ont concédé trois buts de plus qu'ils en ont marqué (61-58).

Hitchcock veut obtenir de l'attaque de plus qu'un trio. C'est dans cette optique qu'il a désuni dernièrement l'unité qui était formée des trois canons de l'équipe -- Tyler Seguin, Jamie Benn et Alexander Radulov. Seguin pivote le deuxième trio tandis que Benn et Radulov évoluent encore ensemble.

« Nous ne jouons que pour un match au-dessus de la moyenne de ,500 après 20 matchs, observe Roussel. Nous espérons avoir pris le bon virage et nous abordons les 20 prochains matchs avec la volonté de nous détacher du peloton. C'est notre objectif. »

Sur le plan personnel, le patineur âgé de 27 ans natif de Roubaix, en France, espère également avoir pris son envol à la suite de la performance de trois points - un but, deux passes - qu'il a signée dans le dernier match des siens, une victoire de 6-3 contre les Oilers d'Edmonton, samedi.

Il totalise six points (deux buts, quatre passes) en 20 matchs et il est en voie de connaître une saison d'environ 25 points, semblable à ses précédentes récoltes, malgré un temps de jeu restreint.

« Je change souvent de compagnons de trio, mais mon rôle demeure le même. Je dois travailler fort et afficher beaucoup d'intensité, dit-il. Je joue moins que par les années passées. Je ne sais pas de combien de minutes par match, je n'ai pas fait le calcul.

« On souhaite toujours jouer le plus possible, enchaîne-t-il. C'est à moi de trouver le moyen de me faire remarquer d'autres façons. »

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