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Guy Boucher ne cherche pas à se venger du Lightning

L'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa est reconnaissant que Tampa Bay lui ait donné une opportunité avant de le congédier en 2013

par Chris Stevenson / Correspondant LNH.com

OTTAWA - L'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa Guy Boucher a déclaré qu'il aurait bien aimé aider les journalistes sportifs qui auraient voulu écrire des articles sur le thème de la vengeance à quelques heures d'affronter le Lightning de Tampa Bay, l'équipe qui l'a congédié après 31 matchs durant la saison 2012-13, pour la première fois ce samedi soir au Centre Canadian Tire (19h HE ; SN1, SN360, SUN, NHL.TV).

Mais Boucher, qui a fait un retour dans la LNH quand les Sénateurs l'ont embauché le 8 mai, a déclaré que trop de temps s'était écoulé pour qu'il soit amer ou en colère. Il a dit ressentir de la gratitude à l'endroit du propriétaire du Lightning Jeff Vinik, du directeur général Steve Yzerman et de l'adjoint au directeur général Julien BriseBois.

Boucher a obtenu sa première chance de diriger une équipe de la LNH quand Yzerman l'a embauché en 2010, au moment où Boucher faisait partie de l'organisation des Canadiens de Montréal à titre d'entraîneur-chef du club-école de Hamilton dans la Ligue américaine de hockey. Boucher a mené le Lightning jusqu'en Finale de l'Association de l'Est au printemps 2011, Tampa Bay s'inclinant alors en sept matchs devant les Bruins de Boston.

Le Lightning a raté les séries éliminatoires de la Coupe Stanley la saison suivante, affichant alors un dossier de 38-36-8. Quand l'équipe a amorcé la saison écourtée par le lock-out en 2012-13 avec une fiche de 13-18-1, Boucher a été remercié le 24 mars 2013. Il a dirigé le club Berne SC en Suisse sur une période de trois saisons avant d'être embauché par les Sénateurs.

« J'adorerais vous dire, 'Eh bien, c'est le jour de la revanche', et vous les gars [des médias] en feriez une bonne histoire, mais en ce qui me concerne, je suis tellement reconnaissant, a déclaré Boucher. Tout d'abord, les Canadiens de Montréal m'ont donné ma première opportunité dans les rangs professionnels, alors je leur dois beaucoup. Steve Yzerman, M. Vinik et Julien BriseBois, je leur dois beaucoup aussi.

« Ma famille et moi avons eu une très bonne vie là-bas pendant quatre ans. On m'a beaucoup donné et j'ai eu la bonne fortune de voir [Yzerman] me donner les rênes d'une équipe de la LNH et d'avoir du succès, notamment en allant jusqu'au septième match d'une finale d'association. Il faut être reconnaissant pour ce genre de choses. »

Boucher a fait savoir qu'Yzerman et lui ont gardé contact depuis.

« Nous avons continué de communiquer plus souvent que seulement de temps en temps, a affirmé Boucher. Nous avons discuté plusieurs, plusieurs fois après ça, alors notre relation est restée vraiment très bonne. L'animosité que les gens cherchent, il n'y a rien de ça.

« Je dois être honnête. Les années qui ont passé, le fait qu'il y ait seulement deux joueurs que j'ai dirigés qui sont encore avec l'équipe, le fait que j'ai continué d'entretenir de bonnes relations avec le D.G. et Julien BriseBois et les gens dans l'organisation… On m'a bien traité. J'aimerais bien vous donner un peu du négativisme que vous cherchez, mais il n'y en a pas. »

Lorsqu'on lui a demandé s'il était en colère après son congédiement, Boucher a éclaté de rire.

« Vous essayez encore, hein ?, a-t-il lancé. Je suis ici maintenant. C'est une bonne chose. La bonne chose aussi, c'est que ma première opportunité dans la LNH m'a assurément permis d'obtenir cette deuxième opportunité. C'est toujours comme ça que j'ai vu ça.

« Mon père est décédé quand j'avais 17 ans, mais une des choses qu'il m'a enseignées, c'est qu'il ne faut pas regarder comment les choses finissent. Il faut regarder comment les choses commencent. Ces gens m'ont donné une grande opportunité, et c'est comme ça que je vois les choses. »

Les deux joueurs de l'époque de Boucher qui font encore partie de la formation de Tampa Bay sont l'attaquant Steven Stamkos et le défenseur Victor Hedman.

« C'est peut-être le temps qui a passé. Je suis calme, je vois les choses presque froidement, a dit Boucher. Je ne sais pas comment l'expliquer. Ça fait trop longtemps. J'imagine que si ç'avait été l'an dernier ou il y a quelques mois, et que tous les joueurs et les gens avec qui j'avais travaillé étaient encore là… Mais il y a seulement deux joueurs que j'ai dirigés. C'est tout.

« Tellement de choses ont changé depuis. Ce serait beaucoup plus difficile si tous les joueurs que j'avais dirigés étaient ceux qui allaient nous affronter. À ce moment-là, sans doute que ce serait plus émotif. »

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