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Fleury le plus utile… gagne ou perd?

Le gardien des Golden Knights pourrait bien devenir le sixième joueur de l'histoire de la LNH à remporter le trophée Conn-Smythe même si son équipe s'incline en Finale

par Hugues Marcil / Réviseur LNH.com

La Finale de la Coupe Stanley entre les Capitals de Washington et les Golden Knights de Vegas n'est même pas encore commencée, mais déjà, on parle du gardien Marc-André Fleury comme gagnant potentiel du trophée Conn-Smythe, et ce, même si Vegas s'inclinait, un exploit qui est survenu seulement cinq fois lors des 52 dernières années.

Le trophée Conn-Smythe, remis au joueur le plus utile à son équipe en séries éliminatoires de la Coupe Stanley, est décerné depuis 1965. Traditionnellement, il est remis à un joueur de l'équipe championne. 

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En 52 ans d'existence, seulement cinq joueurs ont vu leur nom être gravé sur le prestigieux trophée malgré que leur équipe se soit inclinée en Finale : le gardien des Red Wings de Detroit Roger Crozier (1966), le gardien des Blues de St. Louis Glen Hall (1968), l'attaquant des Flyers de Philadelphie Reggie Leach (1976), le gardien des Flyers Ron Hextall (1987) et le gardien des Ducks d'Anaheim Jean-Sébastien Giguère (2003).

Le fait que quatre des cinq joueurs à avoir soulevé le Conn-Smythe dans une cause perdante soient des gardiens n'est pas anodin. Et c'est pourquoi Fleury pourrait bien être le prochain à le faire.

Le portier de Vegas en est à ses 12e séries éliminatoires et il est la raison principale des succès de son équipe depuis le début du tournoi printanier. Le Sorelois de 33 ans a conservé un dossier de 12-3 avec une moyenne de buts alloués de 1,68, un pourcentage d'arrêts de ,947 et il a réussi quatre jeux blancs.

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Même lors des saisons où il a gagné la Coupe Stanley avec les Penguins de Pittsburgh, Fleury n'affichait pas des statistiques aussi fumantes. Par exemple, en 2009, alors qu'il était le numéro un incontesté chez les Penguins, Fleury a conservé un dossier de 16-8 avec une moyenne de 2,61 et un pourcentage de ,908 avec aucun jeu blanc.

À titre comparatif, voici un survol du parcours des autres gagnants du Conn-Smythe qui n'ont pas gagné la Coupe Stanley la même année.

Jean-Sébastien Giguère

En 2002-03, les Ducks concluent la saison au septième rang de l'Association de l'Est (40-27-9-6, 95 points) et ne sont pas exactement les favoris dans l'Ouest comparativement aux Stars de Dallas (111 points) et aux Red Wings (110).

Menés par Giguère, les Ducks balaient les Red Wings au premier tour, éliminent les Stars en six matchs en deuxième ronde avant d'avoir le dessus sur le Wild du Minnesota en quatre petites parties en finale de l'Ouest. Giguère a d'ailleurs amassé un impressionnant total de trois jeux blancs durant la finale d'association pour conclure les séries avec cinq blanchissages.

Anaheim s'incline finalement dans un septième et ultime match en Finale contre les puissants Devils du New Jersey (46-20-10-6, 108 points, deuxièmes dans l'Est), mais Giguère reçoit tout de même l'honneur du Conn-Smythe. Il aura conservé un dossier de 15-6 avec une moyenne de 1,62 et un pourcentage de ,945.

Les deux meilleurs pointeurs des Ducks lors de ces séries? Adam Oates et Petr Sykora avec seulement 13 points (quatre buts, neuf assistances) en 21 matchs. Quand on parle d'être le joueur le plus utile à son équipe…

Ron Hextall

Repêché en sixième ronde (119e au total) par les Flyers au Repêchage 1982 de la LNH, Ron Hextall débarque dans la LNH lors de la saison 1986-87. À son année recrue, il conduit Philadelphie en Finale de la Coupe Stanley, là où l'équipe s'incline en sept rencontres contre Wayne Gretzky et les Oilers d'Edmonton.

