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Gretzky espère la relance de la rivalité Oilers-Jets

La légende maintient que les deux équipes ont été presque égales pendant les années 1980

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

Les livres d'histoire nous disent que la rivalité entre les Oilers d'Edmonton et les Jets de Winnipeg a été complètement inégale. Ce n'est pas ainsi que Wayne Gretzky s'en souvient, même après qu'on eut rappelé à « La Merveille » que ses Oilers ont eu une fiche de 18-1 dans cinq séries éliminatoires de la Coupe Stanley contre les Jets entre 1983 et 1988.

« Nous avons eu un gardien membre du Temple de la renommée, a expliqué Gretzky. Grant Fuhr était si talentueux, il faisait la différence chaque fois que nous les avons affrontés dans les séries. S'ils nous avaient battus dans les séries, ils auraient probablement remporté la Coupe Stanley, mais Grant Fuhr a fait toute la différence. »

Gretzky mènera une équipe d'Edmonton remplie de membres du Temple de la renommée du hockey, incluant Mark Messier, Jari Kurri et Paul Coffey, dans le Match des anciens de la Classique héritage au Investors Group Field le 22 octobre. Le lendemain, les actuelles incarnations des Jets et des Oilers vont s'affronter dans la Classique héritage Tim Hortons 2016 de la LNH.

« Glen [Sather] nous a toujours dit quand nous avons remporté notre première Coupe [en 1984], "Quand vous l'emportez, vous avez des souvenirs pour la vie", a dit Gretzky. Je doute que nous ayons exactement compris ce qu'il avait dit à cette époque-là, mais c'est vrai. Alors, quand [le président des Jets] Mark Chipman m'a appelé, j'ai répliqué, "Absolument". »

Gretzky a toutefois admis qu'il n'était pas garanti d'y assister jusqu'à ce qu'il ait reçu la confirmation que Messier et Coffey y allaient être aussi. Cela manifeste la philosophie « gagner ensemble, marcher ensemble » que Gretzky et ses coéquipiers suivent depuis longtemps, même après leur retraite du hockey.

« Ça ne fonctionne pas si l'un d'entre nous ne veut pas ou ne peut pas jouer, a noté Gretzky. C'est la mentalité de notre groupe, nous y allons tous ensemble. Si l'un ne peut pas y aller, presque personne n'y ira. C'est un groupe si serré.

« Glen va jouer le rôle d'entraîneur. Ron Low sera l'adjoint. Et dans ce match, nous allons combiner plusieurs joueurs plus âgés comme Blair MacDonald, un des premiers capitaines, avec certains joueurs plus jeunes comme Ryan Smyth. C'est un échantillon des joueurs des Oilers et c'est toujours plaisant quand nous nous réunissons. Les soigneurs viendront de cette ère. Ce sera juste une réunion formidable. »

Et parce que le match aura lieu à Winnipeg, Gretzky s'attend à ce que les conversations se tournent vers l'apogée de la rivalité Jets-Oilers, qui remonte à l'époque de l'Association mondiale de hockey.

Winnipeg a vaincu les Oilers dans le tout dernier match de l'AMH avant que les Oilers n'aient dominé les Jets dans les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, grâce en partie au brio de Fuhr, mais peut-être également grâce aux joueurs comme, disons, Gretzky, Messier, Coffey et Kurri.

Les Oilers ont gagné 16 matchs consécutifs contre les Jets en séries éliminatoires avant de perdre le match no 3 de la demi-finale de la section Smythe en 1988. Ils ont remporté les deux prochaines parties avant de signer leur quatrième conquête de la Coupe Stanley, la dernière avec Gretzky.

Edmonton a dominé Winnipeg 96-53 sur la feuille de pointage pendant ces 19 matchs des séries éliminatoires.

« La vision de Glen en bâtissant des Oilers a été inspirée par Bobby Hull, Anders Hedberg, Ulf Nilsson, Kent Nilsson et Lars-Erik Sjoberg à Winnipeg, a expliqué Gretzky. C'était le genre d'équipe que Glen voulait avoir et c'était l'équipe qu'il a construite dans la LNH à une époque quand personne n'a eu une telle équipe. Il croyait fermement dans la possession de la rondelle et du patinage. Les deux équipes ont donc une grosse histoire qui est bien plus serrée que certaines personnes l'imagineraient. »

Dix-huit victoires en 19 matchs suggèrent autrement, mais Gretzky maintient qu'il vaut mieux de ne pas qualifier la rivalité d'inégale.

« Nous ne les avons pas écrasés, a-t-il dit. Chaque match était probablement plus serré que les statistiques le suggéraient. Grant a été la différence. »

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