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Guy Lafleur songerait à rechausser les patins

Le Démon blond pourrait être tenté de reprendre du service advenant qu'on présente un match d'Anciens à Ottawa

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

OTTAWA - La LNH n'a pas annoncé la présentation d'un match des Anciens entre les Canadiens de Montréal et les Sénateurs d'Ottawa, dans le cadre de la Classique LNH100 Scotiabank 2017 qui va avoir lieu au Parc Landsdowne le 16 décembre.

S'il devait y en avoir un, Guy Lafleur songerait sérieusement à sortir de sa retraite.

« Ce serait 'un pensez-y bien' en raison de l'attachement que j'ai pour la région », a affirmé le Démon blond qui a assisté à la conférence de presse au centre-ville d'Ottawa, vendredi.

« Je ne reviendrais pas uniquement que pour revenir, a-t-il poursuivi. Ce serait davantage pour ça - mon attachement à la région - que pour toutes autres choses. »

Lafleur est natif de Thurso, une ville de l'Outaouais située à une cinquantaine de kilomètres au nord-est d'Ottawa.

Il n'a pas pris part à un match d'anciens joueurs depuis qu'il s'est retiré pour de bon le 27 février 2011, à l'issue d'une rencontre présentée au Colisée Pepsi de Québec. Il avait disputé son dernier match à Montréal au Centre Bell contre des Légendes de la LNH en présence de 15 835 personnes, le 5 décembre 2010. Une semaine plus tard, il avait joué dans sa ville natale à l'aréna qui porte son nom.

Avant d'affirmer qu'il songerait à effectuer un retour sur patins, Lafleur qui fêtera son 66e anniversaire de naissance le 20 septembre avait fourni tout plein d'excuses afin de ne pas retourner sur la glace.

« Je n'ai plus mon équipement de hockey, avait-il souligné avec le sourire, avant d'ajouter que plusieurs bons samaritains seraient sans doute prêts à lui prêter le leur. « Et je devrais voir si je suis encore capable de patiner. J'ai toujours joué avec des patins en cuir. De nos jours, les joueurs portent des bottes de ski. Moi je ne sais pas skier!

« Si je devais revenir, il faudra que je me remette en forme. Le retour au gymnase dès demain? Je serais dû », s'était-il esclaffé.

« Rapetisser » les gardiens

Lafleur s'est dit confiant que les Canadiens puissent être les hôtes d'un match à l'extérieur dans le cadre des festivités du Centenaire de la LNH.

« Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je ne suis pas inquiet, a-t-il commenté. Je sais que la famille Molson travaille très fort en ce sens. C'est une famille très fière, elle voit tout ce qui se fait ailleurs. On va nous arriver avec une annonce à un moment donné. On va faire quelque chose, je suis persuadé. »

Lafleur, qui n'a jamais eu la langue dans sa poche, s'est dit d'accord avec tous ceux qui soutiennent que le hockey n'a jamais été aussi rapide et enlevant qu'il l'est actuellement.

Il ne s'est pas fait d'amis dans la confrérie des gardiens de but en affirmant que le rétrécissement de l'équipement des gardiens serait selon lui la principale amélioration qu'on pourrait apporter au spectacle.

« Le hockey est un sport enlevant et apprécié des amateurs à travers l'Amérique du Nord depuis 1917. On ne peut pas le dénaturer en mettant des filets de soccer sur la glace. Il faut diminuer l'équipement des gardiens à la place. Je ne dis pas de revenir à l'équipement que les gardiens portaient dans mon temps, mais un équipement moins volumineux donnerait de meilleures chances de marquer aux joueurs. »

Une première conquête mémorable

Lafleur a dit avoir connu l'âge d'or du hockey dans les années 1970.

« Ç'a été la plus belle époque. Les années 1950 ont été fabuleuses pour les Canadiens parce qu'ils ont gagné la Coupe Stanley cinq fois de suite. Mais nous, entre les années 1976 et 1979, avons gagné la Coupe quatre fois. Nous avons connu une saison de huit défaites seulement, et d'autres de 10 et de 11 défaites. Ç'a été des années extraordinaires, avec des joueurs extraordinaires. Nous formions une famille, les gars allaient à la guerre et ils étaient prêts à faire les sacrifices nécessaires. C'est comme ça qu'une équipe a du succès, en se sacrifiant. »

Lafleur a raconté une anecdote au sujet de sa première conquête de la Coupe Stanley, en 1973.

« J'ai gagné la Coupe à cinq reprises et toutes les conquêtes sont pareilles. Ce sont juste les 'partys' qui sont différents », a-t-il répondu quand on lui a demandé s'il conservait des souvenirs d'une conquête en particulier.

« J'ai gagné ma première Coupe Stanley à Chicago, a-t-il relaté. Au retour dans l'avion, on avait fait la fête. Claude Larose s'était fracturé une jambe pendant le match et il avait fait l'envolée étendu sur une civière. À notre arrivée à Montréal, il y avait plus de 5000 partisans qui nous attendaient à l'aéroport. On a enlevé Claude de la civière pour me mettre dessus. Je pense que j'y avais été un peu fort pendant le vol », a conclu 'Flower' en riant.

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