En 26 matchs, Hextall aura affiché un dossier de 15-11 avec une moyenne de 2,76, un pourcentage de ,908 et deux blanchissages. Il s'est notamment imposé lors d'un crucial septième match au deuxième tour face aux Islanders de New York, permettant aux siens de gagner 5-1.

Au final, il soutire le Conn-Smythe à Gretzky, qui avait amassé 34 points (cinq buts, 29 passes) en 21 rencontres. Pas mal pour une verte recrue.

Contrairement à Giguère, Hextall pouvait compter sur une offensive un peu plus menaçante, les Flyers étant menés à l'attaque ce printemps-là par Brian Propp (28 points), Pelle Eklund (27) et Rick Tocchet (21).

Reggie Leach

En 1975-76, les Flyers entrent en séries par la grande porte, forts d'un dossier de 51-13-16 (118 points). Dans l'ombre de Bobby Clarke (119 points) et Bill Barber (112 points) en saison régulière, Leach explose en séries éliminatoires avec 19 buts, dont deux vainqueurs, et 24 points en 16 matchs.

Après avoir vaincu les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston, en sept et cinq matchs respectivement, les Flyers sont balayés en Finale contre les Canadiens de Montréal, qui avaient terminé la saison avec une fiche de 58-11-11 et 127 points.

Meilleur marqueur des séries, Leach remporte le trophée Conn-Smythe. Son total de 19 buts le place au premier rang du tournoi avec 11 de plus que son plus proche poursuivant, Jean Ratelle (Bruins).

Glenn Hall

Après avoir conservé un dossier négatif de 27-31-16 en 1967-68 en tant qu'équipe d'expansion, les Blues se rendent en Finale de la Coupe Stanley, où ils s'inclinent en quatre matchs contre les Canadiens, la meilleure équipe de la LNH cette année-là (42-22-10, 94 points). En 1967-68, une équipe d'expansion était certaine d'atteindre la Finale, car six nouvelles concessions s'étaient ajoutées et formaient la nouvelle section Ouest.

À 37 ans, le gardien Hall permet aux Blues d'espérer remporter une Coupe Stanley en permettant aux siens de gagner deux matchs no 7, contre les Flyers et les North Stars du Minnesota, deux autres formations qui en sont à leur première campagne dans la LNH. Il réalise 26 arrêts lors d'un gain de 3-1 dans le septième match contre Philadelphie et stoppe 29 lancers dans le gain de 2-1 lors du match ultime contre le Minnesota pour atteindre la Finale.

Au total, il aura présenté un dossier de 8-10 avec une moyenne de 2,44, un pourcentage de ,916 et un blanchissage pour soulever le Conn-Smythe. Les Blues n'ont pas gagné un seul match en Finale, mais ils se sont tous terminés avec un seul but d'écart.

Un gardien d'âge mûr qui conduit presque une équipe d'expansion aux grands honneurs. Il faut avouer que le scénario ressemble drôlement à celui de Fleury et des Golden Knights cette saison, à la différence qu'une équipe d'expansion en 2018 est loin d'être assurée de participer aux séries, encore moins d'être de la Finale de la Coupe Stanley.

Roger Crozier

En 1965-66, alors qu'il n'y a que six équipes dans la LNH, les Red Wings sont la quatrième et dernière formation à se qualifier pour les séries éliminatoires.

Ils viennent à bout des Blackhawks de Chicago au premier tour en six rencontres, mais s'inclinent face aux Canadiens en six matchs en Finale au tour suivant.

Avec un dossier de 6-5, une moyenne de 2,34, un pourcentage de ,914 et un jeu blanc, le gardien de Detroit Roger Crozier est couronné joueur le plus utile à son équipe.

Les Red Wings ont remporté les deux premiers matchs de la série contre le Tricolore avec Crozier devant le filet. Blessé lors du match no 4, Crozier a dû déclarer forfait pour le reste de la série. Qui sait ce qui serait arrivé si Crozier était demeuré en santé.

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