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George McPhee voit Las Vegas être compétitif très tôt

Le directeur général traite des nombreux défis auxquels la 31e équipe de la LNH fait face

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste senior NHL.com

Jusqu'à mercredi, Las Vegas n'était pas différente pour George McPhee qu'elle ne l'était pour les touristes du monde entier.

McPhee était déjà venu à Las Vegas afin d'assister à un combat de boxe, ou pour des vacances familiales ou par affaires.

Maintenant, c'est la ville où il s'établira, même s'il prévoit énormément voyager au cours des 10 prochains mois.

 

McPhee a été nommé premier directeur général de la nouvelle concession de la LNH à Las Vegas, mercredi. Il se retrouve aux commandes des opérations hockey d'une concession dépourvue de nom et de joueurs, mais qui a les reins solides avec un propriétaire milliardaire, un amphithéâtre flambant neuf ainsi qu'un directeur général aguerri qui possède 24 ans d'expérience dans la LNH, incluant 17 comme dg des Capitals de Washington.

« Las Vegas comme ville est en soi une grande marque », a indiqué McPhee au cours d'un entretien téléphonique avec NHL.com. Les gens de partout à travers le monde savent où se trouve Las Vegas. Nous voulons mettre sur pied une fantastique équipe de hockey à Las Vegas. Nous adorerions faire de la ville une destination de choix pour les amateurs de hockey et les joueurs. »

Afin d'y parvenir, McPhee et son nouveau patron, le propriétaire Bill Foley, doivent construire une organisation à partir de rien. D'une certaine façon, McPhee obtient l'emploi de rêve pour un directeur général. Au lieu d'être engagé afin de régler des problèmes que d'autres ont créés, il peut mettre l'empreinte qu'il veut.

« Nous souhaitons qu'après toutes les décisions que nous prendrons, toutes les embauches de personnel que nous ferons, qu'on dise : `ces gens-là sont très sérieux' », a dit McPhee.

McPhee a discuté avec NHL.com de la façon qu'il veut s'y prendre afin de créer un engouement pour le hockey à Las Vegas. Voici le fruit de la conservation, sous la formule questions-réponses:

 

Parlons du défi. De quelle façon est-il différent des défis antérieurs que vous avez eu à relever et qu'est-ce qui vous emballe le plus dans celui-ci?

« Tout est à bâtir ici, ce qui devrait être plaisant et quelque chose je suis convaincu que tous mes homologues directeurs généraux aimeraient faire. On part de zéro et je suis très surpris de constater combien il y a de personnes intéressées à joindre l'organisation. Il y a sûrement beaucoup d'entre elles qui possèdent les compétences requises. Le problème ne sera pas d'essayer de trouver des personnes compétentes, mais plutôt de dénicher les candidats qui correspondent le mieux à nos besoins. C'est le premier défi. Dès que nous aurons sélectionné des joueurs au repêchage d'expansion et que nous aurons pris part à notre première séance de repêchage, je serai sur le même pied que tous les autres directeurs généraux. L'autre élément, c'est qu'il s'agit d'un marché tout neuf, et c'est à nous de l'éduquer et de le faire prospérer en le faisait connaître à la population. »

 

D'ici au repêchage d'expansion et au repêchega amateur, il s'écoulera 11 mois. Vous ne pouvez pas avoir de joueurs avant. Qu'allez-vous faire d'ici là?

« Ces 11 mois vont filer à vive allure parce que nous serons très occupés à monter un personnel de recruteurs, tant amateurs que professionnels, et à élaborer une stratégie qui va leur permettre de bien s'acquitter de leur tâche sur le terrain. C'est beaucoup de travail. C'est sans parler de tout ce qu'il y a à faire comme travaux afin d'organiser les lieux de travail de tous et chacun et tout le reste. Cette période de temps va passer à la vitesse de l'éclair. Nous n'aurons pas le sentiment d'avoir suffisamment de temps. »

 

Organiser les lieux de travail n'est effectivement pas une mince affaire parce que c'est l'endroit où tous et chacun oeuvreront. Comment planifie-t-on ça? En quoi consistent les étapes initiales, avant l'embauche de recruteurs?

« Dans l'immédiat, c'est de faire en sorte que les gens puissant nous rejoindre. À quel endroit peuvent-ils le faire? Quelle est notre adresse civique? Nos numéros de téléphone? Ce sont de petites choses. Nous avons besoin de téléphones, d'ordinateurs et de cartes de credit. Il nous faut des vis et des écrous. D'autres questions? Que pouvons-nous offrir aux gens dans des contrats? Quel type d'avantages sociaux, de plan médical ou de régime de retraite? Après ça, on passe aux choses plus sérieuses comme l'engagement de personnel. On va commencer par engager des recruteurs, avant de compléter le groupe de dirigeants. Le hic quand vous engagez des recruteurs, c'est de vous assurer d'avoir des ordinateurs ainsi que les logiciels appropriés pour l'exécution de leurs tâches.

 

Avez-vous discuté avec d'autres qui étaient passés par là, comme David Poile ou Don Waddell, afin d'obtenir des conseils?

« Oh oui, bien sûr. J'ai discuté avec Doug Risebrough il y a longtemps. J'ai aussi parlé avec David Poile et Don Waddell. »

 

Que vous ont-ils dit?

