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Fleury s'attire les éloges de son ancien entraîneur

Gilles Meloche est heureux pour son bon ami et ancien protégé

par Siniša Šindik / Collaborateur LNH.com

Ceux qui croyaient que la carrière de Marc-André Fleury serait en déclin à Vegas ont été agréablement surpris jusqu'ici. C'est du moins ce que l'on peut en juger après les trois premiers matchs de l'histoire de la concession des Golden Knights. 

Le vétéran gardien de but québécois a été sublime jusqu'à présent, permettant à sa formation de récolter trois victoires en autant de matchs, dont un gain de 5-2 mardi soir, face aux Coyotes de l'Arizona.

Surprenant? Pas vraiment selon son ancien entraîneur des gardiens de but à Pittsburgh, Gilles Meloche.

« Avant le début du camp, j'ai dit qu'il allait voler huit à dix matchs cette année et il vient déjà d'en voler deux en trois matchs. S'il reste en santé, il permettra aux Golden Knights d'être compétitifs toute l'année. Ils seront difficiles à battre », a déclaré Meloche, qui était l'un des invités spéciaux de Fleury au match d'ouverture de l'équipe, mardi soir.

Les dernières années de Fleury à Pittsburgh n'ont pas nécessairement été de tout repos, alors que ce dernier a perdu son poste de numéro un aux mains du jeune Matt Murray - qui a tout de même permis à l'équipe de soulever la Coupe Stanley deux ans de suite.

Or, il ne faut pas oublier que Flower a été l'un des principaux artisans de cette dernière Coupe Stanley des Penguins. Le gardien de 32 ans a su tenir le fort de belle façon lors des deux premières séries face aux Blue Jackets et aux Capitals, en l'absence de Murray. 

Et même si Fleury a permis aux Penguins d'éliminer Colombus et Washington afin d'accéder à la finale de l'Est, une défaite cinglante de 5-1 face aux Sénateurs d'Ottawa lors du troisième match de la série aura permis à Murray de retrouver le filet.

Étant donné la situation, on aurait pu être porté à croire que Fleury aurait fait la « baboune », qu'il en aurait voulu à son entraîneur, Mike Sullivan, ou même qu'il en aurait voulu au monde entier. Encore là, ce serait mal connaître Fleury, toujours selon Meloche, qui agit maintenant comme dépisteur avec les Penguins.

« Marc-André a été un élément important de notre équipe, surtout l'an dernier. Il nous a permis de remporter nos deux premières séries, avant que Murray ne reprenne son poste. Mais, peu importe ce qui s'est passé, il n'a jamais changé d'attitude. Il a toujours fait passer l'équipe en premier », a ajouté Meloche.

Son caractère, il a dû le forger au fil des ans. Ça n'a pas été facile, au contraire, surtout quand il est arrivé dans la Ligue nationale, au sein d'une équipe de Pittsburgh loin de celle comme on la connaît aujourd'hui. 

« Il a eu des moments creux au cours de sa carrière, notamment lors de quelques matchs en séries éliminatoires et il a payé pour ça dans les journaux, mais il a toujours été en mesure de rebondir, grâce à son caractère », a mentionné Meloche.

« Et si vous regardez son dossier au cours des 12 dernières années, je suis sûr qu'il est le gardien qui compte le plus de victoires dans la ligue, ou presque. C'est un grand athlète et une très bonne personne. L'équipe qui l'a dans ses rangs est très chanceuse », a-t-il ajouté.

Un gardien pas comme les autres

Le sourire toujours accroché aux lèvres et de nature farceur, Fleury ne semble pas cadrer dans ce stéréotype qui veut que les gardiens soient dans une classe à part, toujours sérieux et réservés, pour ne pas dire bizarres même. 

Au contraire, le natif de Sorel-Tracy est loin d'être d'un gardien de but typique, étant toujours de bonne humeur - ou presque, il est humain quand même - et heureux de faire le métier qu'il aime. C'est justement cette attitude qui lui a permis de se rendre là où il est aujourd'hui, selon son ancien mentor. 

« Une bonne humeur comme la sienne, ça ne s'enseigne pas, ça fait tout simplement partie de sa personnalité. Les gardiens de but sont toujours très sérieux avec leur routine et tout, mais pas Marc-André. Pour lui, chaque jour est un nouveau jour, peu importe ce qui s'est passé la veille », a déclaré Meloche.

Tout comme un sprint n'est pas un marathon, trois matchs ne font certainement pas une saison. Il faudra être patient avant de voir quel genre de campagne Fleury connaîtra avec les Golden Knights, mais son ancien entraîneur est persuadé que le meilleur est à venir dans son cas.

« Il a encore sept ou huit bonnes années en lui. Il est en bonne forme, il prend soin de son corps et c'est un bon père de famille. Son meilleur hockey est devant lui et je pense qu'il l'a montré lors des trois premiers matchs. »

Fleury et les Golden Knights reprendront l'action vendredi soir en recevant la visite des Red Wings de Detroit, dans le deuxième match d'une série de sept rencontres consécutives à domicile. 

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