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Hartley animé du fort désir de se retrouver un poste

L'ancien entraîneur des Flames se dit encore jeune et en forme pour continuer

par Jon Lane / Journaliste NHL.com

Même s'il a été envahi par un sentiment de vide et d'une grande tristesse à la suite de son congédiement à la barre des Flames de Calgary, Bob Hartley est animé d'un ardent désir d'effectuer un retour derrière le banc d'une équipe, peu importe le temps que ça prendra.

 

Il se dit suffisamment jeune et fringant à l'âge de 55 ans afin d'ajouter à son palmarès de 13 saisons comme entraîneur dans la LNH et une conquête de la Coupe Stanley comme pilote de l'Avlanche du Colorado en 2001.

Il sait qu'il y a des ouvertures chez les Ducks d'Anaheim et les Sénateurs d'Ottawa, et peut-être même chez le Wild du Minnesota qui doit décider du statut de l'entraîneur par intérim John Tochetti.

« Diriger c'est ma passion, être entraîneur c'est dans mon sang, a lancé Hartley, mercredi. Il n'y a aucun doute que je veux être entraîneur. Je ne suis âgé que de 55 ans et j'estime que je suis en excellente forme. J'adore enseigner. J'adore compétitionner pour gagner des matchs de hockey. Le carrousel des entraîneurs tourne à plein régime actuellement. Il y a plusieurs postes disponibles, plusieurs noms sont avancés et il y aura beaucoup de rumeurs. Mais je ne m'impliquerai pas là-dedans. Il y a une façon de faire pour chacune des ouvertures et je serai très respectueux du processus. »

Hartley a appris mardi que ses services derrière le banc des Flames (35-40-7) n'étaient plus requis, après que l'équipe eut raté les séries éliminatoires pour la troisième saison en quatre ans.

Il y a un an pourtant, les Flames avaient atteint le deuxième tour des séries de l'Association de l'Ouest. Cette saison, ils n'ont pas pu faire mieux que terminer au cinquième rang de la section Pacifique, à 10 points du Wild du Minnesota détenteur de la seconde place de quatrième as de l'association.

« Mardi, je me sentais vide et très triste, a confié Hartley. J'avais le sentiment même si nous n'avions pas obtenu le résultat souhaité à la suite d'une belle saison, l'organisation s'en allait dans la bonne voie grâce à une base solide et à de super jeunes joueurs, a estimé Hartley. J'étais très attristé de ne pas avoir la chance de continuer de travailler avec ce groupe et avec l'organisation. 

« Nous cultivions la fierté et, aujourd'hui, dans ma situation actuelle c'est à moi d'afficher de la fierté. »

Un vent d'optimisme soufflait à Calgary l'été dernier après que les Flames eurent fait l'acquisition du défenseur Dougie Hamilton, au cours de la séance de repêchage 2015 de la LNH, en plus de la mise sous contrat l'attaquant Michael Frolik à l'ouverture du marché des joueurs autonomes.

L'équipe ne s'est toutefois jamais remise d'un mauvais début de saison (2-8-1). L'inefficacité des unités spéciales a été au centre des problèmes. Les Flames ont pris le 22e rang en supériorité numérique et ils ont été la pire équipe en infériorité. Ils ont permis 257 buts, le total le plus élevé de la LNH. Leur différentiel de buts en a pris pour son rhume, passant de plus-24 à moins-28.

Hartley a dit croire que le directeur général de l'équipe Brad Treliving et lui étaient sur la même longueur d'onde. Il s'est dit surpris qu'il évoque des divergences philosophiques en expliquant sa décision.

« Quand vous avez du succès, des irritants mineurs passent inaperçus et personne n'en fait de cas, a soumis Hartley. Quand vous ne connaissez pas de succès, c'est normal qu'il y ait des remises en question et des débats. Brad Treliving a été d'un grand soutien pour le personnel d'entraîneurs. En aucun moment, il y a eu des divergences d'opinions. J'ai été donc surpris d'entendre ça mardi.»

Même si les Flames ont connu une saison difficile, Hartley a dit que son successeur sera choyé de travailler avec un groupe de jeunes fort prometteurs, incluant les attaquants Johnny Gaudreau, Sean Monahan, âgés tous deux de 22 ans, et Sam Bennett, 19 ans, ainsi que les défenseurs Hamilton, 22 ans, et TJ Brodie, 25 ans.

« Il n'y a aucun doute dans mon esprit que cette équipe est à une année ou deux de faire partie des meilleures de la ligue et de faire un bon bout de chemin en séries éliminatoires, a argué Hartley. Ce sera évidemment à quelqu'un d'autre que moi de les diriger. Je comprends parfaitement comment le 'business' fonctionne et j'accepte ma part de blâme. »

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