« David Poile m'a dit que c'était plaisant et que les directeurs généraux vont tous être gentils avec moi au cours de la prochaine année parce qu'ils ne me voient pas encore comme un compétiteur. Don Waddell est celui qui m'a dit qu'on ne verrait pas passer le temps. »

 

Quelqu'un de très compétitif comme vous qui êtes habitué de côtoyer une équipe et d'être impliqué dans toutes ses sphères d'activités, comment entrevoyez-vous la prochaine saison sans équipe sous la main?

« L'intérêt que j'aurai sera davantage pour des joueurs que pour des équipes. Nous aurons à cibler des joueurs dans chacune des organisations et à voir s'ils peuvent nous être utiles. C'est comme une séance de repêchage, quand vous souhaitez pouvoir mettre la main sur les espoirs que vous avez dans votre mire, c'est le `fun'. Quand on va commencer à identifier des joueurs et à se dire : `Celui-là, nous espérons vraiment pouvoir mettre la main dessus'. Ce sera comme ça pendant toute la saison, je crois bien, parce que ce n'est pas l'affaire que de choisir sept espoirs dans sept rondes de repêchage. On parle de sélectionner 30 joueurs. Par après, nous allons choisir sept joueurs au repêchage. Nous avons beaucoup de pain sur la planche. »

 

Comment voyez-vous le travail de vente du hockey à Las Vegas, qui fait nécessairement partie du projet?

« Ce sera un pur plaisir, un délice. Interagir avec les partisans a toujours été plaisant pour moi. Quand vous vous adressez à un auditoire captif, que vous pouvez leur jaser de hockey et leur expliquer toutes les nuances du sport et ce qui le rend si spécial, leur dire que ce n'est pas facile comme ça peut paraître, tout ça est le `fun'. L'intérêt à Las Vegas est très fort et on a vendu encore beaucoup de billets (mercredi) après la conférence de presse, que nous sommes ravis de pouvoir discuter de hockey avec les amateurs. »

 

A-t-on élaboré des stratégies de communication afin de rejoindre les gens, comme des forums de discussion?

« Oui. C'était une des questions au cours de l'entrevue d'embauche et un des prérequis je crois dans le processus de sélection du directeur général. On nous demandait si nous serions disposés à sacrifier quelques soirées de travail par mois afin de rencontrer les amateurs. La réponse a été : `absolument'. Nous voulons faire salle comble pendant de nombreuses années. »

 

Qu'est-ce qui fait que ç'a cliqué entre Bill Foley et vous?

« Je l'apprécie et il m'apprécie. J'étais convaincu après huit minutes de notre première conversation que je voulais travailler pour lui. Nous suivions tous de près ce qui se passait à Las Vegas et j'avais lu beaucoup de choses au sujet de Bill. L'enthousiasme qu'il avait au bout du fil la première fois que je lui ai parlé était très inspirant. Il était très emballé par tout ce qu'on avait accompli jusqu'à maintenant et il vous donne l'envie de faire partie du projet. Il privilégie le positivisme et l'optimisme pour aller de l'avant. Il m'a présenté le poste en disant que ce serait le directeur général qui prendrait toutes les décisions liées au hockey. `Je veux m'impliquer, mais c'est toi le spécialiste et tu prendras les décisions', m'a-t-il dit. Ce sont des choses attrayantes pour un directeur général. »

 

Votre expérience à Washington, quand vous avez dû procéder à une reconstruction de l'équipe, pouvez-vous en tirer la moindre expérience utile?

« Oh oui, c'est très semblable. Nous avons remodelé complètement une équipe qui prenait part aux séries éliminatoires. Au début, nous avions peu de joueurs, nous tentions uniquement de remplir des paires de patins. J'estime même que nous serons légèrement en avance que nous l'étions quand nous avons amorcé le processus. Je suis donc familier avec l'expérience. C'est difficile. Vous n'obtenez pas beaucoup de respect des autres équipes ou des arbitres ou de quiconque. J'espère qu'en repassant au travers d'un processus semblable, que nous puissions bâtir une équipe suffisamment compétitive, qui travaillera avec acharnement et qui sera assez talentueuse afin de recevoir le respect et de s'établir rapidement comme une très bonne équipe. »

 

Croyez-vous que l'amphithéâtre puisse aider à attirer des joueurs à Las Vegas?

« C'est un marché et des installations qui seront très attrayants pour les joueurs. Il y a 40 millions de gens qui visitent Vegas à toutes les années. Il y a plus de 700 joueurs dans la LNH, incluant une centaine qui font partie de l'élite, ou peut-être moins, entre 50 et 60. Nous n'avons besoin que de cinq ou de six d'entre eux. Nous avons un fabuleux amphithéâtre. Nous avons un fabuleux complexe d'entraînement dans un superbe quartier. C'est une ville où c'est facile de s'y retrouver, il fait beau. Il n'y pas de taxe d'état. Les déplacements seront beaucoup plus faciles que jamais dans l'Ouest en raison de notre arrivée. L'amphithéâtre sera plein. Alors, pourquoi pas ne pas essayer de former une équipe qui peut essayer de participer aux séries éliminatoires dès la première année. Nous ferons les choses intelligemment. Nous ne serons pas stupides. Nous ne ferons pas de mauvais échanges ou rien d'autres de dommageable. Mais pouvons-nous former une très bonne et compétitive équipe en misant sur des jeunes talentueux dès le départ? Oui je le pense. »

 

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