Skip to main content

Girard affirme qu'il « se sent à sa place » avec les Predators

Le petit défenseur québécois pourrait bien amorcer la saison à Nashville

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Samuel Girard ne veut pas voir trop loin. Même s'il fait partie des neuf défenseurs toujours présents au camp des Predators de Nashville à un peu plus d'une semaine du match d'ouverture, le Québécois ne se fait aucune attente.

Il est pourtant très près du but.

Parce que des neuf arrières qui ont survécu à la plus récente vague de retranchements, lundi, on retrouve Ryan Ellis qui ratera entre quatre et six mois d'activités en raison d'une opération au genou subie au début du mois. 

Le compte est donc à huit. Les finalistes de l'an dernier vont-ils amorcer la saison avec autant de défenseurs à Nashville? Comptent-ils sur Girard pour pallier l'absence d'Ellis qui présente à peu près le même profil de petit défenseur offensif efficace en relance?

Personne ne le sait. Pas même le Robervalois. Mais il semble, selon les échos, que le directeur général David Poile voit Girard dans sa soupe.

« Je ne veux pas me mettre ça dans la tête et être déçu si jamais je ne commence pas ici, a-t-il déclaré en entrevue avec LNH.com. Je ne sais pas encore ce qu'il va arriver avec moi. S'ils me retournent au niveau junior (avec les Cataractes de Shawinigan) alors ils me retournent et s'ils me gardent, tant mieux pour moi. »

Le défenseur de 19 ans a déjà joué trois matchs préparatoires et il a été utilisé à outrance par l'entraîneur-chef Peter Laviolette. Comme s'il voulait voir ce qu'il a dans le ventre. 

Et Girard n'a pas déçu. Il a amassé une mention d'aide, présente un différentiel de plus-4 et a joué en moyenne 22 minutes par match. Il a même récolté une mention de troisième étoile et a disputé un match aux côtés du vétéran Roman Josi.

Il a encore deux matchs pour se faire valoir - jeudi contre les Blue Jackets et samedi contre le Lightning - et il a bien l'intention de poursuivre sur sa lancée.

« Je me sens prêt à commencer la saison ici, a lancé Girard. Lors des matchs préparatoires que j'ai joués, je me sentais à ma place sur la patinoire. Mais la décision revient à l'organisation. »

Depuis qu'ils l'ont sélectionné en deuxième ronde en 2016 (47e au total), les Predators semblent vouloir lui donner la chance de tranquillement faire sa place au sein de l'organisation. 

Il a disputé deux matchs préparatoires avant d'être retranché à quelques jours du début de la saison à l'automne dernier, et a eu l'occasion de jouer quelques rencontres avec Milwaukee dans la Ligue américaine à la fin de la campagne.

Jumelez ça à un été d'entraînement intensif et vous obtenez un joueur qui a de bonnes chances d'au moins disputer quelques matchs dans la LNH à 19 ans.

« Je pense que ces matchs-là dans la Ligue américaine m'ont aidé au chapitre de la confiance, a expliqué Girard. Je me suis rendu compte que j'étais capable de jouer à ce niveau-là.

« Aussi le fait d'avoir un camp d'entraînement avec les Predators dans le corps, je savais à quoi m'attendre et ça m'a permis de commencer le camp du bon pied. »

Mais au-delà de tout ça, c'est surtout que le style de jeu préconisé par les Predators sied parfaitement au rapide patineur de 5 pieds 9 pouces et 166 livres. Les Mattias Ekholm, P.K. Subban, Ellis et Josi sont tous des défenseurs mobiles avec un penchant offensif capables de relancer l'attaque en claquant des doigts.

Girard n'est pas encore à leur niveau, mais c'est exactement ce qu'il fait à Shawinigan depuis maintenant trois saisons.

« L'organisation sait quel genre de joueur je suis, a dit Girard. Les dirigeants me laissent jouer ma "game" et je pense qu'ils aiment ma manière de jouer.

« Ce sont tous des joueurs que j'admire et desquels je m'inspire pour devenir aussi bon qu'eux. C'est ça mon objectif et j'aimerais avoir le même cheminement qu'eux. »

En voir plus