Skip to main content

Georges Laraque a apprécié la réaction des partisans à son endroit

LNH.com @NHL

BROSSARD - Au lendemain de son but marqué dans des circonstances dramatiques, son tout premier en 59 matchs depuis qu'il s'est joint au Canadien il y a un an et demi, Georges Laraque était encore ému. Emu, tout particulièrement, par la réaction des amateurs de hockey et des membres de la communauté haïtienne du Québec à son endroit.

La foule a scandé son nom après son filet, qui a permis au Canadien d'égaler le score à 2-2 face aux Stars de Dallas, et signalé le regain de vie des hommes de Jacques Martin en route vers un gain de 5-3. Mais le dur à cuire a également dit avoir reçu une tonne d'appels et de messages d'encouragement, dont près de 1000 courriels rien que sur son site Internet.

"Tout le monde était tellement fier", a commenté Laraque, vendredi, après l'entraînement du Canadien tenu en prévision du match de samedi au Centre Bell contre les Sénateurs d'Ottawa.

"Et dans la misère, quand tu peux être fier comme ça de tes compatriotes... C'est comme un modèle d'espoir", a ajouté le colosse en faisant allusion à la détresse qu'il partage avec le peuple d'Haïti et la communauté haïtienne du Québec à la suite du tremblement de terre survenu dans ce pays.

"Je suis vraiment content de la façon dont c'est arrivé, ça ne pouvait pas mieux tomber, a-t-il encore dit de son but, vendredi. C'était super spécial. Pour être honnête, ce n'est pas tant le fait de marquer ce premier but que le moment où il est survenu. Ce premier but-là, je voulais le marquer dans des circonstances comme celles de jeudi.

"C'était tellement significatif. C'était un soulagement mais en même temps, avec les Haïtiens qui regardent, qui sont ici à Montréal et qui suivent le hockey, de pouvoir leur dédier ce but, à ceux qui ont perdu des proches ou qui sont à leur recherche, pour moi c'était vraiment miraculeux.

"Et j'étais vraiment content de voir la réaction des gens. Après le match, j'ai appris à quel point les partisans avaient été généreux lors de la collecte de fonds (organisée au Centre Bell pendant la rencontre). Ca montre vraiment qu'à Montréal, on a des partisans qui ont du coeur et qui sont capables de supporter pas seulement leurs joueurs, mais aussi les communautés dans le besoin. C'était vraiment beau à voir."

Laraque a par ailleurs apprécié la réaction des spectateurs à son endroit pendant la rencontre. En plus de scander son nom, ils ont chaudement applaudi ses mises en échec. L'attaquant a aussi souligné le fait que les amateurs ont été nombreux à l'encourager depuis son arrivée chez le Canadien, malgré les critiques de "certains médias" à son endroit.

"Pour moi, (le support des partisans) est le plus important, ç'a une plus grosse valeur que n'importe quoi, a dit Laraque. Ca montre que les gens connaissent le hockey, connaissent les joueurs, ils encouragent les personnes qui ont bon coeur. Et (jeudi), ça m'a donné des frissons, c'était vraiment incroyable avec tout ce qui est arrivé, avec la tragédie à Haïti... D'avoir un tel soutien, c'est un honneur et une fierté.

"C'est pour ça que j'encourage tout le monde de mettre le chandail du Canadien, parce que des journées comme ça, quand ça arrive - et ça peut arriver à n'importe qui - ça te fait vraiment apprécier le fait de jouer dans une ville canadienne où les gens connaissent le hockey et supportent ses joueurs et son équipe de cette manière."

Un tonique?

Le but de Laraque a semblé lui servir de tonique, jeudi. Il a réussi plusieurs mises en échec qui ont attiré l'attention. Il y a longtemps qu'on ne l'avait pas vu jouer avec autant de vigueur et de concentration.

Laraque espère que cette soirée incitera Jacques Martin à lui donner plus de temps de glace.

"Ca faisait longtemps que je n'avais pas joué huit minutes, a dit Laraque en faisant allusion aux 7:42 passées sur la patinoire, jeudi soir. Je suis content que (Jacques Martin) ait pu voir, quand il me donne de la glace, que des choses peuvent arriver. Pas nécessairement un but à tout coup, mais que je suis plus dans le match, que je peux en donner plus à l'équipe. L'année passée j'ai été capable de le faire dans les séries, j'ai joué 10 minutes par match et ça, c'était juste il y a quelques mois, ça ne fait pas si longtemps.

"Quand l'entraîneur me donne deux, trois, quatre ou cinq minutes de temps de glace, c'est sa décision. Mais c'est sûr que lorsque tu joues deux ou trois minutes, c'est difficile de contribuer parce que tu es à froid ou tu es sur le banc."

La partie semble toutefois loin d'être gagnée pour Laraque, à en juger par la réaction de Martin, vendredi.

"Il a marqué un but, mais son trio a montré un différentiel de moins-1, a noté l'entraîneur. Georges doit continuer à travailler et à lancer plus souvent."

Les Sénateurs puis les Rangers

Le Canadien affrontera les Sénateurs d'Ottawa au Centre Bell, samedi, avant de se rendre au Madison Square Garden pour y affronter les Rangers de New York, dimanche. Sergei Kostitsyn ne sera fort probablement pas de la partie. Celui-ci a mis sa cheville blessée à l'épreuve avant la séance d'entraînement de vendredi, mais encore une fois ça n'a pas été assez concluant pour qu'il se joigne à ses coéquipiers.

Par ailleurs, les trios n'ont pas changé à l'entraînement, vendredi, au Complexe sportif Bell à Brossard. Matt D'Agostini était toujours aux côtés de Tomas Plekanec et Michael Cammalleri.

D'Agostini réalise la chance qu'il a de pouvoir poursuivre au sein d'un trio offensif malgré son inefficacité à l'attaque.

"C'est bien de voir que (Martin) montre de la confiance à mon endroit, même si je n'ai pas disputé mon meilleur hockey dernièrement, a dit celui qui n'a aucun but - et pas un seul petit point - depuis le match du 10 décembre contre les Penguins de Pittsburgh. Je suis pas mal certain que j'en ai plus que ça à donner. Je dois puiser dans mes ressources et jouer du meilleur hockey."

En voir plus